Jean qui rit, jean qui...

Publié le par Céline

 

Hier en recherchant un truc dans mes archives, je suis tombée sur Jean. Ah mais oui, mon précieux lecteur, que devient-il ? Ca fait bien longtemps qu'il n'a pas commenté, 2 ans peut-être, mais je peux le comprendre, je n'enchaîne pas mes lecteurs, et quand on voit, en plus, la faible activité de ce blog... Mais quand même, j'y tenais à mon Jean. Allez, je vais faire ma fouine et voir si google a quelque chose à m'apprendre sur son devenir !

Un Jean Grézel qui tient un blog sur ses peintures de la campagne limousine... Hum nan, ça doit pas être le mien ça. En plus il était dans le sud le mien, dans quelle ville déjà ?...

Tiens un autre Jean Grézel a écrit un livre en 1950, le mien a beau être septuagénaire et des poussières, ça ne semble pas coller.

Ah tiens, un Jean Grézel apparaît dans le bulletin municipal de Cannes, voilà, c'est là qu'il habitait, ça me revient, cette fois je le tiens ! Alors, qu'a-t-il fait, mon bougre, pour avoir les honneurs ? Un tounois d'échecs, donné un peu de son temps à une assoc', poussé un coup de gueule ?...

 

Oh la claque.

En fait me voilà sur la page "ils nous ont quitté en 2009".

Et là je me mets à déverser de grosses larmes toutes rondes. Moi que la mort laisse souvent assez indifférente, moi qui avait accueilli la mort d'un grand oncle, quelques heures plus tôt, par un "Ah ben zut alors"...

C'est ouf quand même. Je le connaissais pas en vrai cet homme. Et si peu en virtuel. Ah le virtuel, c'est bidon, ça ne vaut rien, c'est superficiel, ouais ouais, c'est ça.

J'ai juste eu une poignée de commentaires discrets. Une boîte de chocolats, un noël passé. Un trèfle à quatres feuilles, un jour où il avait buté dessus. Je dois avoir un livre aussi, dans ma bibliothèque, portant quelques mots de lui. Mais de lui, vraiment, qu'en savais-je ? Quelques mails, qui se comptent sur les doigts, mais qui contenaient tellement de vie. Un mail qui me tenait tellement les trippes que je voulais le faire lire à quelqu'un, il aurait mérité d'être lu dans les écoles. Je lui ai demandé (pas pour les écoles hein ;-)) mais "Pensez donc Céline, c'est un mail de rien du tout, je préfère que vous le gardiez pour vous."

Les chocolats sont digérés depuis longtemps, le trèfle s'est disloqué, et, bien pire, la bête informatique a mis ses mails au néant, il ne m'en reste qu'un souvenir trop flou mais tout ému.

C'est vraiment fou ces liens qui se tissent en quelques mots. Je crois que sa mort ne le rend que plus réel.

Si un jour ses enfants ou petits enfants googelisent son nom, j'imagine un peu leur surprise, à lire cet hommage d'une parfaite inconnue, je les comprends et les salue quand même. :-)

 

Alors je repense à vous tous, fidèles (ou pas) de la première heure, qui avez laissé votre solide empreinte. Où êtes-vous, que devenez-vous ? Allez-vous bien ?

Je ne peux pas vous citer, la liste est trop longue de ceux d'entre vous qui ont compté. Je vous vois lever les épaules, vous dire "oh non, elle se souvient à peine des quelques commentaires que j'ai laissé, je ne fais pas partie des essentiels auxquels elle pense".

Hé bien détrompez-vous, je serais capable de chialer à chaudes larmes si j'apprennais votre trépas, à vous aussi ! Alors soyez choux, donnez moi de vos nouvelles, vous me manquez. Vraiment.

 

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Hanan 11/11/2010



Je passe depuis quelques temps sur ton blog, et j'adoooore. Bonne continuation. Bises.



pigeon vole 11/11/2010



Toujours en vie aussi.... même si je suis parmi les (très) vieilles qui viennent te lire avec tjrs autant de plaisir. Bisous



yann 13/11/2010



salut céline ça va?



yann 13/11/2010



salut céline je ne sais pas si tu te souviens de moi? je suis le jeune homme handicapé qui suivait isa et staral il ya une photo de toi qui me plait beaucoup c'est celle ou les deux bretelles
sont presques descendu!



Zéronimo 29/11/2010



Je passe toujours de temps en temps en mode 'lurker'. Ces dernières années, il ne m'est arrivé que des belles choses : une promotion spectaculaire, un divorce réussi, une belle rencontre, les
plaisirs de la liberté...


Je te souhaite d'aussi grandes joies. Bises.


Olivier