Tout frais tout chaud tout neuf, le voilà sorti ce matin, l'article sur mon blog.
Alors pour mes lecteurs non-lorrains, ou mes lecteurs lorrains non lecteurs du républicain lorrain, le voili le voilou en exclusivité. (Cliquez pour agrandir)

Quelques réflexions/commentaires :
- C'est merveilleux la technique, on ne voit pas l'immonde bordel qui ornait mon bureau. C'te honte.
- Cri d'horreur en lisant l'accroche de l'article. "Valides naïfs" Aaaaaaaargh ! (Oui ça ressemblait un peu à ça)
Parce qu'en fait, cette histoire me tracassait. En fin d'interview, j'ai lâché cette petite expression anodine dans le contexte. Enfin elle l'était pour moi, je comprenais bien ce que je voulais dire (Et c'est déjà pas pas ! :-)). Mais j'ai vu l'oeil du journaliste assoiffé d'expressions accrocheuses s'illuminer d'une lueur inquiétante ! (Oui bon d'accord, il a juste levé les yeux, mais je dis bien ce que je veux, na) "Hum c'est intéressant ça..." Nonononononon, c'est pas du tout ça que je voulais dire, en fait, "kglsmdpshajvvbrozjvdpsovgkdlmscve". Oui, j'ai dû répondre un truc comme ça. Ou en tous cas, quelque chose d'un niveau de pertinence équivalent. Un enchaînement de "attendez, non en fait... Euh... ben... Ce que je voulais dire... C'est que, heu... Ben... C'est pas que... En fait...." (j'abrège grandement), ponctué de "non mais c'est affectueux quand je dis ça ! C'est VRAIMENT affectueux !!!"...
Finalement j'ai pas réussi à décoller de ce belebelebele inconsistant. Rien, aucun argument, aucune explication. "Mais c'est affectueux hein !" Pfff, triple andouille ! Bref, une fois la porte refermée, je me suis dit "je vais trouver un truc intelligent à dire pour me rattraper et lui envoyer un petit mail". Parce que je sentais bien que je n'y couperai pas. Et puis voilà, comme d'hab je l'ai pas fait !
Explication de texte : "Petit valide naïf" n'a aucune connotation "niais", "crédule", "de base", "loin de la réalité"... Non, si je vous aime, et si j'aime vos questions de "petits valides naïfs", c'est que, comme les questions qui me viennent habituellement des enfants, elles me semblent simples, saines et sensées. Petits ou grands naïfs sont en fait à opposer au "valide trop fier et coincé pour oser poser des questions"...
Hum, ça vous va mieux ? Non parce que je vous aime hein, vraiment... Et "c'est affectueux" ! :-D
C'était du détail, mais je tenais à rétablir ça quand même ! ;-)
Sinon sur le reste, ça me va plutôt bien.
- Le handicap même pas dans le titre, merci. Dans l'accroche mais c'est normal.
- Et puis votre importance, à vous dans la vie et la construction de mon blog... C'est vraiment ce qui est ressorti de la discussion. Et j'en ai grandement pris conscience, à cette occasion ! Je ne sais pas si vous en êtes, vous aussi, conscients, mais mon blog, c'est vraiment le vôtre...
J'ai commencé ce blog, parce que je ressentais bien que j'avais envie "d'écrire", mais je n'arrivais pas du tout à écrire dans le vide, juste pour moi. Je racontais mes bêtises par mail, souvent, mais devant une page word, condamnée à rester pour moi, il n'y avait plus aucun plaisir. Alors j'essayé le blog tout à fait par hasard, ça me semblait une bonne solution intermédiaire... Ecrire à quelqu'un sans que ça soit réellement "quelqu'un"... Et puis il y a eu un premier quelqu'un ! C'était Loublou, je m'en souviens bien même si je ne le/la connais absolument pas ! :-D
Et puis d'autres, mais qui n'ont pas fait que passer, qui sont revenus à la charge... Et là, ça devient différent du début, puisque je "vous" écris. Evidemment, c'est biaisé, puisque j'écris parfois en pensant à 1 ou 2 personnes. Pour un sujet "neutre", je peux vous imaginer jusqu'à 10 ou 15, vous devenez une masse un peu plus floue... Mais vous restez une masse "familière" quand même, et ça m'est complètement impossible d'imaginer que 100 ou 200 personnes peuvent me lire chaque jour. (Et encore, je crois que c'est un chiffre très modeste par rapport à d'autres!)
Alors je me demande sincèrement si je pourrais "écrire" autrement que sur un blog. Ecrire des nouvelles, ou un livre... Mon expérience du blog m'a entraîné, mais je ne m'en sens absolument pas capable, là !
J'ai un cours d'atelier d'écriture à la fac. (Le bonheur qu'un cours comme ça !) Au début j'ai eu du mal à m'y mettre, à écrire comme j'écris normalement ! Et petit à petit, on a fait connaissance avec les autres, j'ai appris à les cerner, à capter ce qu'ils aiment, ce qui peut les faire rire, etc... Alors je me lâche et je suis plus "moi".
C'est peut-être dangereux finalement, j'écris "pour moi" parce que ça me fait énormément plaisir, ça m'apprend à penser/vivre différemment. Mais quand j'écris c'est aussi beaucoup pour les autres. J'écris pour plaire ? Je n'aime pas cette idée, mais c'est sûrement vrai, et un peu inévitable...
Dans la vie, je ne pense pas agir pour plaire, ouf. Mais dans l'écriture, probablement, oui...
En conclusion : Je vous aime et j'ai besoin de vous !!! :-D
Ne faiblissez pas sur les commentaires ! ;-) ("Lâche tes coms" dirait-on sur un skyblog...) Mais euh, ne vous sentez pas obligé de me dire que c'est bien hein ! :-D
Une question à laquelle je n'ai pas non plus trouvé de réponse était "y a-t-il un commentaire qui vous ait particulièrement touché ?" Non, évidemment tous les commentaires me font très très plaisir ! Mais à bien y réfléchir, s'il y a une chose qui me touche, c'est de lire "bof, décevant cet article, tu peux mieux faire..." Non, je ne suis pas maso ! :-D Mais ça me semble une grande marque de confiance et de respect... (Euh ne m'assomez pas de critiques juste pour me faire plaisir hein ! :-D)
Merci...
Qui qu'a dit quoi