Ah ben en fait non...

Publié le par Céline à 18h16

Ah tiens on est le 1er mai. Bon, ben bonne fête du travail alors !

 

Il y a 2 semaines, moi j'ai fini mon cycle de formation pour la création de mon bar-laverie, divers ateliers pour nous armer un minimum en compta, en com', et autres trucs importants à connaître. Assez intéressant et plutôt marrant, selon le public y assistant ! :-) Maintenant que j'ai bien tout avalé, et puisque ça fait déjà 9 mois que j'y bosse (plus ou moins intensément mais sans jamais perdre le cap), je me suis dit qu'il pouvait être temps de me faire un petit break. Je me suis donc donné 15 jours de « vacances », pour faire d'autres choses, prendre un peu de recul et porter sur tout ça un regard plus neuf.

C'était donc il y a 15 jours. J'ai l'impression que ça fait 3 ans. J'ai rien fait de grandiose hein, je me suis un peu re-occupée de moi, de mon appart, j'ai profité de mon jardin, du beau temps, du temps, tout simplement. Et j'ai réfléchi, beaucoup. J'ai gratté quelques mots-clefs, fait des listes, j'ai même fait un tableau pour équilibrer le tout... Et ce 1er mai butoir arrive, et je n'ai pas encore trouvé la solution de mon énigme.

Mais une chose s'est confirmée. Une chose qu'un tout petit déclic m'avait fait préssentir. Une chose qui a motivé cette décision de « break ». Le bar-laverie, tel que je l'envisageais, je crois qu'il ne se fera pas.

Ca me troue un peu le coeur d'écrire ça..., mais c'est plus pour la façon dont je le voyais, dans les rêves que j'y avais mis, que pour l'objet bar-laverie en lui-même, et de tout ça, rien n'est perdu.

Pourquoi alors ? Principalement pour l'investissement personnel que ça implique en temps, en énergie, de monter ce truc seule. J'étais prête à m'y jeter toute entière, mais à y réfléchir, le prix à payer comporte une grosse part de risque. Faire des heures à la pelle (sans être payée, mais ça on s'en fout), pourquoi pas, mais là il me semble que le volume horaire serait plus qu'important (même en embauchant un peu), et surtout, sur combien de temps ? Les données de départ, c'est quand même que la maladie me rend plus fatiguable qu'un être lambda. Et qu'en cas de gros coup de fatigue, c'est la maladie qui gagnera du terrain, et ça ne sera pas réversible. Alors vivre ça à fond pendant 1 an, 2 an ou plus, pour quelle vie après ?... Entre moi et moi-même, de quoi je me nourris ? Certainement pas d'ambition, pas au sens courant en tous cas. Aucune soif d'argent en moi. Mais ce projet me faisait pourtant bien rêver. Alors j'ai beaucoup réfléchi à une manière de construire ça autrement, pour intégrer tout ça. Mais ces ersatz de bar-laverie ne me faisaient plus rêver, alors à quoi bon ?

Je réfléchis donc maintenant à déplacer ça hors cadre. Je garde cette envie, ce besoin de me lancer un gros défi, un gros projet, un truc à construire de A à Z. Toujours envie aussi d'accueil, de convivialité... Ces quelques mois de boulot pour le projet ne sont en aucun cas perdus, et je compte bien en faire quelque chose. D'anciens souhaits remontent à la surface, d'autres passions naisssent (non non, je ne vais pas monter une amicale des composteurs ^^), et je garde bon espoir que tout ça prenne une jolie forme.

 

15 jours, c'était peut-être un peu ambitieux, j'ai échoué à vous présenter ma nouvelle ligne de conduite prête-à-porter, mais ce qui est sûr c'est que je n'ai pas intérêt à traîner. On se donne rendez-vous dans 15 jours ? :-)

 

jus_de_cerveau.jpg

 

 

PS : Mais si quelqu'un veut reprendre le projet, je lui transmets volontiers tout mon petit savoir acquis ! Je préfère mille fois confier mon bébé à quelqu'un de bien que de le foutre en rondelles à la poubelle ! ^^

PS again : Tain c'est un peu dur, quand même.

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virginie 03/05/2010



Un bar à soupe !!! Avec les légumes de ton jardin qui auront poussé grâce à ton compost ...elle est pas bête mon idée,non ?


bises et à bientôt pour de nouveaux projets (on rêve autant que toi!!!)



christine 04/05/2010



A dans 15 jours petit bouchon :-*



Emilie 06/05/2010



Ton article est fort intéressant car j'essaie, de mon côté également, d'estimer ma résistance pour un projet de master en alternance... C'est-à-dire tout le boulot des cours, le mémoire + la fin
des grasses matinées réparatrices puisqu'il faudra aller au boulot et avec seulement 5 semaines de vacances (contre 4 mois l'été en ce moment !)


Le handicap serait une bonne excuse pour ne pas le faire, mais finalement, des fois, je me demande si justement on ne se sous-estime pas un peu... Ben oui, les médecins disent "voous êtes plus
fatigables, moins résistants et bla bla bla" et du coup, j'ai l'impression qu'on freine des 4 fers (roues ?) avant d'avoir essayé...


De ton côté, tu ne peux pas te permettre d'essayer je suppose, puisqu'il y a l'aspect financier qui ne se pose pas pour moi, car je pourrais commencer en alternance (1 an) et arrêter l'alternance
pour la 2e année si ça ne va plus...


Mais quand même, c'est à réfléchir ce problème de "sous-estimation". Toi, tu as 15 jours, et moi, j'ai encore mon année de licence pour le faire !


Bizoos et en tous cas, ponds-nous un projet auquel personne n'aura pensé et qu'on t'enviera tous ! ;-)



See Mee 09/05/2010



J'ai envie de dire quasiment la même chose que NoVaLiSa : c'est très fort de savoir quand un projet mérite d'être remis en cause. J'aime la manière dont vous présentez le processus qui vous a
amené à ce "déclic" et la porte que vous laissez ouverte, vers un "autre chose", d'autres possibilités, en tenant compte de ce que le chemin parcouru vous a fait acquérir. Cette décision
n'est pas tout à fait un abandon, car vous ne renoncez pas à votre envie d'avancer. Bravo et bonne continuation !



MP 09/05/2010



Oh ... :-(


Quel dommage ... Si seulement j'avais un peu de moyens et un apport conséquent, j'aurais misé sur ce projet qui me semblait si sympathique ...


Tout mon soutien en tout cas, je te sais assez créative pour trouver autre chose. 


Grosses bises.