Espace blabla



(mais en vrai j'ai un peu grandi, hein...)

Bienvenue chez moi, faites comme chez vous !


* * * Pour toi public, l'espace incontournable : mode d'emploi, fiche signalétique, point de vue imprenable, table d'orientation, et on vous offre même un verre de bienvenue, ça se passe là :  


Pour vos oreilles

Lundi 1 août 2005
 

Un article rectificatif s'impose ! Quelques un de mes plus honorables lecteurs mâles ayant été offusqués par une formule évadée d'un de mes précédents articles, je viens éclaircir l'affaire !

Ces messieurs n'ont pas apprécié que j'évoque "un bordel de mec", regnant dans un appart de mec...

M'enfin messieurs, c'est avec un sourire en coin que j'observe ces bordels de mecs ! C'est toute attendrie que je scrute cet adorable désordre !

Et n'allez pas protester, un bordel de mec, c'est quelque chose ! Même Bénabar le dit ! Je ne résiste pas à l'envie de vous chantonner ces paroles :



Y a une fille qu'habite chez moi


Plusieurs indices m'ont mis la puce à l'oreille
J'ouvre l'oeil
J'vais faire une enquète pour en avoir le coeur net
Ca m'inquiète

Y'a des détails qui trompent pas

Les draps la couette et la taie d'oreiller
Sont plus dépareillés
A coté de mes fringues en boule ("tempérament artiste du mec, dirait Ronan, l'illustration parfaite du détachement à l'aspect matériel des choses" ;-)
)
Y'a des vêtements pliés et repassés

Y'a des détails qui trompent pas
J'crois qu'y a une fille qu'habite chez moi!

Deux brosses à dent dans la salle de bain
Du savon sans savon et le sèche-cheveux
C'est certainement pas le mien
Des petites boules bizarres
Pour parfumer la baignoire (ben oui Alainx, ça existe aussi un bordel de nana, mais au moins, il sent bon ! :-D)
C'est un vrai cauchemar
Quelqu'un a maasacré tous mes amis cafards!

Dans la cuisine des sachets de thé
De verveine de camomille
Un message sur le répondeur d'une mère
Qu'est pas la mienne
V'là qu'elle s'en prend à ma famille!

Y'a des détails qui trompent pas

Quelqu'un en douce a fait la vaiselle
Où sont mes habitudes mon ménage trimestriel?
J'ouvre le frigo horreur mais c'est d'la folie!
Y'a plein de légumes!
Rah y'a même des fruits!

Y'a des détails qui trompent pas
j'crois qu'ya une fille qu'habite chez moi!

Où sont mes potes qui glandaient devant la télé
Les boîtes de pizza les paquets de chips éventrés
Les mégots de cigarettes écrasés dans les assiettes
Ma collection de new look? aux oubliettes!

Sur la table de nuit y'a plus de capotes mais de l'aspirine
Y'a une fille qu'habite chez moi
Y'a aussi des bougies contre l'odeur de la nicotine
Y'a une fille qu'habite chez moi!

Y'a des détails qui trompent pas

Y'a un vrai rideau y'a plus un drap cloué sur la fenêtre!
Qu'est ce que c'est que ça mon Dieu mais c'est une plante verte! (Ah, ben comme chez Had' en fait ! :-))

L'aspirateur est encore chaud
C'est trop je porte plainte!
Je vais l'emmener au labo
Pour vérifier les empreintes

On dirait que je suis plus célibataire
La coupable je la tiens
Elle est devant l'étau se resserre
Accrochée au téléphone assise en tailleur
Dans une jolie robe à fleur
Une fille me dit "arrête ton cinéma
Et le loyer je le paye autant que toi!"



Non vraiment un bordel de mec, moi j'aime assez...

Ouaip... Qu'est ce que j'aimerais qu'un bordel de mec vienne envahir mon petit chez moi... Qu'il vienne faire crever mes plantes vertes, et envahir mon espace vital. Que sa bande de potes dégénérés ne décampe plus de là. Que le lavabo soit plein de poils, et que je gueule juste un peu en faisant la fille exaspérée. Qu'il remplisse mes placards de bière et de bonbons haribos (je les vois bien ces grands gamins à la caisse des supermarchés :-)).


Je veux qu'y ait un gars qu'habite chez moi... ! 

par Céline à 22h05
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Samedi 30 juillet 2005

En ces temps moyennement estivaux... J'ai des envies de rentrée ! Alors je songe avec une douce nostalgie à ma dernière année de fac, en me réjouissant de la prochaine. Et un article chez Brad-Pitt Deuchfalh (que je viens de rajouter dans mes liens) m'a rappelé un pan particulier de cette année...

 

Faut rappeler que j'ai débarqué à la fac il y a sept ans quand même ! Et après une petite interruption, j'y suis retournée, en attaquant un nouveau cursus. Me retrouve donc en première année, un bail plus tard. (Petite parenthèse : Olenka si je me souviens bien la première fois qu'on s'est parlé, tu m'as dit, un peu toute paniquée par cette grande fac inconnue "toi aussi c'est ta première année ?" Et ça m'a fait tout drôle de te répondre "euh non c'est ma... septième !" :-))
Et ça a pas mal changé. Euh quoi ? Moi ou eux ? Probablement un peu les deux.
Moi j'ai grandi. Enfin pas sur la toise. Je ne me rends juste plus en cours dans le même état d'esprit.
Mais les jeunes qui sont jeunes aujourd'hui, j'ai l'impression que c'est pas les jeunes qu'on était hier. (oui je sais, à ce rythme là je serai très vite une vieille conne désabusée ! :-D) Certains ont un rapport au prof assez étonnant.
On entend aux infos des jeunes qui persécutent leurs profs, leur crachent à la gueule, les méprisent... Il y a sept ans, je nous sentais très, très loin de tout ça. Aujourd'hui, je sens l'embryon de cette violence. Il n'est rien arrivé de grave, ou pas encore. Juste un frisson qui me glace parfois. Je ne suis sûrement pas pour idolâtrer les profs, il y a un bon nombre d'incompétents qui ne méritent pas une grande considération. Mais peu importe, face à un prof, il y a un minimum de respect qui s'impose. Comme face à toute personne d'ailleurs, mais en plus, celle-ci est la pour nous enrichir, nous guider, nous éclairer dans un domaine qu'ils maîtrisent... Alors pourquoi d'emblée ce mépris ?! Pourquoi y voir des ennemis ? Pourquoi se sentir aggressé à la moindre directive ?... Je regarde mes collègues, perplexe...


Sauf quand ils m'inspirent un peu plus d'horreur...
On avait un tout jeune prof cette année. Peut-être mon âge. Visiblement une de ses premières expériences de prof. Pas beaucoup de charisme, faut être honnête, une voix toute faible (malgrè la petite salle de 30 étudiants), monocorde... Le physique qui va avec : frêle, pas très souriant. Et puis, ce qui achève de le décrédibiliser aux yeux de ces hyènes : des cheveux un peu trop longs, des manières un peu trop efféminées.
Je squatte le dernier rang, en compagnie d'une bande de « joyeux lurons » plutôt gerbants. Un petit gang, façon caïds des cités. Ils n'en ont visiblement rien à foutre de ce TD. D'ailleurs je ne les vois rapidement plus dans les autres cours, comme beaucoup d'autres, ils s'inscrivent en fac pour la forme, et jettent l'éponge dès le premier mois (pour les plus persévérants). Mais là, ils ont trouvé un supeeer objet d'amusement. Et l'objet évidemment c'est le petit prof, qu'ils chahutent comme une boule de flipper, qui n'a plus de contrôle sur sa direction.
Ils passent leur temps à discuter entre eux, à voix haute (bien plus portante que celle du prof). Font sonner leurs téléphones respectifs, ou passent leurs coups de fil « discrètement ». S'interpellent (oui parce qu'ils préfèrent se disperser sur 2 ou 3 rangs, c'est plus drôle). Refusent gentiment quand le prof distribue des feuilles (non merci on en veut pas). Prennent une petite voix, lorsqu'il tourne le dos pour l'appeler « monsieur s'il vous plaît ? » (effet desespérément garanti : il se retourne, demande « oui ? » pas de réponse « ah je croyais qu'on m'avait appelé ». Et les autres pouffent. Reproductible à l'infini...). Balancent des boules de papiers (Non non, pas la maternelle, la fac...). Sortent de la salle...

Bien sûr que c'est à lui de réagir, de s'imposer. Régulièrement il leur demande, la voix tremblante « messieurs, si ce cours vous intéresse, vous restez, sinon, vous pouvez absolument sortir, personne ne vous retient, la présence à ce TD n'est pas obligatoire ». Réponse immuable : « Oh non non ! On reste ! »... Evidemment que c'est une erreur de ne pas les avoir virés tout simplement. Mais il n'avait absolument pas les épaules pour affronter la constance de leur persécution. Le mot est fort, peut-être, mais ce n'était pas autre chose. Ils sont venus jusqu'au tout dernier cours, chaque semaine, le sourire aux lèvres...

J'allais à la fac un peu anxieuse, les jeudi, en me rendant à ce triste spectacle. Au fil du cours, mes nerfs se tendaient. J'essayais de faire abstraction des petits cons, vainement bien sûr. Alors je mettais toute la noirceur possible dans mon regard, et dans mes toutes discrètes protestations. Je ressortais de là survoltée.
Et en colère de ne pas réagir davantage. De ne pas manifester plus clairement mon ras-le-bol. De ne pas avoir apporté la moindre marque de soutien à ce prof en détresse.
Ils auraient tout à fait pu aller plus loin.
A quel moment j'aurais agi ?
Où commence l'insupportable ?
Est-ce que j'aurais attendu que quelqu'un dise « stop » pour dire « moi aussi » ?


Ces questions-là me font peur, parce qu'elles dépassent bien évidemment le cadre de l'anecdote...

par Céline à 18h30
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Mercredi 27 juillet 2005
 

Hier on me demandait quels humoristes j'aimais bien... Euh... Ben j'aime pas les comiques moi !... Avec un petit effort j'ai pu citer Dany Boon, c'est vrai qu'il est sympa... Mais sans plus...


Non j'arrive pas à rire devant un comique. Je ris de tout dans la vie, mais devant un comique, ça me bloque.

Pour me faire rire, il faut avant tout me surprendre, créer un décalage. J'aime les paradoxes. Alors si on va voir un spectacle POUR rire... Ben y a plus moyen de surprendre, on s'attend à rire, ça gâche tout...

Non moi il me faut du décalé. Du contradictoire.


Je suis réceptive au côté digne et absurde de Woody Allen. Mi tragique, mi déjanté. Quelques citations piochées juste pour vous :


  • - Le sexe sans amour est une expérience vide.
    - Oui, mais parmi les expériences vides, c'est une des meilleures !

  • Ce n'est pas que j'aie vraiment peur de mourir, mais je préfère ne pas être là quand ça arrivera.

  • J'aimerais terminer sur un message d'espoir. Je n'en ai pas. En échange, est-ce que deux messages de désespoir vous iraient ?

  • L'argent est plus utile que la pauvreté, ne serait-ce que pour des questions financières.

  • Si Dieu existe, j'espère qu'il a une bonne excuse.

  • L'éternité, c'est long, surtout vers la fin.

  • Je tiens beaucoup à ma montre, c'est mon grand-père qui me l'a vendue sur son lit de mort.

 

Voilà, tout ça j'adore. Mais j'ai aussi un humour au visage beaucoup moins fin que celui de l'ami Woody.

Par exemple j'ai ADORE me réveiller avec Mickaël Youn et son "Morning Live" (au début au moins, même le lourd a ses limites). Parce que ce type est malade, parce qu'il repousse toujours plus loin les limites du faisable.


Mais aussi...

Oui, surtout !

Je MEURS DE RIRE devant "Happy Tree Friends".
Comment, vous ne connaissez pas ?! Alors attendez avant d'y aller, que je vous mette en garde : vous serez nombreux à ne pas aimer, voir même à détester. Attention, humour TRASH. Ame sensibles abstenez vous, c'est un ordre !

Le secret du succès : Le décalage entre un petit dessin animé tout mignon, genre bisounours, petites voix et attitudes à croquer... En opposition avec le scénario, qui finit (et commence !) systématiquement dans un bain de sang atroce, leur imagination est elle aussi sans borne !

Alors là, j'avoue, je m'attends à rire (ma théorie est donc foireuse), mais je me BIDONNE ! Je ne peux pas retenir des petits cris "oh non ils vont quand même pas ... Raaaah si !!" "Aaaah" "Nooon" !!!
Attention, regarder Happy Tree Friends à plusieurs peut se révéler bruyant... :-)
(Les courts épisodes sont visibles sur le site, "watch episodes")


Vous m'aimez quand même encore ? :-)

par Céline à 22h15
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Samedi 23 juillet 2005
 

Cette semaine, des copines étaient de passage chez moi quand l'une dit : « Ce qui m'étonne toujours quand je viens chez Céline, c'est le nombre de chaises qu'elle a ! ». Et l'autre s'étonne « Ben pourquoi ? Ah oui, j'avais oublié le fauteuil moi ! »



Ben oui c'est vrai j'ai quelques chaises quand même ! Euh, sept je crois. Et deux fauteuils en rotin (et un troisième mais il est toujours squatté par Winnie l'ourson !). Et un canapé aussi. Mais c'est vrai que je n'y ai jamais posé mes petites fesses ! :-D (Sauf les fauteuils, quand j'étais petite, puisque je les ai récupérés de mes parents ! ;-))

Oui c'est vital quand même ! Et ça arrive pourtant d'en manquer et d'aller en quémander chez les voisins ! ;-) D'ailleurs avant d'emmenager, je devais a-bso-lu-ment avoir mon clic-clac, les copines attendaient ça de pied ferme... :-)

Oui, oui, vous pouvez aller chez des handicapés, a priori ils vous feront asseoir quand même...


« A priori » oui, mais pas toujours, c'est vrai.

Je suis allée une fois chez un gars en fauteuil (Aaaaargh démon, sors tout de suite de moi ! Mais qu'est ce qui m'est arrivé ?! :-D). Un grand studio, bon un studio de mec quoi, avec un bordel de mec. :-) Je suis avec mon assistante, il nous propose à boire, je m'approche de la table... Ah ben y a pas de chaise qui gêne autour de la table, c'est pratique ça... Oui, tellement pratique que mon assistante doit s'exiler sur son lit. Il n'a tout simplement AUCUNE chaise chez lui ! Non, il ne vient pas juste d'emmenager.Oui il dit avoir plein de potes... Ah bon... Deux personnes arrivent ensuite. Le vieux s'installe lui aussi sur le lit et l'autre s'approche de nous. Visiblement, c'est une habituée des lieux, alors elle empoigne le déambulateur de notre hôte qui peut servir de siège... Si on est pas trop exigent quoi !


Je suis ressortie de là scotchée ! Sidérée !

Ca peut sembler relever du détail pour lui, mais moi j'ai trouvé ça gravissime ! (moi, excessive ? :-))

Comment peut-on parler d'intégration, si on ne fait pas nous même un minimum d'effort pour vivre dans le monde des bipèdes ?! Comment peut-il imposer ses règles du jeu comme ça, sans imaginer que ça ne fait que souligner sa différence, et le met encore plus en marge ?

Est-ce que les aveugles s'amusent à recevoir leurs invités dans le noir ?


En rentrant, j'étais partagée entre un réel sentiment de malaise quant à cet univers étrange... Et puis une bouffée d'air pur en (re)découvrant que chez moi, ça n'était pas différent de chez mes voisins ou amis. Que j'étais bien dans le monde. Si j'avais encore le moindre doute à ce sujet, ça a suffi à le dissiper ! :-)

 



(Viendez chez moi, j'ai 7 chaises ! :-D)

par Céline à 23h15
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Vendredi 22 juillet 2005
 

Vous en faites quoi de vos souvenirs, vous ?


Attendez, ne me dites pas que vous les mettez dans une boîte, je ne parle pas de vos dents de lait, cartes postales ou coquillages. Non, je parle de souvenirs un peu plus vaporeux, immatériels...


Les bons souvenirs, c'est assez facile : toujours à portée d'esprit, prêts à être convoqués, ils se bousculent pour revenir buller à la surface. Un joyeux chahut.


Les mauvais souvenirs, ils sont un peu plus récalcitrants, mais avec un peu de poigne, on arrive à les mater. Direction : le fond d'un tiroir bien inaccessible, à l'arrière du cerveau, enfermés à double tour.


Non, là où je bloque un peu plus, c'est pour le reste. Les souvenirs moins francs, ceux qui nous ont fait autant de bien que de mal...

J'ai pas le coeur à les enfermer avec la masse noire et grouillante du tiroir en bas à gauche, là... Et puis si je fais ça, je me prive de tous les petits ou grands bonheurs que ça m'a apporté... Et j'en ai besoin...

Mais si je les laisse en liberté, ils continuent à me ronger. M'empêchent d'avancer...


Alors je fais des bulles de savon.

Je mets ces curieux souvenirs sous cloche. Ils ne me quittent ainsi jamais vraiment, mais dans leur écrin nacré, ils deviennent beaucoup plus supportables à contempler. Et on s'y fait. Ils vont et viennent, au gré du vent. M'accompagnent sur le chemin...

Oui mais les bulles de savon, on sait bien ce que c'est : une beauté bien éphémère. On ne voit rien venir, et puis voilà un courant d'air, un mot, une chanson, une date, un regard... Et "plop" fait la fragile bulle, répandant illico le pire et le meilleur...

Je reprends mon savon, et dans un souffle, je re-ferai des bulles...


par Céline à 15h45
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Souriez !

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