
L'association Révisions / Roland Garros est incontournable pour moi. Je n'ai jamais révisé autrement. J'ai mis un pied dans ce vice il y a un moment déjà. En seconde je crois (il y a donc... gloups, 9 ans ! :-)), le mois de juin était désoeuvré. Les copains regardaient le tennis, alors plutôt que de ne rien faire toute seule, je suis allée jeter un oeil. Oui comme pour la première cigarette, on commence pour faire comme les copains (sauf qu'il n'y a pas eu de 2ème cigarette, j'ai goûté, ok, maintenant je sais, ça me suffit). Et franchement ça ne m'a pas du tout emballé. Une petite balle jaune qui passe d'un côté à l'autre, aucune action, des commentaires super compliqués pour un jeu qui me paraissait simpliste, des règles absurdes, plein de noms inconnus, et un système de comptage de points franchement tordu. Mais voilà, pour savoir un peu de quoi ils parlaient, j'ai persisté, je me suis forcée à suivre... (oui toujours comme cette foutue clope !) Et j'ai appris petit à petit à apprécier, et depuis c'est ma dope.
Mais attention hein, pas "le tennis", non juste Roland Garros ! Déjà parce que c'est la tradition des révisions. Non non, ne croyez pas que ça trouble ma concentration, au contraire, ça fixe ce que j'apprends ! Vi vi, souvent devant ma copie, le jour J, je me dis "Ah mais oui, ça c'est le cours que je révisais pendant Moya/Grosjean !!!" et tout me revient ! :-)
Et puis il y a la terre battue. C'est pas rationnel, mais j'accroche pas sur d'autres sols. C'est la couleur autant que la matière. C'est chaud, c'est sensuel, c'est fort...
La petite balle jaune ne se contente pas de passer de l'un à l'autre. Non elle vole, danse, virevolte, elle s'amuse à leur jouer des tours, à nous bluffer... Elle fend l'air à une vitesse de dingue. Et d'ailleurs elle les rend dingues.
Pauvres hommes esclaves de ce petit objet !
Ca peut paraître futile ces hommes qui courent après elle comme s'ils jouaient leur vie, mais moi je les trouve juste beaux. (Oui, même les femmes parce que ça n'est pas seulement physique !)
Je ne crois pas que j'aurais pu me passionner pour un sport collectif par exemple. Ce que j'aime c'est voir le combat que chacun mène, contre son adversaire bien sûr, à l'aide de sa maîtrise physique et technique : quelle est la stratégie de l'autre, comment le coincer, quels sont mes atouts, comment alterner les coups,... Mais aussi le combat mental qui s'opère. C'est peut-être bien là que se jouent les victoires. Dans la force de dépasser ses limites. Dans la capacité de tout donner, d'oublier le score quand tout semble perdu, et de remonter point après point. Dans l'oubli de tout, et la présence absolue sur le court. N'être plus qu'une personne qui doit gagner.
Et dans ce combat sans pitié, laisser quand même transparaître sa personnalité. Mettre un brin d'humour dans son jeu. Taquiner les ramasseurs de balles. Tenter des cabrioles. Jouer avec le public, le charmer. Piquer des colères homériques. Prendre un pied fou, visiblement.
Voilà en gros, pourquoi j'aime ça !
Peut-être qu'un jour je suerai autant qu'eux, à leur côtés, mais dans les gradins ! ;-) (En tant qu'handi on doit être bien placés ! :-p) Qui m'aime me suive ? ;-)
(A l'heure qu'il est, serait-on en train de se préparer à une finale franco-belge ?! J'adorerais ! :-))



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Qui qu'a dit quoi