Et accroche-toi, toi aussi qui décide d'aller au ciné
passer un petit moment pépère qui fait du bien, et qui te retrouve cloué devant « Darling ».
J'avais vu d'une oreille distraite une promo à la télé, ça me semblait chouette. Marina Foïs et Guillaume Canet, l'histoire vraie d'une paumée à qui la vie ne sourit vraiment pas, mais qui garde
la gniak, et décide un jour de rencontrer un routier grâce à la cibie, et après ça s'arrange.
Ouais enfin ça c'est ce que je croyais aller voir. Le début c'était juste, Darling elle a pas de bol. Et elle a envie de s'en sortir, elle se bagarre. Mais loin de toute belle morale
hollywoodienne plus elle essaye de remonter, plus la vie lui en recolle dans la gueule. 1H30 ou t'attends la remontée, que forcément à un moment ça va remonter. Et plus ça va, plus ça redescend
en fait, tellement que t'en as un genre de fou rire nerveux qui se coince dans ta gorge, parce que merde, pour se remonter le moral, y avait pas mieux ! Pis en fait la boule dans la gorge, tu
réalises qu'elle vient plutôt des trippes et que t'en peux plus pour elle.
Faut pas attendre le happy end hein, que ça soit clair, y en a pas. La scène finale, qui laisserait presque entrevoir que peut-être un jour ça ira mieux est vite cassée par le panneau final qui
précise « Ceci est une histoire vraie, et dans la vraie vie, aujourd'hui Darling galère encore plus ». C'est un film sans morale. A part peut-être « plus tu te débats pour t'en
sortir, plus tu t'enfonces, alors à la rigueur, n'essaye même pas et laisse toi crever. Sauf si t'as cet espèce d'instinct animal qui ne te donne pas le choix »
Je peux difficilement vous dire « allez le voir » parce qu'il faut se sentir prêt à ressortir vraiment secoué. Je ne regrette pas, et en même temps, je ne sais pas si je vous le
souhaite. Ce qui est sûr, c'est que ce film n'est pas anodin...
A vous de voir...
Juste un petit détail, Darling elle lance des appels au secours super émouvants en racontant sa vie sur la cibie. Touchante, forcément écoutée.
On fait quoi d'autres, sur nos blogs ? On est combien, noyés dans la masse, à perdre cette saveur de l'unique ?....
Qui qu'a dit quoi