Vous devez le savoir maintenant, Ioana a jeté l’ancre une dernière fois, il y a presque une semaine déjà. Une semaine où vous m’avez témoigné plein de gentils mots, pour adoucir ma peine. Une semaine où je me suis demandé comment vous expliquer que je n’ai pas de peine…
Non non, je crois pas que je sois sans cœur ! :-)
Et oui, je l’aimais sincèrement petite Io.
Alors justement…
Je voulais vous expliquer que le pire était derrière elle maintenant, et qu’on ne peut que s’en réjouir. Bien sûr ça fait tout bizarre. Bien sûr quand j’ai lu la nouvelle, j’ai émis un « oh merde », mais rapidement, il a pris la saveur du « alors ça y est… ouf… »
Je ne suis pas triste parce qu’elle ne souffre plus. Sur son blog tout le monde l’imagine libre, debout, dans les bras de son ange Charles-Henri retrouvé… Bon, si c’est le cas, évidemment, tant mieux (et bravo pour votre clairvoyance ^^), mais ces théories, c’est pas trop ma came. Je pense uniquement que ses souffrances sont finies, et c’est un immense soulagement…
Je suis triste oui, mais pas pour cet événement-là. Je suis triste que ses dernières semaines se soient passées dans une telle détresse, une telle douleur. Solitude à en crever (…), honte de soi-même, d'être un fardeau, angoisse de chaque instant…
Triste qu’elle n’ait pas pu vivre, aimer, vibrer jusqu’au bout, et rendre son dernier souffle en serrant la main de son homme.
Le décès de Charles-Henri m’a beaucoup plus touché. Parce qu’il a aussi marqué la mort des sourires de Io. Et à partir de là, elle a eu beau se débattre, elle était déjà avec lui. Io sans ses sourires, ça rimait à quoi ?…
Je suis sereine parce que la mort n’a pas frappé en traître, dans le dos comme la pute qu’elle sait être si souvent. Io attendait cette rencontre comme une délivrance, comme un dernier cadeau. Elle se l’est offert elle-même.
Je suis totalement soulagée, parce que je pressentais qu’elle avait choisi le moment X…
Et aujourd’hui, Béné, son auxiliaire à mis en ligne le texte testament de Io.
Et elle confirme tout ce que je m’imaginais. En lisant ce texte, vous comprendrez ce que j’aurais voulu vous expliquer.
J’aimerais que quand viendra mon tour, ce même soulagement soit partagé. Parce que j’aurai tout simplement fini de vivre…
Mais c’est pas pour tout de suite, oh ça non !
Alors empressons nous de vivre, vite, c’est la seule morale de l’histoire.| Octobre 2008 | ||||||||||
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Qui qu'a dit quoi