Comment tu t'appelles, j'sais pas ton nom

Publié le par Céline à 20h37

 "Mademoiselle Ingalls, vous aviez une question ? Ah, non attendez, monsieur Korzec veut parler aussi ?"

"Julie, vous pouvez me dire ce qui se passe ?"



Ils sont incroyables mes profs...

Ils connaissent nos NOMS !

Non parce que ces petites phrases sont balancées dans un amphi de 300 étudiants quand même.

Non parce qu'en première année, on était peut-être 500 en tout ?... Oh, ils n'ont peut-être pas fait connaissance avec tout le monde bien sûr, mais avec une proportion non négligeable des étudiants.

C'est incroyablement doux, après 4 mois de vacances, d'être accueillie par un "bonjour Céline !"... Puis d'un "Jean-Pierre, tu peux inscrire mademoiselle Extenso ?", sans rien redemander, ni l'orthographe du nom, et tout ! (Lequel Jean-Pierre sait même qui est mademoiselle Extenso !!!) Oui je vous vois venir, je suis facilement "repérable", mais non, je suis loin d'être la seule à être "identifiée" comme ça...



Moi ils m'épatent.

Et j'ai énormément de respect pour cet effort fait pour nous considérer individuellement.

C'est drôlement important un nom ou un prénom... Il y a quand même une sacrée différence d'intimité entre un "salut" et un "salut Céline"... Faudrait que je pense plus souvent à appliquer ça moi...



Quand je pense qu'au bout de 4 ans en psycho, il doit y avoir deux profs qui savaient comment je m'appelais... Et encore, ils doivent déjà m'avoir oubliée ! Ah les humanistes...


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Publié dans celinextenso

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R
C'est avec une pensée émue que je m'en vais rendre un hommage sur la noblesse de la mémoire de ces chers professseurs...pour arriver à la simple conclusion que plus t'avance dans les études plus ils retiennent les prénoms dans des conditions proportionnellement inverses aux situations facilitant cet exercice.<br /> C'est avec une pensée émue que je me souviens que les seuls qui n'ont jamais retenu mon prénom...c'était mon institutrice de cp...sniff...çà fait un choc, croyez moi.
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H
Je ne parle pas de performance pour le plaisir de battre des records. J'ai eu en fac, pendant les trois années consécutives ou j'ai été délégué des éudiants un cre... un prof qui me regardait à chaque fois comme si je débarquait en me disant "Excusez-moi, mais je crois que vous gagneriez à me dire qui vous êtes." C'était parfaitement humiliant à force.<br /> <br /> Je sais que connaître les noms de ses élèves change le rapport qu'on a avec eux. Mais quand on en a autant, on doit se contenter de moins. Par la force des choses. J'ai une bonne mémoire, mais pas au point de retenir tous leurs prénoms. Alors, parfois, j'hésite, parfois je me retiens. Et je le déplore.
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A
Au delà de la performance il y a la qualité des rapports humains, être connu, reconnu donc considéré…<br /> Cela change complètement les rapports entre les gens y compris dans un système hiérarchisé comme l'école où l'entreprise.
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H
Bien vu Fabrice. Entre les disques durs sur pattes qui accumulent les identités des étudiants comme toutes les autres données qui les entourent et les égarés qui errent dans les couloirs en se souvenant à peine qu'ils sont censés donner cours ici, il y a peu d'intermédiaires.<br /> <br /> Pour ma part, je salue ces pros de la mémoire vive. J'ai 234 élèves cette année et je commence seulement à 'en sortir (et encore, parce que j'ai les listes de photos). <br /> Certains prénoms collent bien au personnage (cerise, qui à les cheveux rouges par exemple) pour d'autres c'est un vrai casse-pipe (Suleyman, le géant blond aux yeux glacier).<br /> Mais il n'y a rien de plus gênant pour moi que de tendre le doigt et de dire "Toi, là...).
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C
Fabrice : Tous les noms au bout de 10 jours ?! Euh vous étiez combien ?!<br /> <br /> Pancho : mdr, chuuuuuut hein ? ! ;-)
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