J'aime quand la fac se transforme en cour de récréation. Oui, c'est relativement souvent, mais là on a franchi un cran supplémentaire.
Nouveau semestre, nouveaux cours.
A la première séance, nombre de profs nous demande des fiches (comme à l'école, limite si on ne doit pas mettre notre nom sur notre pupitre...). Lui non, il commence par « pour faire un peu connaissance », mais finit la phrase par « on va se sentir ».
Et on s'est sentis, mutuellement. Bon évidemment c'était un cours de théatre. Mais quand même, ça surprend !
Plutôt sympathique comme approche, mais voilà, après les yeux fermés, on devait reconnaître nos collègues !
Problème n°1 : on ne connaît pas encore ces dit-collègues ! Alors retenir leurs prénoms, leur position dans le cercle, et leur odeur, ça fait beaucoup.
Problème n°2 : Puisqu'on ne se connaît pas, on ose pas se renifler de longs moments, mais plutôt 3-4 secondes.
Problème n°3 : On sent nos mains ! Oui mais attendez, pas l'intérieur de la main, là où ça peut sentir la transpiration. Pas non plus le poignet, où l'on aurait pu mettre du parfum. Non, le dessus de la main, qui ne sent (selon moi :-)) absolument RIEN !
On prend nos 3 problèmes, on secoue, et on obtient une conclusion : je suis une truffe !!! Enfin je veux dire, non, j'ai pas de flair, mais « je suis une buse, une nulle, une ratée du bulbe olfactif » !
Je n'ai reconnu qu'une main sur six ! Odeur de clopes, ouf, l'honneur est sauf...
Sur les six, il n'y avait qu'une main d'homme : et bien même celle là je l'ai ratée !!! :-D (Au secours messieurs, besoin impérieux de cours particulier de senteurs mâles ! :-))

Deuxième blind-test : au toucher ! (De la main toujours)
Ah le tripotage, je préfère, même si on tripote encore timidement. 4 sur 6, c'est mieux non ? (Vive les filles et leurs ongles à longueur variable ! :-D)
Enfin, au delà de ça, on a quand même fait du théâtre, et je sens que la récré ça sera toutes les semaines ! Youpi ! :-)
Nancéens, vous serez conviés en fin d'année à venir nous voir nous ridiculiser ! Plus on est de fous plus on rit, youhou ! :-)
Bon à part ça c'est fatiguant la fac, mais heureusement, me voilà en vacances ! ;-)
(oui : ENCOOOORE ;-p)
Oui, Céline c'est cela...la relation est différente quand on ne peut pas voir son interlocuteur, et comme il l'explique...quand par mégarde on touche son interlocuteur...
En fait comme tu le dis, les confidences vont plus loin qd on ne se voit pas...n'est-ce pas ce qui se passe ici sur les blogs?
Des 5 sens, c'est quand même la vue qui est privilégiée. Privés de la vue, on est (paraît-il) complètement paumés pour reconnaître les senteurs, le gout...tu as lu "le gout du noir" , petit texte que Philippe Besson a écrit suite à un repas qu'il a fait dans un restaurant sans lumière? (référence sur mon blog). C'est assez inattendu de lire qu'il ne reconnaissait même pas ce qu'il mangeait...
Je n'ai pas lu ce texte non. Mais "le goût du noir", c'était aussi le nom d'une émission qui passait il y a quelques années sur France5. Probablement inspirée de Philippe Besson, puisque Gérard Miller et une présentatrice aveugle (dont j'ai oublié le nom) invitaient des personnalités dans le noir, autour d'une repas également !
Il y avait ce côté "comment se débrouille-t-on dans le noir", et renversement de situation puisque pour une fois, la femme aveugle était la plus à l'aise.
Mais aussi tout ce que ça implique dans la relation, de ne pas voir son interlocuteur. Une confidence sur l'oreiller quoi, les langues se délient beaucoup plus facilement (même s'ils se savaient filmés !), et les sujets sont abordés très différemment.
L'émission a vite été supprimée, surement pas assez grand public, mais moi j'aimais assez, il y reignait une atmosphère originale...