Ou peut-être un ptit peu avant.
Un ami m'avait confiéLa clé de son inspiration.
Le droit d'libre circulation
Dans les méandres tourmentées,
Dans les replis
De son esprit.
Un compte commun comme on disait !
Puisant l'un l'autre dans nos idées,
Rien qu'des bêtises qu'on se racontait !
Avec cette clé dans ma menotte, je faisais pourtant pas comme chez moi
A pas de loup je naviguais dans ce ptit monde énigmatique.
Juste jeter un oeil, avide et attentif,
Mais sûrement pas ouvrir de moi-même les tiroirs
Qui faisaient mine de s'écrouler
Mais bien rouillés par les années
Paraît que j'en connaissais beaucoup
Sur l'univers de ce vieux loup.
Et voilà qu'une de mes visites, me fit trouver la porte close...
Pas d'accueil enjôleur, plus de charmant geôlier
La bonne serrure d'antan avait était changée...
Toc toc toc, ouvre moi, allez, c'est même pas drôle !
Mais cette fois ça n'était pas un de ses tours de ptit malin.
Quelques mots seulement, "attends-moi je reviens"...
Et les mois ont passé, et personne s'est pointé.
Mais qu'est ce que je vais bien faire, moi, de cette clé ?
La clé des songes aura une nouvelle vie,
La voilà clé des champs, encore toute étourdie
De cette liberté
Chèrement payée.
A moi donc champs et prés, coquelicots et jonquilles,
Marchons courons gaiement vers ce petit bout de vie.
Gorgée de souvenirs, mes idées vont germer,
Armée de mots rebelles, j'ai plus peur d'aucune guerre.
Mais peut être bien qu'un jour,
Au fil de mes détours
Guidée par le hasard, ou une habile sirène,
Je me retrouverai au pays d'autrefois.
Je tâterai ma clé, elle repalpitera
D'un doigt je pousserai la lourde porte en chêne
Ah, je t'attendais




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Qui qu'a dit quoi