Espace blabla



(mais en vrai j'ai un peu grandi, hein...)

Bienvenue chez moi, faites comme chez vous !


* * * Pour toi public, l'espace incontournable : mode d'emploi, fiche signalétique, point de vue imprenable, table d'orientation, et on vous offre même un verre de bienvenue, ça se passe là :  


Pour vos oreilles


Jeudi 8 mai 2008
Demain pour le "boulot" je vais au JDM (le festival du fond du Jardin Du Michel). Gros festival, petit bled. Et je m'autoflagelle, parce que j'ai attendu le dernier jour pour demander mon accréditation presse. Pas grave, je l'ai eue quand même hein mais du coup c'est carrément compromis pour les interviews que j'aurais pu faire. Enfin j'ai pas encore eu de réponse, sachant que ça commence à 17h demain j'espère qu'ils ne vont pas me dire "c'est ok pour les 4 !" parce que je serai jamais prête ^^

Déjà y a les Wriggles ! Ca c'était évident, je les connais pas mal, je les adore, j'aurais aimé les rencontrer, j'imagine un peu les joyeux drilles !
Du coup pas de découverte, juste le plaisir de  voir sur scène ces drôles de zozos.


Y aura aussi Grand Corps Malade. Bon, il fait des jolies choses, je suis pas aussi fan mais ça passe bien.
Et puis les Têtes Raides. Ca ressemble assez à ce que je pourrais aimer, mais mes quelques tentatives n'ont pas été concluantes... Je n'attends qu'une chose, changer d'avis ! Ca ne devrait pas être bien dur.

Et puis il y a Pigalle. Tout ce que j'en connaissais, c'était la mythique, superbe "salle du bar tabac de la rue des martyrs"
J'adore. Juste pour cette chanson, j'aurais voulu les rencontrer. Et peut-être aussi, oui peut-être surtout pour le charisme que je pressentais chez ce bonhomme. J'imagine ça comme une rencontre assez unique, à ne pas louper... Bon, on va pas remuer le couteau dans la plaie ^^

Mais là, deux grandes découvertes me tombent sur la tête :
- Pigalle, c'est genial, c'est tout ce que j'aime, pourquoi j'ai pas écouté ça plus tôt moi ! Des mélodies tout comme il faut, des textes accorchant, une voix à forte personnalité... Je kiiiiiffe et je trouve qu'ils ont bien raison de reformer le groupe du coup ! :-D Mais je m'impatiente, je lance un téléchargement, il faut attendre, c'est loooong... Alors...
- Deezer c'est génial !!! Bien plus légal qu'un emule, des tas de titre en écoute illimitée, des systèmes de playlists à bidouiller, à partager... Là non plus je suis pas très en avance, mais tant pis, je m'émerveille ! :-D

Alors partageons, faisons nous du bon !

   




par Céline à 22h34
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Vendredi 2 mai 2008
Juste un petit avis aux Nancéens...

Le mois dernier, on a vécu le tout premier freeze du coin...


Freeze à nancy, le 12 avril 2008


Dimanche, on remet ça ! Allez petit gars, allez fillette, vous qui avez bien grandi mais pas trop, petit évènement régressif juste pour vous !

Dimanche, à 18h, une bande de joyeux zozos se retrouvent place carrière pour une bataille d'oreillers / polochons ! Passez le mot, sortez de chez vous, ramenez votre fraise, vos plumes, et lâchez vous !!!

EDIT :

La bataille a eu lieu, mieux qu'à l'école des fans, tous les grands enfants ont gagné !
C'était absurde, c'était bon !
Juste un petit flip, ils m'avaient envoyée au pied de stan en éclaireuse pour des raisons techniques. On les guettait de loin, se demandant quand ils allaient enfin charger jusqu'au moment ou... on les a plus vu du tout ! :-D Moi avec moi balai surmonté d'un oreiller, Sarah avec le sien dans le sac, l'allure très fine, on se décomposait peu à peu, les salauds ils nous ont plantées là et se sont barrés ailleurs ! Quand... ils ont ressurgit, de part et d'autre, nous prenant en sandwich, ah la bonne blague ^^
(En vrai on a pas eu peur hein ^^)

Le résultat en vidéo

Notez le manque flagrant de participants, alors pour les prochaines fois, on compte sur vous hein !

Pour l'organisation, rendez-vous ici : http://freezenancy.over-blog.com/
par Céline à 22h31
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Jeudi 10 avril 2008
(ou comment mon "travail" est une grande récréation  ^^)

Intuile de vous le dire, la grande tradition des soirées nouvelle star a pleinement repris chez moi depuis quelques semaines. Evidemment, on a déjà passé le meilleur, les tout premiers castings, les bonnes tranches bien grasses de foutage de gueule !
Et puis comment passer à côté ? Cette année on a eu un casting dans l'est, bon c'est Strasbourg, mais on a eu droit quelques spécialités lorraines. Thomas de Nancy, toujours en lice... Mais surtout, vous me voyez venir, Ciiiiiindy Sander ! Tout comme vous, on a pouffé, on s'est tapées les cuisses (euh chacun les siennes hein, ohla), on s'est étouffées, ce vautrage, cette beaufitude, c'était trop savoureux !

Mon occupation en ce moment, c'est d'alimenter un peu le site toutnancy.com en actus locales, mais aussi plus générales. C'est du quasi bénévolat, mais ça me permet d'accéder à quasi toute la culture du coin gratuitement, ça me fait découvrir des tas de trucs, alors je m'enhardis, je vais de l'avant maintenant, je réclame.

L'occasion était trop belle, ça ne coûtait rien ce petit message sur le livre d'or de notre chanteuse lorraine. Je ne croyais pas à une suite, mais vu l'enthousiasme des copines à cette annonce, c'était toujours ça de pris ! Et puis, oh j'y crois pas, elle me répond en plus ! Elle veut des garanties que je suis bien journaliste ! Mouahaha, nouvelle bonne tranche... Je réponds avec une diplomatie pleine de délicatesse et de bons sentiments, et laisse mes coordonnées... Les copines, les assistantes se disputent déjà la place pour m'y accompagner. Poussez pas les filles, c'est loin d'être fait, et rêvez pas, je ramène pas 15 groupies avec moi !

Puis un jour, Sébastien m'appelle. Gloups ! Ouais ouais, Sébastien, le mari-manager-coiffeur de Cindy Sander !!! Il me dit "alors vous vouliez faire une interview par téléphone ?
Oui, enfin c'est comme vous pouvez hein, ce qui vous arrangera (par mail j'avais envisagé tout l'éventail, de l'échange de mails à la rencontre)
- Vous préfèreriez quoi en fait ?
- Ah ben dans l'idéal, j'aimerais bien une rencontre, mais bon si c'est possible hein (ah ben bravo, vla la détermination)
- Hum, ça peut être possible mais... hum... pas avant vendredi
- Vendredi ? Mais c'est PARFAIT !"
On se donne donc rendez-vous chez eux (à une bonne heure de route, mais je serais allée au bout du monde !) et avant de raccrocher, une énorme question existentielle... « Au fait... Je suis en fauteuil roulant, c'est accessible chez vous ?... » (me dis pas non me dis pas non me dis pas noooooon) Sébastien réfléchit un moment, et m'annonce juste une marche ! Pas de souci, je prendrais donc mes rampes et ça ira ! « Vous serez accompagnée ? » qu'il me demande. Tu parles Charles, on peut venir à combien ? ^^

Le dit vendredi, nous voilà donc en route vers l'hopital (la ville, quoique c'est pas moins glauque qu'un hosto là bas), à trois (Julie mon assistante-conductrice, et Sarah ma... stagiaire), quand, au bout d'une cinquantaine de bornes, j'ai un gros doute. « Euh Julie, les rampes elles sont... derrière, c'est ça ? »..... MEEEEERDE les rampes ! « Ah zut, c'est ça qu'on a bousculé en démarrant »... Les rampes sont restées sur le trottoir à Nancy (pas assez longtemps pour envoyer quelqu'un les récupérer, envolée les rampounettes).
Sur l'instant, c'est pas la perte qui m'inquiète, mais le boulet que je vais être. Genre « me voilà, oui je sais j'avais parlé de rampes, mais en fait non, alors maintenant trouvez moi des planches, portez moi, ou coulez une rampe en béton bordel ! ».

Petit lotissement paumé entre 2 usines pétrochimiques aux exquis effluves, au bord de la frontière allemande... On se gare timidement, on apperçoit timidement d'autres journalistes qui arrivent, on s'approche timidement... Ce qui semble être le grand père bidouille dans sa voiture en faisant comme s'il ne nous voyait pas, puis rentre dans la maison en nous claquant superbement la porte au nez. Ok, approche en douceur ratée.
On sonne, et j'explique à Sébastien mon problème, à peine gênée :-/
Ah non il a pas de planches du tout, mais il se propose de porter, ils sont 3 hommes. Oui mais non, je leur déconseille, puisque l'engin fait 150Kg à lui tout seul. « Ah oui et puis il y en a un qui a mal au dos ».
Nous vla fins sur le pas de la porte à rien pouvoir faire... Il n'y a pas une autre entrée ou la marche serait moins haute ? Non. Vraiment rien qu'on pourrait utiliser comme rampe ? Non... Sebastien va chercher Cindy et une solution, pendant que les 2 journalistes de Choc (dont un petit jeune, tout à fait, mais absolument, enfin... Oups, scusez moi je bave !) viennent s'intéresser à notre problème.
Cindy arrive (mais pas la solution) et me tend une main pleine d'ongles, tout sourire. Je suggère « on ne peut pas faire ça ailleurs, ici ou ... au garage...? » (on avait bien repéré que pour le garage, point de marche, et ça nous plaisait infiniment plus que son salon comme cadre !) Première tentative non concluante. Je réitère la même proposition. « Oui, à la rigueur on peut faire ça dehors, c'est pas trop long ? » Ben non c'est pas trop long, oui c'est faisable... (mais bon ça va être un truc bâclé en 5mn, et retour à l'envoyeur, pas cool...) Je persiste « ou sinon... au garage ? » :-)
Tiens, mon idée a été entendue cette fois et « oh ben oui pourquoi pas au studio ?! » YES !

Le garage, une voiture, du bazar comme chez nous, quelques jouets d'enfant... puis nous passons un rideau de paillettes (dans la gueule pour moi) et nous voilà toutes trois débarquées dans l'antre kitchissime du papillon de lumière. J'avais brieffé les filles, absolument INTERDIT de pouffer !

Après c'était comme à la télé, mais en plus concret. Cindy semblait ravie, vraiment, de me donner cet interview. Pas besoin de poser beaucoup de questions pour la relancer, on sent qu'elle commence à rôder son speech, a force d'entendre les mêmes questions partout. Elle dit des trucs pas cons des fois, et puis vlam, elle replonge sur son petit nuage, elle y croit, elle y croit encore mieux qu'au père noël... Ca se passe plutôt bien, et après une petite demi heure de papottage, je la remercie et tente « ça serait possible que vous nous chantiez une petite chanson ? » Ah, elle doit préserver sa voix pour dimanche, mais elle propose un play back ! Va pour la chanson !!!
Là j'avoue que ça se corse un peu. Tu te retrouves quand même dans le sous-sol pailleté de Cindy Sander, et elle chante, à deux mètre de toi, juste pour toi, « papillon de lumière » en play-back, mais avec moult gestes, clins d'oeil, droit dans les yeux, avec son mari aux commandes, juste sous la guirlande de noël. Ca devient surnaturel, et le fou-rire ne se ferait pas prier si je ne pensais pas à des trucs MEGA tristes genre les petits enfants au Darfour ou la hausse du prix du camembert.

Ravies de cette petite heure passée à L'hopital, on allait partir mais... Cindy a insisté pour nous signer des photos dédicacées ! :-) (moi qui avait interdit à Sarah d'en demander pour ne pas me faire honte ^^)

 

On est reparties le sourire aux lèvres (en oubliant de dire au revoir au petit gars de Choc, aaargh les nazes ! :-o), et on a dû attendre péniblement d'être en voiture pour décompresser, échanger, chanter et refaire la choré ! Quelle aventure...

Sitôt rentrée je fais vite le montage vidéo, et il faut que j'écrive un mini article pour accompagner les vidéos. Mais le coeur n'y est plus trop. Là bas comme ici, j'aurais pu faire un article super méchant, moqueur bien comme il faut. C'est facile, bien trop facile. Il y a matière, devant tant de naïveté. Ca ne serait pas honnête, ce n'est pas dans cet esprit que je suis rentrée, ce soir-là.

Elle est touchante finalement Cindy. Vraiment gentille, ça c'est sûr, on aimerait même détecter un minimum de méchanceté en elle. Parce qu'elle a beau se croire renforcée par la claque qu'elle s'est prise, la prochaine est inévitable, et fera bien plus mal. Et si elle ne s'y prépare pas plus, j'ai réellement peur pour elle. Elle y croit, c'est touchant autant qu'agaçant. Elle aime tout le monde, même les méchants, et veut croire que finalement, ils l'aiment aussi quelque part. Obligé, t'as envie de lui ouvrir les yeux, de la secouer violemment, de lui gueuler « Mais ouvre les yeux, si ils parlent de toi c'est pour se foutre de toi ! Ouvre les yeux, si je suis venue là c'est pour quoi d'autre ?! ». Mais c'est pas à toi de le faire, et finalement tu l'envierais presque, sa naïveté. Aujourd'hui elle y croit et elle est heureuse. De quel droit je lui retirerais ça ? De quel droit je saurais mieux qu'elle.
J'allais pas non plus faire un article pour l'encenser. Mais finalement cette fille, elle est passionnée, et c'est une des qualités humaines qui me plait le plus.

Alors je ne sais pas si je lui souhaite d'être plus réaliste, d'ouvrir les yeux sur la merde du monde, je lui souhaite en tous cas de ne pas trop souffrir...


 

(L'interview en mots un peu nuls, en vidéo, et la chanson ici)

par Céline à 16h33
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Lundi 7 avril 2008
La semaine dernière, la France ne savait plus ou donner de la bourse ! Les chomeurs dans la rue, les handicapés en une longue procession, le sidaction sur nos écrans... Je ne vais parler que de ce que je connais : la marche des éclopés « ni pauvres ni soumis ».

On veut quoi ? Ben des sous banane !
Enfin « on », c'est vite dit. Le collectif exige que le montant de l'AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) soit calqué sur le montant du smic. Aujourd'hui à 630€ (730€ sous certaines conditions), il est sous le seuil de pauvreté. Alors « on » demande des revenus pour pouvoir vivre dignement.

Ah ouais. C'est le mot à la mode ça, vivre dignement, mourir dignement... Du moment qu'on parle de la dignité de l'Homme, respect, on moufte plus... Alors qu'il n'y a rien de plus personnel que la dignité.

Et visiblement, j'ai pas la même notion qu'eux.
La vie digne ça serait toucher le smic en restant le cul posé sur son youpala, sans jamais sortir de sa bulle ? Recevoir sans donner. Jolie la dignité.
Pour moi la vie digne c'est être dans la vie tout court, dans le mouvement donc dans l'échange. Dans le je donne donc je reçois. Avec les mêmes droits que tout le monde, mais aussi les mêmes galères. Et si je dois manger des patates pour faire des économies, je me sentirais mieux qu'en étant totalement assistée. La vie digne, c'est être considérée pour ma valeur, pas comme un poids dont on aurait pitié.

Alors moi je ne dirais pas « j'ai du mal à trouver du travail, donnez moi de l'argent », mais « j'ai du mal à trouver du travail, donnez moi DU TRAVAIL » !!!

Parce que bien sûr on a des difficultés hein ! Attention je dis pas que les handicapés sont tous des gros faignants profiteurs ! (non, pas tous... ^^)

Bien sûr que l'accès à l'emploi est plein d'embûches. Parce que face à un candidat valide, 9 fois sur 10 on ne fait pas le poids, pas par nos compétences, mais par simple a priori, par peur de complications (qui n'existent souvent que dans l'esprit de l'employeur). Egalement parce que le champ des boulots possibles est réduit. Quand on est handi, vaut mieux savoir faire tourner son intellect, parce que pour tout ce qui est manuel, c'est rapé. Même l'effrayant statut de « balayeur » qu'on brandissait aux enfants pas sages pour nous faire peur à l'école, c'est niet.

C'est pour ça que je trouve ça bien que cette allocation existe, et que j'en vis même. Parce que si j'avais plus de biscottos, je ne reculerais devant aucun « boulot de merde » qu'on fait quand on est jeune, pour se payer son indépendance. Bosser en usine, servir au macdo, ou caissière à Cora, je veux bien mais je peux point. Sans cette alloc, je serais chez mes parents à la campagne (voire en foyer s'ils n'étaient pas là), et quand l'autonomie est déjà limitée comme la mienne, c'est pas ce qu'on fait de mieux (tant concrêtement que psychiquement).
Non, moi on me demande des capacités, des diplômes, ou de l'expérience, et ça, ça prend du temps à acquérir.

C'est pour ça que j'accepte cette alloc sans trop de honte. Bien sûr c'est temporaire, un jour quand je serai grande j'aurai une fiche de paye ! Encore que ce n'est pas mon but premier. Sur le principe de « j'apporte quelque chose à la société, donc je mérite un retour », cette alloc me permet aussi de me faire de l'expérience en quasi-bénévolat. Donc, en attendant le bar-laverie (je n'oublie pas, c'est juste du long cours !), je « bosse » à nouveau là où j'avais fait mon stage de pseudo journalisme l'an dernier. Et je m'y éclate, et je multiplie les expériences, les contacts je me sens utile, capable, je vis. Provisoirement, ça me convient.

Mais y a pas que moi dans la vie, revenons au cas général.
Bien sûr, certains ne PEUVENT PAS travailler. Des personnes alitées, dont le quotidien de maladie est déjà bien assez épuisant pour y rajouter en plus une activité professionnelle. En ce cas là, je suis d'accord, donnons leur les chances de vivre décemment.
Mais il a aussi tant de personnes moins atteintes que moi, qui se laissent bercer par le confortable discours de pitié qu'on leur sert. Pour couronner le tout, travailler rien qu'un peu nous retire le droit à l'AAH, ou comment encourager les gens à bosser pour être perdants financièrement...
Quand je vois que ma tante, qui a un bout de pied paralysé, touche quasiment la même somme que moi, qui touche également la même somme qu'une personne alitée, je me dis que c'est là qu'il est, le problème.

Il y a tant de choses à faire...
Donnez nous les moyens d'être accompagné à chaque instant nécessaire, permettez à nos proches de nous aider en reconnaissant leur « travail », donnez-nous les moyens concrêts de sortir de chez nous (transports, accessibilité), et de montrer notre valeur. Compensez point par point notre handicap, n'en faites pas un sac de problèmes dont on achète le silence par une petite somme d'argent mensuel. Alors on reparlera de dignité.

par Céline à 17h18
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Vendredi 4 avril 2008

Je l'aime bien mon petit chat, quand il fait des bisous sur la bouche (sans la langue, pouah !), quand il vient squatter sur mes épaules, genoux, ou toute partie du fauteuil accessible. Il pique d'ailleurs la place du chef dès que j'en ôte mon honnorable fessier.

Je l'aime bien quand il miaule pour protester quand on l'engueule. Genre « mais euuuh ». Répond pas sale gosse. Je l'aime encore plus quand il est assez con pour miauler pour nous avertir qu'il VA faire une connerie. Genre « Oui je sais tu vas pas aimer, oui je m'apprête à bouffer ta plante, mais je le sais alors steuplé tais-toi ! ». Sale gosse again, comme rester sérieuse ?

Je l'aime même quand il entreprend de vider l'eau de mon bain en lappant cette délicieuse eau chaude et savonneuse jusqu'à ce que mort s'ensuive. En vrai je l'arrête avant qu'il implose. Je l'aime un peu aussi quand il délaisse l'heure du bain pour aller couiner / claquer des dents derrière la fenêtre pour faire peur aux oiseaux.

Je l'aime bien quand il fait la tortue. Son panier retourné sur le dos, il parcourt la pièce à toute vitesse façon camouflage. Il fait aussi spider chaton sur le canap, et vocalement, ses performances s'étalent de la mouette asthmatique au chimpanzé en rut.

 

Ouais...

 

Je l'aime un peu moins quand il prend mon pied pour un bout de poulet.

Une nuit, il est rentré sous les couvertures pour son petit câlin traditionnel de 5h du mat. Une petite caresse, et je m'arrête vite parce que je sais que, trop stimulé il passe vite en phase jeu / mordillement / attaque fugueuse, et je tiens à finir mon rêve (et sauver ma main).

Sauf que Tigrou n'a pas eu besoin d'être stimulé, pris par une subite envie de poulet, il a filé vers mes pieds, et a donné un coup de crocs mémorable, a bien assuré sa prise, et a serré, serré serré, pendant que je hurlais une alternance de AIIIIE, de DELIIIIIK et de LOUIIIIISE ! Il faut savoir que Louise a le sommeil TRES lourd. ^^ Pas de bol.

Et puis d'un coup, mon fauve est ressorti en courant de sa cachette. J'ai béni ce comportement étonnant, et j'ai compris seulement en me levant que c'était probablement le goût de mon sang qui l'avait effrayé. Bonne nouvelle. :-)

Contrairement au précédent affrontement Délik vs Mes Pieds, ça a été plus violent mais beaucoup plus rapide, je dirais 1 ou 2 minutes grand maximum (même si ça paraît déjà pas mal long sur le coup !). J'ai « préféré ».

Quand Louise a fini par arriver toute pleine de sommeil « hummm tu m'as appelée ?... » j'ai juste dit « oui, Délik m'a bouffé le pied, il est parti mais referme ma porte » et j'ai redormi même si mon pied me tapait bigrement.

C'est donc le lendemain matin que j'ai découvert l'ampleur du spectacle, pris l'affaire à la rigolade et en photo. En serrant les dents, j'ai même mis ma chaussure et filé au ciné.

Sauf qu'en rentrant, mon panard avait triplé de volume et on aurait pu y faire cuire un oeuf !

 

Une semaine plus tard, après 3 antibios, moults pommades, compresses, bandes de contention, visites de medecin, glaçages... Je m'apprête à remettre ma chaussure ! (Délik ne s'apprête pas à redormir avec moi, non)

 

Youpi et vive les minous ^^

 

 

(Vous ne rêvez pas, ceci était un article ;-))

(Je veux pas vous faire trop d'émotions d'un coup, mais il se peut bien que d'autres suivent, assez bientôt ! ;-)

par Céline à 14h14
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Souriez !

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