Samedi 9 décembre 2006
Baluchon a dit
PS : et les garçons ? Comment réagissaient-ils ? Avaient-ils "peur" (je ne sais pas trop quel terme utiliser !) de draguer une fille en fauteuil ou non ? Peut-être peux-tu parler à ce sujet de ta propre expérience mais également de celles de personnes que tu connais.
Alors-alors.
Ce "PS" suivait les questions d'école, mais je le prends comme une question à part, plus proche de celle de Pascal.
Parce que voilà, la réaction des garçons à l'époque c'était copain-copain sans problème, mais rien de plus. Ah ouais mais bon normal, c'était à l'époque de l'enfance !
Ah ouais mais en fait ça n'a pas changé ! Mais pas d'un iota hein !
Pourtant je vous jure, je fréquente plus des petits garçons ! :-)
Oui, ils ont "peur" de draguer une fille en fauteuil, ou tout simplement ils ne l'envisagent pas, j'en sais rien. Les quelques uns qui ont "osé" doivent se compter sur les doigts d'une main, et encore, postulons qu'il y en a eu !...
Oui, ma vie sentimentale est un désert d'une désertitude désertique, et ça commence à bien faire ! Souvent je le passe sous silence, préfère l'oublier moi-même, mais faut bien le dire, ça fait chier.
Parce que le handicap c'est vrai, ça se vit super bien. C'est des contraintes, mais qui ont une explication logique, j'accepte donc sans souci.
Mais là voilà, je vais pas pouvoir t'expliquer grand chose Baluch, c'est tout simple, JE NE COMPRENDS PAS.
Je comprends que ça soit un frein à une première approche, je comprends que ça pose quelques questions et inquiétudes, bien sûr. Mais étant donné que je vis bien mon handicap, que dans mes relations amicales ou autres, il passe facilement en second plan. Que je suis pas totalement coincée, voire même pas du tout prude. Que je manque pas de contact, et que globalement, tout le monde m'aime bien.
Que pas un n'ait les couilles de dépasser ça, ça me les coupe.
(Jolie formule hein ^^)
Pascal a dit aussi
salut,
J'ai aussi une question en navigant dans le blog, je vois que tu parles souvent de relation amoureuse ...
Comment conçois-tu une relation sentimentale, affectueuse (non non je ne veux pas de détail), devenir maman car techniquement c'est pas évident !! je me fais l'avocat du diable car je connais la réponse mais je sais que dans les esprits communs, ça ne va pas forcément de soi qu'une personne handicapée puisse aimée mais surtout être aimée
Tain vous avez vraiment envie de parler sexe vous hein ^^
Je déconne mais fais gaffe, je me suis déjà bien échauffée avec le premier chapitre ;-)
Bon c'est la suite logique du début hein.
Moi je le conçois TRES bien ^^
Bon, sentimentalement je pense que ça pose pas de question fondamentale, au moins pour une amourette. A moins que monsieur n'ait honte de trimbaler une copine motorisée à son bras, mais bon on est plus des ados hein, j'ose espérer qu'on a dépassé ça. :-)
Pour une relation plus longue, bien sûr d'autres questions se posent : accepter ma "dépendance" au quotidien (mais hors de question de confondre chéri et infirmier, il s'agira donc de tolérer une présence d'auxiliaire), à l'avenir (mon éventuelle descente + mort)... Mais bon, ça c'est pas des questions qu'on se pose AVANT d'essayer :-)
Sexuellement je vous rassure, y a pas de problème hein ! Faudra juste oublier quelques pages un peu trop sportives du kamasutra bien sûr ;-)
Ensuite, "maternellement" ben faudra voir. Tenter une grossesse, a priori c'est possible. Ensuite techniquement, les premières années de l'enfant vont être un peu compliquées. Il me faudra toute la bonne volonté de mes assistantes. :-) Et bien sûr les questions "éthiques" liées à ma mort possible évoquées hier.
Mais la conclusion de tout ça c'est que quand ces questions se poseront, elles trouveront réponse, je n'ai aucun doute là dessus.
Moi je conçois bien d'aimer et d'être aimée hein, apparement c'est juste pas le cas de tout le monde ;-)
Christine a rajouté
Moi, ma question serait plutôt de l'ordre des statistiques : y aurait-il plus de couples "mec handi + nana valide" que de couples "nana handi + mec valide". Autant dire le fond de ma pensée : un mec n'aura-t-il pas plus de réticences à s'engager dans une relation où la dépendance physique de l'autre est à prendre en compte ? (Je ne parle pas ici des couples où la maladie ou le handicap interviennent au décours de leur histoire).
Alors là j'ai pas de stats, désolée :-)
Mais à vue de nez, c'est kif kif. Les handis-mecs galèrent autant que nous.
Le problème est différent, mais la difficulté équivalente :
La femelle valide fait jouer son côté infirmière dans l'âme, bon point. Oui mais certaines femelles valides recherchent aussi peut-être un mâle viril qui se batte en duel pour elle, la prenne dans ses bras etc... Mauvais point.
Voilà, l'inverse est valable aussi : l'homme a peut-être moins l'esprit "infirmier" en lui, mais en même temps, quel plaisir pour lui de se sentir foooort à côté d'une tite myopathe, huhu ^^
C'est tout ce que j'avais à dire.
Si vous avez des explications vous, je veux bien les entendre ^^
PS : et les garçons ? Comment réagissaient-ils ? Avaient-ils "peur" (je ne sais pas trop quel terme utiliser !) de draguer une fille en fauteuil ou non ? Peut-être peux-tu parler à ce sujet de ta propre expérience mais également de celles de personnes que tu connais.
Alors-alors.
Ce "PS" suivait les questions d'école, mais je le prends comme une question à part, plus proche de celle de Pascal.
Parce que voilà, la réaction des garçons à l'époque c'était copain-copain sans problème, mais rien de plus. Ah ouais mais bon normal, c'était à l'époque de l'enfance !
Ah ouais mais en fait ça n'a pas changé ! Mais pas d'un iota hein !
Pourtant je vous jure, je fréquente plus des petits garçons ! :-)
Oui, ils ont "peur" de draguer une fille en fauteuil, ou tout simplement ils ne l'envisagent pas, j'en sais rien. Les quelques uns qui ont "osé" doivent se compter sur les doigts d'une main, et encore, postulons qu'il y en a eu !...
Oui, ma vie sentimentale est un désert d'une désertitude désertique, et ça commence à bien faire ! Souvent je le passe sous silence, préfère l'oublier moi-même, mais faut bien le dire, ça fait chier.
Parce que le handicap c'est vrai, ça se vit super bien. C'est des contraintes, mais qui ont une explication logique, j'accepte donc sans souci.
Mais là voilà, je vais pas pouvoir t'expliquer grand chose Baluch, c'est tout simple, JE NE COMPRENDS PAS.
Je comprends que ça soit un frein à une première approche, je comprends que ça pose quelques questions et inquiétudes, bien sûr. Mais étant donné que je vis bien mon handicap, que dans mes relations amicales ou autres, il passe facilement en second plan. Que je suis pas totalement coincée, voire même pas du tout prude. Que je manque pas de contact, et que globalement, tout le monde m'aime bien.
Que pas un n'ait les couilles de dépasser ça, ça me les coupe.
(Jolie formule hein ^^)
Pascal a dit aussi
salut,
J'ai aussi une question en navigant dans le blog, je vois que tu parles souvent de relation amoureuse ...
Comment conçois-tu une relation sentimentale, affectueuse (non non je ne veux pas de détail), devenir maman car techniquement c'est pas évident !! je me fais l'avocat du diable car je connais la réponse mais je sais que dans les esprits communs, ça ne va pas forcément de soi qu'une personne handicapée puisse aimée mais surtout être aimée
Tain vous avez vraiment envie de parler sexe vous hein ^^
Je déconne mais fais gaffe, je me suis déjà bien échauffée avec le premier chapitre ;-)
Bon c'est la suite logique du début hein.
Moi je le conçois TRES bien ^^
Bon, sentimentalement je pense que ça pose pas de question fondamentale, au moins pour une amourette. A moins que monsieur n'ait honte de trimbaler une copine motorisée à son bras, mais bon on est plus des ados hein, j'ose espérer qu'on a dépassé ça. :-)
Pour une relation plus longue, bien sûr d'autres questions se posent : accepter ma "dépendance" au quotidien (mais hors de question de confondre chéri et infirmier, il s'agira donc de tolérer une présence d'auxiliaire), à l'avenir (mon éventuelle descente + mort)... Mais bon, ça c'est pas des questions qu'on se pose AVANT d'essayer :-)
Sexuellement je vous rassure, y a pas de problème hein ! Faudra juste oublier quelques pages un peu trop sportives du kamasutra bien sûr ;-)
Ensuite, "maternellement" ben faudra voir. Tenter une grossesse, a priori c'est possible. Ensuite techniquement, les premières années de l'enfant vont être un peu compliquées. Il me faudra toute la bonne volonté de mes assistantes. :-) Et bien sûr les questions "éthiques" liées à ma mort possible évoquées hier.
Mais la conclusion de tout ça c'est que quand ces questions se poseront, elles trouveront réponse, je n'ai aucun doute là dessus.
Moi je conçois bien d'aimer et d'être aimée hein, apparement c'est juste pas le cas de tout le monde ;-)
Christine a rajouté
Moi, ma question serait plutôt de l'ordre des statistiques : y aurait-il plus de couples "mec handi + nana valide" que de couples "nana handi + mec valide". Autant dire le fond de ma pensée : un mec n'aura-t-il pas plus de réticences à s'engager dans une relation où la dépendance physique de l'autre est à prendre en compte ? (Je ne parle pas ici des couples où la maladie ou le handicap interviennent au décours de leur histoire).
Alors là j'ai pas de stats, désolée :-)
Mais à vue de nez, c'est kif kif. Les handis-mecs galèrent autant que nous.
Le problème est différent, mais la difficulté équivalente :
La femelle valide fait jouer son côté infirmière dans l'âme, bon point. Oui mais certaines femelles valides recherchent aussi peut-être un mâle viril qui se batte en duel pour elle, la prenne dans ses bras etc... Mauvais point.
Voilà, l'inverse est valable aussi : l'homme a peut-être moins l'esprit "infirmier" en lui, mais en même temps, quel plaisir pour lui de se sentir foooort à côté d'une tite myopathe, huhu ^^
C'est tout ce que j'avais à dire.
Si vous avez des explications vous, je veux bien les entendre ^^



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Qui qu'a dit quoi