Hugues Aufray
"Céline"
Dis moi, Céline, les années ont passé.
Pourquoi n'as tu jamais pensé à te marier ?
De toutes mes surs qui vivaient ici,
Tu es la seule sans mari.
Non, non, non, ne rougis pas, non, ne rougis pas.
Tu as, tu as toujours de beaux yeux.
Ne rougis pas, non, ne rougis pas.
Tu aurais pu rendre un homme heureux.
Dis moi, Céline, toi qui es notre aînée,
Toi qui fus notre mère, toi qui l'as remplacée,
N'as tu vécu pour nous autrefois
Que sans jamais penser à toi ?
Non, non, non, ne rougis pas, non, ne rougis pas.
Tu as, tu as toujours de beaux yeux.
Ne rougis pas, non, ne rougis pas.
Tu aurais pu rendre un homme heureux.
Dis moi, Céline, qu'est il donc devenu
Ce gentil fiancé qu'on n'a jamais revu ?
Est ce pour ne pas nous abandonner
Que tu l'as laissé s'en aller ?
Non, non, non, ne rougis pas, non, ne rougis pas.
Tu as, tu as toujours de beaux yeux.
Ne rougis pas, non, ne rougis pas.
Tu aurais pu rendre un homme heureux.
Mais non, Céline, ta vie n'est pas perdue.
Nous sommes les enfants que tu n'as jamais eus.
Il y a longtemps que je le savais
Et je ne l'oublierai jamais.
{parlé:}
Ne pleure pas, non, ne pleure pas.
Tu as toujours les yeux d'autrefois.
Ne pleure pas, non, ne pleure pas.
Nous resterons toujours près de toi,
Nous resterons toujours près de toi.
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Explication de texte, d'une oeuvre tellement traumatisante pour un nombre incalculable de Célines au monde... Bon, alors au moins pour moi ! (Enfin non on est au moins 2 : regardez comme Céline Dion a mal tourné, ça ne peut être qu'une triste conséquence de cette chanson, mais si)
En ce qui me concerne, cette chanson m'évoque une scène cauchemardesque (parmi tant d'autres) de mon enfance : J'ai 4 ou 5 ans, un jour de réunion de famille chez une tante. Les parents sont à table pendant que les enfants (nous !) sont partis "jouer"... Ouaiiis c'est ça ! Je me vois assise par terre près du tourne disque (rappelons à nos chers lecteurs que, étant handicapée, si je suis assise par terre, je ne suis qu'un pôvre vermisseau à la merci de mes congénère, ultime sadisme donc !!!). Ma ribambelle de cousins, qui doivent avoir entre 7 et 14 ans environ, trouvent de très bon goût de m'infliger une fois de plus l'écoute de cette splendide et guillerette chanson. Tous en rond autour de moi, leur moment préféré c'est le refrain : "ne rougis pas non, ne rougis pas..." "Ben ne rougis pas Céline alors !" "tu rougis Céline ?" "Aaah elle rougit, elle rougit !!! Ben ne rougis-pas-non-ne-rougis-paaaas"...... (Bon, ok, c'est possible que les 20 ans qui me séparent de ce jour aient fait leur chemin dans mes souvenirs et me pousse à dramatiser un tout petit peu l'atmosphère)
Comment voulez vous qu'avec une bonne douzaine d'yeux braqués sur la coloration de mes joues, je reste de marbre ?!
Comment voulez-vous qu'aujourd'hui je n'en garde pas quelques séquelles ? Oui j'avoue tout, j'ai le rougissement facile... Ereutophobe je suis, ereutophobe je resterais, merci Hugues !!! (Eureutophobie : peur de rougir. Pas Erotophobe, merci ! Erotophobie : aversion par rapport aux sensations et expériences de nature sexuelles, non ça, ça va merci)
Mais voilà, un petit rougissement des pommettes il paraît même que c'est mignon (et puis comme j'aime bien en rajouter, en vrai je ne deviens pas écarlate chaque fois que je dois acheter mon pain, hein). Mais là ne s'arrête pas notre histoire !!! Penchons nous un peu sur les paroles de cette chanson si vous le voulez bien...
Dis moi, Céline, les années ont passé.
Pourquoi n'as tu jamais pensé à te marier ?
De toutes mes surs qui vivaient ici,
Tu es la seule sans mari.
Bon, hé bien voilà, Hugues est très clair, très diplomate, on arrive tout de suite dans le vif du sujet, merci de le souligner, Céline est la seule qui n'ait pas su se caser ! Mais bon il est bien brave, il arrive à nous faire croire que Céline "n'y a pas pensé"... Ah ben oui tiens c'est con ça j'avais oublié !!!
Non, non, non, ne rougis pas, non, ne rougis pas.
Tu as, tu as toujours de beaux yeux.
Encore une fois le message est clair : Ma pov' Céline t'es malfoutue, tu fous le camp de partout, on se demande même si tu commences pas à fuir, mais tout va bien, t'as de beaux yeux !
Ne rougis pas, non, ne rougis pas.
Tu aurais pu rendre un homme heureux.
Alors ça c'est dur pur bonheur, ma phrase préférée je crois ! Dites-moi c'est censé la consoler ça not' Céline ?! Non parce que l'usage du passé c'est d'un cynisme dingue !
Dis moi, Céline, qu'est il donc devenu
Ce gentil fiancé qu'on n'a jamais revu ?
Est ce pour ne pas nous abandonner
Que tu l'as laissé s'en aller ?
Euh rappelez moi, on parle duquel là ? Moi non plus je l'ai jamais revu hein ! Mais encore une fois Hugues à la solution et trouve un moyen de ne pas accabler Céline : C'est pas parce qu'elle a pas su le garder, c'est juste par pure bonté d'âme pour ses proches qu'elle l'a "laissé s'en aller"... !
Mais non, Céline, ta vie n'est pas perdue.
Mouaaaarf, j'adore, c'est pathétique comme il essaye de se rattraper !!! Après avoir dressé un tel tableau ça va être un peu juste comme consolation ça, peut mieux faire Hugues !
Ne pleure pas, non, ne pleure pas.
Tu as toujours les yeux d'autrefois.
Ne pleure pas, non, ne pleure pas.
Nous resterons toujours près de toi
Ben vla !!! Tu me dresses le tableau de ma décrépitude, de tout ce que je n'ai pas vécu, et en plus j'apprends que je vais me traîner ces boulets-là encore toutes les années qu'il me reste à tirer, et je devrais surtout pas pleurer ?! Ben fallait y penser plus tôt Hugo !!!!
Alors voilà, ça fait bientôt un quart de siècle qu'on me rabâche que j'ai raté ma vie parce que j'ai été trop gentille, mais que je dois me rassurer parce que j'AURAIS PU la réussir !... ouf...
Elle est pas belle la vie ?! ;-)



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Qui qu'a dit quoi