Espace blabla



(mais en vrai j'ai un peu grandi, hein...)

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Pour vos oreilles

Samedi 8 décembre 2007
Encore une contribution de Catherine, à vous l'Espagne !
 
 
 
 
 
Céline m'a demandé si je pouvais écrire quelque chose sur mon expérience de "maman à 4 roues" (je cite). J'avoue avoir cherché longtemps quoi raconter, sans grand succès. Le bonheur fait rarement un bon sujet ; ça se vit, ça ne se décrit pas vraiment (à moins d'avoir un talent qui me fait défaut !). Et mon expérience de maman se résume à ça : du bonheur, chaque jour, en quantités industrielles :-)
 
Alors j'ai pensé changer d'optique. Car ce 21e téléthon est un peu particulier pour moi. Depuis 20 ans, je suis l'émission en tant que malade ; j'y ai vu des petits et des plus grands auxquels j'ai pu m'identifier (ou pas).
 
Mais cette année, mon regard est forcément un peu différent. Bien sûr, je suis toujours malade, mais j'ai en plus ce petit bout qui grandit à mes côtés depuis 1 an. Et là, c'est le choc. Je me surprends à décortiquer la parole des parents, ces hommes et femmes qui n'avaient rien demandé d'autres que d'avoir un enfant qu'ils pourraient choyer et qui se sont retrouvés - souvent assez brutalement - confrontés à un monde dont ils n'avaient même pas idée.
 
Qui peut dire la détresse face à la douleur de voir son enfant souffrir (pas toujours, mais ça existe, il ne faut pas se leurrer), l'incertitude de l'avenir et même la mort prématurée ? Je suis loin, très loin de pouvoir imaginer cette détresse car mon bébé est un petit garçon "comme les autres".
Cependant un voile s'est levé dans un coin mon esprit. Moi qui ai déjà les tripes remuées quand je l'entends pleurer parce que ses dents le travaillent, moi qui me suis sentie tellement impuissante à le soulager quand les colites du nourrisson l'empêchaient de dormir. Des petits maux qui n'ont rien à voir avec ce qu'affrontent ses parents au jour le jour…
 
Alors voilà, je voudrais leur rendre hommage. Je sais que ce n'est pas du courage, ils n'ont pas le choix (ils aiment leurs gosses et sont prêts à tout pour eux), comme nous n'avons pas d'autres choix que de grandir avec nos limites. Mais quand même, je ne peux m'empêcher de penser qu'ils ont quelque chose d'admirable. Et à travers eux, c'est à mes propres parents que je voudrais rendre hommage. Merci de m'avoir aimer à ce point, merci de m'avoir élever avec l'idée que rien (ou presque !) ne me serait impossible. Sans me vanter (c'est pas mon genre, hein), ils ont fait du bon boulot, et je leur tire mon chapeau !
 

Je n'ai pas le point de vue de la mère, et donc rien à rajouter à cela.
Mais le prochain article, réponse à Marjorie, maman de Thomas viendra poursuivre la discussion...
par Céline à 16h06
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