Je suis en période Normande moi. C'est oui, mais en même temps, ben c'est non.
Premier volet la semaine dernière.
Un cours à 8h30, je ne cesserai de le dire, pour moi c'est in-hu-main ! Avec en plus une bonne dose de microbes assaillant chacun de mes neurones, j'avais hésité à y aller, mais forte d'un courage idiot (cruelle erreur), j'y ai traîné mes fesses...
On nous file un texte à lire. Chouette, c'est l'occasion de me mettre en mode veille. Mes yeux parcourent les lignent en rythme, chope un ou deux mots par page, et mes doigts tournent les feuilles quand un bruit de papier retentit dans les rangs... Pilote automatique, pendant ce temps là je comate. Une fois ce parcours de santé effectué, on papotte. Ca je peux faire, microbes ou pas, c'est bon.
Et puis Dieu reprend la parole. "Alors ce texte blahblahblah... le pitch blahblahblah... Céline ?"
Merdum !
Puisqu'il faut parler, j'opte pour "Euh oui ?"
Bon, ça n'a pas l'air de le contenter, merdouille, je rame, je sais pas du tout ce qu'il raconte moi ce texte !
Alors je capitule et je lâche un "Euh non." que je veux définitif.
Et crotte crotte crotte, visiblement il me laisse encore une seconde chance ! Cooool !
Alors j'attrape le titre, je bidonne une reformulation, et Dieu comprend que mon cas est tristement desespéré, il va harponner un autre fidèle, un peu plus inspiré. Ou du moins plus réveillé.
Ce matin, un genre de remake, mais beaucoup, beaucoup plus réveillé.
J'attends mon ascenceur avec Julie. Enfin un des deux ascenceurs. Sauf que celui de droite fait un bruit de grincement intolérable (je l'entends depuis mon appart). Pas de bol, c'est celui là qui arrive. Non non non, rien à faire, on est en retard mais on le renvoie quand même. Et on rappelle, en espérant que ça soit l'autre. On se raconte nos petites histoires, on fait des paris, on se marre un peu, et puis suspens... C'est à gauche que ça s'allume ! Alors on crie (mais vraiment hein, façon hystérique) "AAAH OUIIIIIIII"... Et là les portes s'ouvrent, sur deux ouvriers et plein de matos, pas de place pour nous. Alors avant d'avoir le temps de reprendre pied, sur notre lancée on re-crie un "Aaah noooooon" desespéré. Et puis on s'entend, rétrospectivement. Et puis on voit les bobines surprises des deux gars, et on explose de rire... Je crois avoir essayé de bredouiller "pardon... au revoir..." mais je ne suis même plus sûre qu'ils soient sortis....
On a recroisé deux fois le blondinet dans la journée. On se cherchait un air un peu digne. Mais il nous souriait excessivement. Hum...
J'attends bien sûr le troisième opus de la trilogie "ben oui ben non" avec une fébrile impatience... :-)
par Céline à 20h32
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Qui qu'a dit quoi