Lundi 19 novembre 1 19 /11 /Nov 19:08

Ayant définitivement laissé l'autre clampin de psy à moins d'un sou, j'ai néanmoins laissé passer la date du rendez-vous fixé. Pas mécontente de le voir m'attendre vainement et perdre son temps, donc son argent, mais je dois avouer que j'aurais pris un malin plaisir à l'appeler pour lui expliquer que j'irai trouver un collègue à lui qui maîtriserait un peu mieux son art, et qui aurait, lui, des choses à me dire.

Enfin bon, maintenant ça fait brin ridicule d'appeler pour dire « Non je ne suis pas venue et je vous dois donc 41€, mais cependant je tenais à vous dire que t'es trop nul monsieur ! »... Je le laisserai donc croire que j'ai réalisé mon non-besoin de thérapie.

(Il a réagit pareil avec une personne de ma connaissance, que j'ai eu le malheur de lui « recommander » avant même de cerner le couillon que c'était. Si vous souhaitez donc consulter un psychiatre sur Nancy, n'hésitez pas à me demander en privé lequel fuir à tout pris ^^)

 

 

Bref comme ça va un peu mieux qu'à l'époque, mais quand même pas des masses, je restais à l'affut d'un psy compétent. Quelques appels furent vains (pas accessible, mais appelez madame untel, qui n'est pas joignable lundi mardi mercredi, et absente jeudi et vendredi, sans compter les jours fériés, et les secrétaires pas au courant des locaux...), mais chaque diner mondain (oui oui, mondain) s'accompagne d'un chapitre « et toi ton psy, non parce que moi mon psy » (société de dégénérés va...). Comme le dit l'adage, chacun cherche son psy, et je ne manque pas de quémander « tu me diras si c'est accessible hein ?! »....

Et puis un jour enfin OUI ! Un psy semble accessible, et même très bien !

Je n'ose y croire...

 

Je prends vite rendez-vous (la voix est charmante et accueillante, ce qui fut rare dans mes nombreux appels), et m'y rends donc quelques jours plus tard...

 

Un peu plus tendue que la première fois peut-être, n'ayant pas l'excuse relativisante du « oh de toute façon c'est un premier psy ça n'ira peut-être pas ! ». Le deuxième est un peu plus « engageant », je ne veux pas devenir une croqueuse de psys hein !

Et puis sur la route, je dis à Julie « C'est un jeune, j'espère que je ne le connais pas hein, huhuhu ! »...

 

En sonnant au numéro 13 (si c'est pas un porte bonheur ça !), je crois un jeune homme tout courant dont le visage me dit, effectivement, vaguement quelque chose...

On rentre, le jeune homme fait demi tour et demande :

- Vous venez voir le psy ?
- Euh oui...
- Et bien le psy c'est moi ! Entrez j'arrive, je vais mettre une pièce dans le parcmètre ! On s'est vus à la fac hein ?!

Et meeerde, bien sûr que c'est de là que son visage ne m'est pas inconnu... On a fait nos études de psycho ensemble ! Là un coup de désespoir massaï ! C'est malin, enfin un psy accessible, qui a l'air chouette, et voilà qu'on se connaît, je ne vais pas pouvoir lui raconter ma vie de façon neutre ! Bref, je ne fais pas demi tour pour autant, en même temps ça me fait plaisir de le revoir.

Je continue donc le chemin, et là je regrette encore plus de devoir le quitter. Un petit couloir couvert façon traboule, où débouche un escalier à ciel ouvert, puis encore un bout, et à nouveau ciel ouvert, puis la petite cabane du psy, comme au fond du jardin...

Là où le charlatan n°1 n'était que froideur, jusque dans ses locaux, ici c'est tout douillet.

Une salle d'attente grande comme 2 fois mes chiottes, dixit julie qui y a passé une petite heure (comparé aux 12 chaises inutiles du charlatan), aux sièges designs et confortables. Blanc, tout simple (loin du grand panneau « paysage de montagne), une pile bien fournie de revues (mieux que les 2 bibas du précédent), livres, et BD (Le psy ^^), avec la radio en fond sonore (mais qu'il coupe si on veut !). Sans l'ambiance « barreaux aux fenêtres ».

Dans le cabinet en lui même, c'est encore pire ! Un vrai cocon, où il fait tout chaud, un vrai refuge par ce froid de connard ! Lumière indirecte, toute douce... Dans une vraie pièce, où on prendrait bien un chocolat chaud, au fond d'un de ces grands fauteuils. Grands fauteuils, divan, ou même petite chaise et table d'enfant, avec les feutres... Bon moi forcément je choisis pas trop où poser mon postérieur, mais ce décor comme-à-la-maison est tout simplement appaisant... C'est comme un moment au coin du feu, mais je suis sûre qu'en été ça sera comme un vent de fraîcheur !

 

Bref, puisque je suis là, face à mon ex-collègue, autant papotter un peu quand même. Il me demande si ça me dérange, qu'il comprendrait très bien, et je lui dis que non (parce qu'on se connaissait surtout de vue, en fait), tout en pensant oui bien fort. Qu'à cela ne tienne (comme dirait ma grand mère), je lui raconte un peu ma vie. Devant ce bonhomme aussi appaisant que son univers, je sais rapidement que je reviendrai, et non, effectivement, ça ne me dérangera pas. Bon évidemment quand il me demande si j'ai gardé des contacts de l'époque psycho, je lui réponds que oui, j'en ai des bons amis, mais je me ressaisis avant de donner des noms, où bien je vais me mettre à le tutoyer illico ! :-) De son côté, il use consciencieusement du « mademoiselle », mais au moment de payer, il m'explique que la séance dure 30 minutes à 1 heure, et que « normalement c'est 30€, mais comme on se connaît ça sera 20 » « Ah bon ? Ah c'est gentil... » « Non c'est normal, et puis ça me fait plaisir, ça me rappelle des souvenirs ». Bon je reconnais ça fait un peu marchand de tapis, mais je roule pas sur l'or, donc je ne proteste pas. ^^

 

Quand je lui décris un peu le parcours qui m'amène à lui, y compris le psy naze, il me demande un nom puis sourit doucement « ah mais il ne faut pas aller voir monsieur naze hein :-) Si il y en a 2 à éviter c'est lui et madame berzingue. » Pas de bol. :-)

Alors, l'air de rien, il commence à me citer plein de noms de psys plus recommandables, et la liste est assez longue, et moi j'écoute d'une oreille distraite, je m'ennuie, je vois bien qu'il veut me laisser une chance d'aller voir quelqu'un d'autre si je suis gênée de notre « connaissance », mais moi dans ma tête y a juste « C'est bon, JE RESTE !!! ».

 

Outre le cadre et l'attitude chaleureux, je m'emballe pas par une première impression, mais il me semble vraiment bien et compétent. Psychologue, mais aussi psychanalyste, et en même temps il me parle d'approche cognitivo-comportementale ! Il voit des adultes comme des enfants. J'adore cet état d'esprit non figé dans une doctrine, mais très ouvert. Entre les deux premières séances, il m'a même donné des devoirs à faire, j'adore. La deuxième fois, il se souvenait très bien de tout, avait pris des notes et revenait sur plein de points esquissés précédemment.

 

Ca me ferait presque regretter d'avoir laissé tomber la psycho, qui me semble maintenant un si beau métier !

 

En tous cas, à tous ceux qui hésitent encore à se lancer, j'ai envie de vous tenir la main pour vous y accompagner. En deux séances je n'ai pas encore énormément avancé, je n'ai pas spécialement besoin de vider mon sac mais de comprendre des choses, mais j'ai confiance d'y arriver. Parce que, cette seule attitude d'écoute totale, de compréhension (sans complaisance, mais juste), cette sensation d'être prise en main m'ont fait ressortir de là déjà beaucoup plus légère.

 

Vive les psys ^^

Par Céline à 19h09
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