On est pas des anges

Publié le par Céline à 18h45

Je viens de tomber sur ce texte que j'ai trouvé super intéressant ! Bon, sûrement que j'ai accroché parce que je connais le sujet, mais si vous avez un peu de temps et de curiosité, allez lire ça et on en causera un peu !


"Ce texte présente une analyse des représentations sociales de la sexualité de la personne handicapée physique. Des témoignages puisés dans des biographies ou des films permettent de constater que la société demande aux personnes handicapées de s'identifier à une image angélique et lui promet le bonheur en échange. Elle exige le sacrifice de leur sexualité pour leur faire adopter la figure d'êtres asexués qui symbolisent la pureté et la lutte contre le mal. Des personnes handicapées refusent l'état angélique qui les avilit ; elles s'opposent à un monde qui les exclut dans leur identité sexuelle ; elles revendiquent le droit à une vie sexuelle épanouissante. Ces considérations ouvrent des perspectives susceptibles de renouveler la pratique sociale auprès des personnes handicapées."


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Publié dans celinextenso

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C
Bon, encore pas mal de choses à dire...<br /> <br /> Pour le terme "handicap", je suis pas d'accord avec toi, je le trouve bien meilleur, parce qu'être cul de jatte ou manchot n'a rien de comique en soi. On peut rire de situations que cela provoque, mais le handicap en lui même n'a pas à être comique : est-ce que c'est comique d'être valide ? Je suis la première à rire de tout, mais faut quand même que ça ait un minimum de sens ! :-)<br /> (et puis moi qui ne suis ni boiteuse ni cul-de-jatte, je méritais bien un mot ! :-))<br /> Et si le mot "handicap" ne prête pas à rire, il ne prête pas non plus à la pitié à l'origine. Il vient de l'expression "hand in cap", "la main dans le chapeau" un jeu datant de plusieurs siècle, ou on tirait au sort des lots, dans un chapeau, tous de valeur égale. Plus tard, l'expression a été appliquée aux courses de chevaux, où il s'agit de pénaliser les meilleurs, pour retrouver cette idée d'égalité.<br /> Alors je le trouve très bien moi ce mot, ni péjoratif, ni dépréciatif, assez neutre finalement, c'est une "pénalité", une "embuche" qui n'empêche pas de participer à la course. Ce qui est ridicule c'est justement d'avoir peur de ce mot et d'en faire des "personnes à mobilité réduites, des non voyants, ou même pafois des "personnes autrement valides" !!!!! La pitié est dans la société, pas dans le mot ! <br /> <br /> Pour la partie Elephant man, j'ai pas compris jusqu'ou allait ton ironie sur ce film et sur la place des handicapés dans le cirque. Tu peux préciser ?<br /> <br /> Quant à la place des handicapés dans le monde du travail, bof c'est devenu trop facile comme défi, ça m'intéresse pas ! ;-) Discrimination positive, c'est con. Voilà, c'est tout ce que je peux faire comme révolte à ce sujet !!!! :-D
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A
J'ai pas fait une étude socio sur tout ça mais je ne peux m'empêcher de penser que... déjà, ce mot, quasi nouveau : handicapé ! qui vient paraît-il remplacer les trop sarcastiques "cul-de-jatte", "boîteux", "manchot", etc. , ce mot qui au lieu d'appeller à rire, appelle à la pitié... ce mot n'est responsable de rien : je crois que si les cul-de-jatte d'autrefois ont été remplacés par des handicapés, c'est la société qui l'a décidé ; or cela a des conséquences pour ses personnes.<br /> Je ne sais plus qui raconte les propositions amoureuses qu'une "handi." recevait quand elle s'exhibait dans les cirques ; ouf ! notre société a amélioré les choses , aujourd'hui le progrès ne présente plus l'infirmité en spectacle... sauf à la télé pour sortir son mouchoir et le porte-monnaie ! Quant au cinéma j'ai beaucoup ri en regardant un film ridicule et grotesque réalisé par je ne sais plus quel sous-doué de la pellicule, où un type avec une gueule d'éléphant en arrive au scuicide ; ce qui est drôle c'est que ce soit sensé se passer au XIXème siècle alors que de toute évidence c'est une histoire absolument contemporaine que bave ce téléfilm ; le propriétaire de la célèbre grande roue du Prater à Vienne fut à cette époque un homme marié et qui eut plusieurs enfants... mais ni bras, ni jambes ! Le cirque donnait une place (peut-être n'est-ce pas la meilleure) aux "différents", la société actuelle agit très différemment.<br /> Je ne peux faire autrement que de pointer que les handicapés sont avant tout aujourd'hui désigné par leur innaptitude au travail, leur incapacité à rentrer avec efficacité dans la productivité de richesse de la société post-industrielle. D'ailleurs certain article d'un texte qui se prit certains non en pleine tête reconnaissait que dans une société de concurence non-faussée entre tous et toutes, le handicapé ne s'en sortirait pas et qu'il leur faudrait donc un article de discrimination positive (on est humains quand même !)... tout en reconnaissant qu'une des priorités serait... de les faire rentrer dans le monde du travail !!! Au secours !!!
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C
Alzaf : Oui, bien sûr qu'il y a aussi, « bêtement » ce tabou, cette gène de l'inconnu qui fait peur. C'est ce qui doit se passer principalement dans vos têtes (bon, je généralise, mais à vous lire, je vous met un peu à part qd même chers lecteurs ;-)). Mais cette histoire d'angélisation ne me semble pas un pur délire, mais se joue évidemment plus sur un plan inconscient...<br /> <br /> Ceca : merci pour ta réponse, en tous cas moi aussi je te souhaite plein d'amour !!! ;-)))<br /> Pour la photo, je t'avouerai que je n'en sais absolument rien... :-)<br /> <br /> Blagounette : merci pour ta visite, et bienvenue ici ! :-)<br /> C'est vrai que les craintes liées à la vie en commun ou au regard extérieur peuvent s'y mêler aussi (putain que c'est compliqué quand même tout ça !), et elles sont assez compréhensibles (mais très surmontables en osant en parler). Mais là dedans il y a aussi un biais : cela concerne une relation suivie, sur du long terme... Les handicapés peuvent éventuellement être imaginés en couple, mais principalement pour du « sérieux ». Avoir juste envie de passer de bons moments, d'une aventure, de plaisir gratuit, c'est humain aussi, mais là faut pas pousser ! :-) Pourtant il me semble que ça suscite moins d'angoisse, puisque moins de contraintes... Je sais pas si je suis très claire en fait !<br /> <br /> Molette : Merci pour cette jolie histoire ! :-)<br /> Et un gros merci à tous d'ailleurs de vos avis/histoires/reflexions... C'est plutôt rassurant de vous lire, les mentalités avancent bien !... Dans 1 ou 2 générations ça ne devrait plus être un problème !... Hééé mais moi, j'ai pas tout ce temps devant moi ! Alors au boulot !!!! :-D
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M
Je me souviens d'une très jolie histoire d'amour (je ne sais pas si elle est restée platonique ou pas) entre un handicapé moteur (plus de main, il s'allumait ses clopes avec le briquet coincé entre ses orteils) et une véto. il s se sont rencontrés à un stage de remise de chiens de l'ANECAH (il me semble que tu connais un peu!....). Lui recevait un chien, et elle était famille d'accueil pour un autre toutou (comme moi d'ailleurs...). Et le temps du stage, ils se sont créé un petit monde très tendre et très beau, une bulle d'amour rien qu'à eux. Très beau et très touchant. Pour elle le handicap n'avait vraiment pas l'air d'être un obstacle et pour moi, si elle n'avait pas mis le grapin sur ce jeune homme en premier, je n'aurais répondu de rien!!!
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B
Bonsoir,<br /> je suis tombée sur ton blog par hasard, et ça fait plus d'1 heure que je lis un peu tout. J'aime beaucoup ta façon de croquer la vie, ça fait vraiment plaisir. Trop de gens se plaignent tout le temps pour des broutilles (à commencer par moi, hum hum, même si j'essaye de me corriger et de faire passer la bonne humeur).<br /> Concernant le sujet du dernier message, je pense que pas mal de personnes ne "craignent" pas seulement la sexualité avec une personne handicapée, mais aussi simplement le fait de s'engager dans une relation, avec tout ce que cela implique (vie quotidienne, avis des proches...) C'est regrettable bien sûr, mais j'espère qu'il reste encore des personnes assez intelligentes pour aller au delà de ces tabous (qui ne sont pas des tabous pour moi au passage). Je suis sure que tu vaux mieux que beaucoup de filles bipèdes, et je souhaite que tu rencontres quelqu'un qui t'aimeras à ta juste valeur... Cette personne sera sans doute quelqu'un qui a le sens des valeurs... Faut y voir l'avantage : tu fais direct le tri entre les gens "superficiels" et ceux qui le sont un peu moins lol... Bon c pas drôle désolée, alors j'arrête de dire mes petites bêtises...<br /> Amicalement
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