Espace blabla



(mais en vrai j'ai un peu grandi, hein...)

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Pour vos oreilles

Mardi 24 avril 2007

Après visionnage (hilare, j'ai beau l'avoir vue 20 fois, j'ai beau détester me voir, là je me kiffe ^^) de la cuisine de Tata Céline, je crois que je ne pourrai plus en faire autant. Notez que les gourmands ne s'en plaindront pas, c'est vrai ^^
Ou plutôt je pourrai le faire, mais non pas en 30mn, mais 2h. Rien que de le regarder ça m'épuise.

Petit point explicatif sur le paradoxal mode d'emploi livré avec ma petiote ASI :

- Comme tout le monde, si je ne sollicite pas certains muscles pendant un moment, ils fondent. Sauf qu'ils ont très peu de chance ensuite de revenir, voire même aucune. Il ne faut donc pas que je tombe dans l'immobilisme.

- En même temps j'ai comme un "capital muscle" à utiliser. Je ne sais pas si c'est réel comme théorie, mais moi je le ressens comme ça, dans le sens où mon endurance est limitée. Si je fais un effort, ça va à peu près. Si j'en fais 5 de suite, le 6ème ne va plus (ou le 7ème, c'est selon !). Il me faut ensuite un temps de récupération essentiel. Euh prenons un exemple.

Je fais moi même un gâteau au yaourt. (Hypothèse totalement virtuelle bien sûr ^^) Je suis épuisée, donc je me repose. Une semaine disons, ah oui mais c'est bien mérité ! Alors bien sûr, une semaine plus tard, je peux refaire mon gâteau sans problème. Re-repos, re-gâteau, ça roule.
Mais si j'attends seulement 2h après mon premier gâteau, le deuxième sera un calvaire. Si j'en fais un 3ème encore 2h plus tard, je ne décolle pas mon pot de farine (de yayourt).
Si je force, et fais encore 4, 5 gâteaux, j'aurais beau me reposer 2 mois entiers, j'ai peu de chance de rattraper un jour ma capacité à gâteauter.

Alors voilà, en ce moment c'est un peu ça. J'en suis à peu près au 3ème gâteau, et j'ai négligé les repos intermédiaires. Sachant qu'entre les gâteaux, on ne m'a pas trop laissé chômer. Mais j'ai encore quelques gâteaux sur le feu, c'est ça le problème.
Alors est-ce que je finis ma série de gâteaux pour ensuite me reposer tout l'été ?
Ou bien je bâcle mes gâteaux, quitte à y mettre des noix entières avec la coque (ooooh non ?)
Ou alors je repousse carrément mes gâteaux à plus tard, quitte à garder ça "sur le feu" encore un moment sans avoir l'esprit tranquille ? Et sans plus pouvoir les faire dans les mêmes conditions ?


Parce qu'il y a un autre paradoxe dans ce mode d'emploi :

- Je suis convaincue que le moral joue grandement sur la conservation des forces.
- Faire des gâteaux, c'est bon pour le moral, on galère un peu mais on rigole bien et après on est fier de soi. Se reposer sans voir personne, c'est un tue-moral excellent...


Alors pour chacun des gâteaux qui m'attendent, j'essaye de poser cette difficile équation, entre impératifs, bénéfice possible, conséquences à craindre, pourcentage de récupération envisageable, rapport (importance du présent / importance du future), contribution des autres cuisiniers de la brigade, et bien sûr, bien sûr, capacité du pot de yaourt ! ;-)
par Céline à 19h05
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