Espace blabla



(mais en vrai j'ai un peu grandi, hein...)

Bienvenue chez moi, faites comme chez vous !


* * * Pour toi public, l'espace incontournable : mode d'emploi, fiche signalétique, point de vue imprenable, table d'orientation, et on vous offre même un verre de bienvenue, ça se passe là :  


Pour vos oreilles

Lundi 28 mars 2005
Mon petit épisode fracassant avec la petite fille de l'autre jour m'a rappelé une autre mésaventure. Allez savoir pourquoi, elle fait marrer tout le monde, et quand par hasard on découvre une personne qui ne connaît pas Octave, les copains me disent « Oui Céline, vas-y, raconte Octave !!!! »
Bon... Je vais donc vous parler d'Octave.

Il y a quelques années, une petite soirée de printemps, à la terrasse d'un Quick (oui bon...), avec deux copines. On mange. Jusqu'ici tout va bien, on se prépare à une bonne petite soirée. A une table à côté, un petit couple. Ou plutôt non, un gars et une fille. Ils mangent aussi. (ben quoi, je plante le décor !) La fille a un genre de petit rat dans sa poche, qui pointe son nez dehors. Je me documenterais plus tard, c'était un octodon en fait. Le petit rat sort un peu plus que son nez, trotte sur les genoux de la fille... Et puis se trouve un peu à l'étroit, alors descend faire un tour. On observe son petit manège d'un oeil, il va de table en table, cherchant probablement quelques miettes ici ou là... Et puis il vient vers notre table, tourne un peu, et décide de se poser à l'ombre sous mon fauteuil. Soit. La fille finit par remarquer son absence, on lui fait signe qu'il est sous moi... En même temps on vérifie quand-même... Zut, pas de rat sous mon fauteuil, et on est pourtant sûres qu'il n'en est pas sorti... Bon y a pas 36 solutions, il est monté... Là nos voisins se rapprochent, commencent à s'inquiéter un peu... L'heureuse maîtresse de la bête jette un oeil et aperçoit « Octave ». Elle l'appelle, Octave ne bouge pas. Elle use de tous les petits noms et tout son charme possible, rien à faire. Ils essayent de l'attirer avec des frites, Octave les ignore. Ils le titillent, le poussent à l'aide d'une paille. Pas moyen. Bon, on décide d'attendre un peu qu'Octave ait envie d'aller faire un tour, et on finit nos repas respectifs... On prend notre temps, mais une demi-heure plus tard, je couve toujours Octave, et on a pas spécialement prévu de passer notre soirée ici... Les jeunes reviennent retentent d'amadouer le rat – pardon, l'octodon – toujours décidé à camper sous moi... Et là le gars commence à s'inquiéter, « non parce que quand même, c'est un rongeur non ?! ». La fille confirme « Oui il a bouffé tous les fils de ma gazinière » ! Ah oui quand-même, bon ben Octave t'es gentil, tu ne touches à RIEN !!!

Un quart d'heure plus tard, on en a un peu ras-le-bol de supplier monseigneur Octave...Le gars me dit « avance un peu, ça peut lui faire peur ! » T'es sûr ? Oula... Bon, j'avance un petit coup, juste histoire de faire une petite secousse pour déloger le parasite. Il a été un peu surpris, il bouge un peu. On reprend les négociation, mais il se terre à nouveau. Je roule encore, mais il s'est habitué. Le gars me suggère de bouger plus, plus vite, mais j'ose pas moi ! Alors j'y vais par petits coups, mais bien sûr ça ne sert à rien. Il m'affirme qu'il n'y a pas d'autre solution (le rat n'est pas à lui, mais la fille acquiece sans trop prendre d'initiative).
« Tu vas à fond et tu ne t'arrêtes qu'à l'arbre ! » Gloups. Ca fait 4 ou 5 mètres. Je suis pas très chaude mais tout le monde me dit de le faire.
C'est partiiiiiiiiiiii ! Je fonce ! 1 mètre. 2. Puis 3... Puis un gros Hiiihihihihghhhighiiiiighii + une sensation de frottement contre ma roue ! Je stoppe tout et Octave s'ejecte de mon fauteuil. Il parcourt un mètre et tombe raide.

Gloups :-)

C'est pas moi qu'ai commencé ! :-)


Alors on a encore passé 10mn au Quick, pendant qu'à la table d'à côté, la fille pleurait toutes les larmes de son corps, en tenant Octave dans le creux de ses mains et en essuyant régulièrement le sang qui perlait de son nez. Et implorait son copain : « Mais il est encore chaud ! Il est encore chaud, il est pas mooort hein ?! »... Son copain qui nous regardait limite amusé par l'aventure, mais qui restait assez diplomate avec elle ! :-)
A la table d'à côté, une vieille faisait ses commentaires beaucoup moins discrètement. Je regrette de ne pas m'en souvenir exactement, mais je crois que c'était du genre « Ca fera toujours un rat de moins sur terre » ou encore « Ben regardez y a une poubelle au coin de la rue ».... :-)

Maintenant j'habite près de ce Quick, et j'ai une pensée pour Octave chaque fois que je passe à cet endroit... :-)

par Céline à 18h08
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Lundi 28 mars 2005

Hier, Pâques obligent, les cloches sont passées chez mes grand-parents. Les cloches, c'est plus ce que c'était : une clémentine et deux oeufs en chocolat (un petit d'environ 1cm de haut, et l'autre, dit «gros » devait faire, oh, au moins 4 ou 5cm !). Merci les cloches !

Mais remarquez, j'en aurais pas vraiment voulu plus, j'en rafole pas. Non, moi j'ai passé tout le repas à loucher sur les Mon Chéri que quelqu'un avait gentiment apportés à mon grand-père... Je me suis quand même retenue de baver, ça ne se fait pas chez ces gens-là !


Ah les Mon Chéri et moi !

Notre belle histoire d'amour a commencé l'hiver dernier. Salwa en était au début de son histoire avec son chéri. Ils n'étaient peut-être même pas encore ensemble. Mais le bon Hicham, prêt à tout pour la conquérir, lui a offert une belle boîte de chocolats... Des Ferrero à la noisette (elle n'aimait pas la noisette) et des Mon Chéri (en bonne musulmane, pas une goutte d'alcool)... J'ai beaucoup apprécié le geste de son (futur) chéri !!!

Ainsi commença ma passion. Un par jour, après le repas de midi, avec mon thé ou cappucino... Vous ne le savez peut-être pas, mais c'est tout un art de déguster un Mon Chéri... Il faut commencer par un coin, toujours. Et puis grignotter tout doucement le bord, le faire fondre tout doucement. Quand la paroi est enfin trouée, là ça devient très critique ! Il faut continuer à grignotter le chocolat, tout en aspirant l'exacte dose de liqueur nécessaire. Ni trop ni trop peu. Eviter aussi de trop pencher le Mon Chéri afin de ne pas s'en foutre partout ! Arrivé à la moitié du chocolat, généralement il ne reste plus d'alcool. MAIS !... Il reste encore la cerise ! Alors là on hésite plus, fini les simagrées, on dévore le tout qui se mèle délicieusement dans la bouche...

Et puis on attend le lendemain pour retrouver ce rituel...


A noël j'espérais qu'Hicham offrirait à nouveau des Mon Chéri à Salwa... Mais les tourteraux sont désormais mari et femme, alors malheureusement il commence à connaître ses goûts...

Et bien figurez-vous qu'Hicham à quand même offert une boïte de Mon Chéri... Mais à MOI ! ;-)

Alors les oeufs des cloches, j'en ferais généreusement don à mon frère, et demain je file m'acheter une petite dose de Mon Chéri !...

par Céline à 15h19
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Samedi 26 mars 2005

 Vite, tant qu'on est encore en mars, faire un post sur ses fameuses giboulées !

Parce que j'adore les giboulées !

Déjà le mot en lui-même est génial, non ? Giboulées. Giboulées. Je pourrais le répéter encore des dizaines de fois tellement il roule joliment ! Ca sonne un peu comme « ribouldingue », merveilleux mot lui aussi !

Giboulées ...

Et puis en même temps, j'aime assez le phénomène ! Imprévisible, brutal, mais qui ne nous ennuie pas bien longtemps ! Juste le temps de courir se mettre à l'abri d'un d'arbre, ou d'un store de magasin. Le temps de se serrer contre des inconnus, de partager un petit moment de pagaille à peine rafraîchi, tout en sachant que dans 2 minutes, le beau temps sera revenu et la vie reprendra son cours comme si de rien n'était...

Jusqu'à la prochaine averse !

par Céline à 15h24
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Mercredi 23 mars 2005

Vous dites des fois l'expression "passer sur le corps" ? Oui ?
Que vous êtes petits ! Moi je l'ai FAIT aujourd'hui !
Oui, je suis passée sur le corps de quelqu'un. Mais comme je suis une misérable merde, je m'attaque aux enfants pour commencer !

Faut quand même que je vous raconte ça ! J'ai déjà écrasé pas mal de personnes, forcément, ceux qui ont la persistante manie de laisser leurs pieds juste sous mes roues quand il est évident que je vais me déplacer. Mais on est d'accord, là on ne parle que de pieds. Aujourd'hui j'ai fait beaucoup plus fort, plus fort que jamais. (Non mais respirez hein, y a pas eu mort d'Homme ! :-D)

medium_marcel.jpg


Cet après-midi, j'allais à la fac à pied, sous le soleil, la vie était plutôt jolie ! Bon, je venais de me faire "doubler" par mon prof, donc je hâte un peu le rythme, mais sans se rendre malade, à vitesse de marche normale, c'est quand même qu'un cours !
On passe devant le "relais bébé" des restos du coeur. Un petit groupe de personnes hétéroclites attendent visiblement l'ouverture. Des hommes, et une femme avec 3 enfants. Y a largement la place de passer à côté d'eux, je passe mon chemin. Mais voilà, les gamins chahutent et un garçon pousse sa soeur (une dizaine d'années). Vers moi. "Oh attention reprends-toi ne recule pas comme ça ou tu risques de te faire mal !". Oui enfin je n'ai eu le temps de sortir qu'une fraction de "oh", que la gamine avait le pied contre ma roue. Là cher public je te demande un petit effort de visualisation, épluchons la scène au ralenti. La petite, destabilisée par le choc s'affale par-terre, comme couchée sur le côté, le pied contre ma roue. Sauf que le fauteuil, encore en route escalade le pied de la môme par la face sud ! Me voilà une roue sur sa cheville, les 3 autres plus ou moins posée ! A ce moment là le message étant arrivé au cerveau, j'avais bien sûr laché la manette, et de toutes façons avec la secousse ma main à valsé sur le côté. Mais voilà, un fauteuil ça réagit moins vite qu'un système nerveux, alors il a cheminé encore quelques centimètres le long de sa cheville, puis de son molet, tranquilou, comme sur une piste de décollage !... Sauf que j'ai pas décollé du tout, je suis au contraire restée sur le petit molet, bien pesante. 200 kilos quand même... (Non je vous vois venir : mon fauteuil pèse 150Kg !) Je vous promets que la sensation (la mienne !) est TRES désagréable...(oui je veux bien croire que la sienne aussi !) Gloups !
Enfin dans tout ça, je broie encore la petite, vu que mon bras avait valsé ! On se précipite (mon assistante ? La maman ?) pour me remettre en position, et je reprends le chemin inverse et retrouve la terre ferme... Brrr le voyage retour n'est pas bcp plus agréable !

"Et la gamine ?!
Ben écoutez la gamine elle a pas bronché. Pas crié, pas pleuré. Elle a juste eu l'air de pas trop comprendre ce qui lui était arrivé ! Elle s'est relevée un peu hagarde, sa mère a enlevé la chaussure, vérifié qu'il n'y avait pas de dégats. Pendant que moi j'avais toujours la bouche ouverte, et que je bredouillais une alternance de ça va ? / Ca ira ? / Oh excuse-moi / Excusez-moi / je suis désolée... Jusqu'à ce que la mère m'entende enfin. "Oh mais non, ça va, c'est rien du tout !!! Non mais c'est pas toi, c'est lui là !" dit-elle en filant une torgnolle au petit frère...

Depuis j'alterne entre un "j'en suis malade", enchaînement d'images dramatiques et frissonantes, et un "waouh le travail de cascadeur trop fort, jamais je le referais aussi bien !" puisque finalement ça s'est pas si mal fini !...,
par Céline
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Lundi 21 mars 2005

medium_miroir.jpg



Bizarre bizarre... Vous avez dit bizarre ?... Comme c'est étrange !...

Voilà trois fois en quelques jours qu'on me dit que je suis belle... Non non, pas le genre "oui vous êtes très belle avec cette chemise achetez-là, achetez-là !" encore moins le genre drague, non, le compliment n'était pas masculin, mais de femmes... En fin de compte, c'est peut-être bien encore plus joli comme ça...

Alors voilà, mon miroir m'interroge... Ou le contraire... ?







Et je m'interroge : vous lui dites quoi à votre miroir ?
Ah bon, déjà vous ne lui parlez pas ? Oups la folie me guette donc... ! :-)
Non non, j'exagère, je ne lui parle pas plus qu'à mes plantes... Bon OK je parle à mon ficus, mais pas aux autres, promis ! :-D
C'est plutôt à moi-même que je parle quand je le croise (mon miroir) et je me dis invariablement "ah oui c'est vrai, je ressemble à ça !"... Ni plus ni moins. Pas de "waouh quel canon je suis, je m'aime tellement", ni de "allo maman bobo, maman comment tu m'as fait chuis pas beau". Non juste une redécouverte à chaque fois. "Ah oui c'est vrai." Et à nouveau j'oublie ! Je ne sais pas à quoi je suis censée ressembler dans mon esprit, mais visiblement c'est pas tout à fait ça ! :-) (oui je sais, c'est très grave docteur...)
Moi je m'emerveille de ces gens quasi-parfait qui passent leur temps à examiner les énooormes défauts qu'ils sont seuls à voir, ou encore de ceux qui sont hors des canons de beauté, mais qui vivent accrochés à leur miroir sous pretexte de vérifier qu'ils sont présentables !

Alors voilà, je fais un sondage ce soir : quelle est la petite phrase qui pourrait résumer votre apparition le miroir ?...

par Céline
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Souriez !

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