Espace blabla



(mais en vrai j'ai un peu grandi, hein...)

Bienvenue chez moi, faites comme chez vous !


* * * Pour toi public, l'espace incontournable : mode d'emploi, fiche signalétique, point de vue imprenable, table d'orientation, et on vous offre même un verre de bienvenue, ça se passe là :  


Lundi 14 novembre 2005
 
Il y a quelques années, je prenais le train pour Paris (bon, ça c'est le détail inutile). Trois heures de route. Je dois bien dire que c'est un petit bonheur pour moi le train, je crois que je ne pourrais pas m'en lasser. Je ferais bien le tour de France comme ça, à descendre à peine du wagon, mais juste pour le plaisir d'être bercée par le doux ronron du train, à partager une intimité distante avec les autres voyageurs....
Ce voyage là, je le faisais en compagnie d'une copine. Autre compagnie, à côté de moi se trouvait un jeune couple avec un bébé. Ah ça je ne pouvais pas les rater. Je me demande encore quelle était leur histoire. Mais il y en avait une, différente, je suis persuadée. Je passais en revue les possibilités...
Ils étaient hyper attentifs au môme, qui devait avoir un an environ. (fille, garçon, j'ai jamais su) Mais attentifs à l'excès. Un peu comme si ils venaient de l'adopter, et qu'ils s'émerveillaient encore de l'avoir avec eux. Ou encore il venait de sortir de l'hôpital, après de graves problèmes. Ou peut-être même qu'ils l'avaient kidnappé ! Si si, sur le moment j'ai même pensé à ça ! :-) Ils lui parlaient énormément, et bien fort, comme si on devait être témoins de ça... Déplaçaient la poussette avec ostentation et excuses au gars qui passait avec son chariot-ravitaillement, plus un petit mot pour que le monsieur s'attendrisse devant bébé. Quand bébé s'est enfin endormi, ils ont casé la poussette à côté de moi. Puis à son réveil, nouveau cinéma, ooooh regarde bébé à côté de qui tu as dormi, tu as dormi à côté de la jeune fille...
Bon, je ne sais pas trop comment décrire le "malaise" ressenti, peut-être venait-il du décalage entre ces parents hyper enthousiastes et communicatifs, et ce bébé presque indifférent, limite blasé...

Mais ce n'est pas là que je voulais en venir !
Si je repense encore à eux souvent, c'est le soir, quand je n'arrive pas à m'endormir. Je ne compte pas les moutons, non, j'arrive pas les voir bouger, sauter la barrière en imagination. Ma première arme, c'est le souvenir de l'anesthésie par masque, dont je vous avais déjà parlé.
La deuxième arme, c'est la "berceuse" que chantait cette dame à son gamin. Et là on comprend bien que le petit ait eu l'air blasé.
La dame ne savait visiblement pas chanter. Ou bien sa culture berceutique était à néant. Peu importe, il fallait endormir le marmot, alors, en plus du roulis du train, en plus du roulis qu'elle imprimait à la poussette, elle le soûlait d'une répétition interminable de "câlin petit ange, câlin petit amour, câlin petit ange, câlin petit amour,..." sur un ton monocorde... INTERMINABLE je vous dis ! Ma copine dormait déjà depuis longtemps, moi j'ai entendu ça pendant un bon quart d'heure. Je vous promets que c'est LONG. Je comprends pas ce môme, c'est pourtant radical, on a qu'une envie, fuir cette réalité et se réfugier dans ses rêves ! :-D

Démonstration ici : Les soirs d'insomnie, cliquez ici puis selectionnez la lecture en boucle ! :-D

Conclusion : une berceuse n'est pas faite pour être jolie, mais pour endormir, et tant pis pour les autres voyageurs du train.
 

par Céline à 15h23
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Dimanche 13 novembre 2005
J'ai honte.
Si j'écris petit et rouge, comme ça, c'est que j'ai honte...
J'ai cédé, voilà !
Ce truc me faisait horreur au début. Je voyais ça chez les autres, je trouvais ça limite indécent...
Et puis un jour, l'envie m'a pris, et je l'ai utilisé. Chez les autres, ola, pas pour moi !

Oui mais voilà, finalement pourquoi pas pour moi ?...

Suite à cette note ou je parlais du plaisir d'offrir/recevoir des livres...
Et puisque moi je trouve du plaisir à en offrir...
Et même autre chose, cf mes concours ;-)

Ben on ne sait jamais, j'ai peut-être, parmi mes lecteurs de généreux mécènes qui voudraient bien disposer de cet outil !...

Quoi quel outil ? Ben une wishlist, voilà c'est dit...

Mais comme j'aime pas faire comme tout le monde, comme j'aime pas l'aspect "liste au père noël", on va jouer à contourner ça !
J'ai mis dans ma wishlist quelques trucs. qu'il ne me déplairait pas d'avoir, mais sans plus. Si (quoiii on ne sait jamais !) quelqu'un veut un jour me faire parvenir un livre... Il a carte blanche sur le site, j'explique : selectionnez un de mes livres "souhaité" (pour sélectionner mon adresse d'envoi), puis rajoutez quelque chose de votre choix, issu de tout amazon, hors liste, et avant de valider le tout, retirez le cadeau bidon souhaité ! L'affaire est dans le sac ! :-)

Voilà... J'aime trop les surprises pour faire des commandes au père noël, comme ça...
Qu'on soit d'accord, préférez l'édition de poche, la moins chère, sans complexe hein ! :-D (pour les livres les frais d'envoi sont gratuits...)
C'est juste le CHOIX d'un livre qui me touchera... :-)


J'ai encore plus honte qu'au début. Je vais vite camoufler cet article en en postant rapidement un autre !...


Ah oui, quand même, sinon, bon enfin on sait jamais quoi, c'est par ici : Ma Wishlist
par Céline à 18h26
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Lundi 7 novembre 2005
Crevée...
Non mais c'est bon, je ne vais pas vous en refaire une tartine "trop de travail, pas le temps, fatiguée, blablabla..."
Non, mais depuis ce midi, je suis réellement CREVEE.
Euh, je vais bien hein, je n'ai pas rendu mon dernier souffle, ne vous écris pas de l'enfer (le paradis c'est de toute façon pas pour moi, qu'est ce qu'on doit s'y emmerder !), je suis bien en vie, mais "à plat" puisque c'est mon pneu arrière qui a poussé son dernier et long soupir...
"SOS pneu à plat" ne pourra venir que demain, en attendant je suis immobilisée et ça c'est vraiment l'enfer pour moi.
Mais c'est uniquement de ma faute, ça fait des semaines que je n'étais pas en règle avec mes pneus lisses. Alors j'ai traîné, j'assume, et je ne me plains pas ! ;-)

Plutôt que mes lamentations, je vous ai retrouvé un petit texte que j'avais écrit à ce sujet sur un forum il y a un an.
Have fun :-)


La vieille routière que je suis ne connait rien en prévention des crevaisons, mais si quelqu'un a un tuyau, je suis preneuse !
 
En revanche, j'ai testé les bombes anti crevaison qu'on met en cas de crevaison (comme son nom ne l'indique pas). Je ne dirais pas que c'était très efficace, mais qu'est-ce qu'on a rigolé ! :-D
J'ai crevé au supermarché, en roulant sur une de ces grandes pointes des antivols (non c'est bon j'avais rien fauché, arrêtez !!!) qui est restée fichée dans mon pneu. Je suis donc rentrée en trombe chez moi (tout près) avant d'être complètement à plat. Une fois arrivée, j'appelle le réparateur du fauteuil pour qu'il vienne me changer la chambre à air, il ne pourra venir que le lendemain. Alors en attendant, super cécé sort donc sa bombe anti-crevaison ! Depuis le temps que je l'avais et que je rêvais de l'utiliser, en voilà enfin l'occasion.
Mode d'emploi : relier la bombe à la roue, puis appuyer sur le bouton jusqu'à vider la bombe (environ 2mn). Le pneu doit se regonfler. Ok ça semble faisable ça. Sarah appuye sur le bouton... Et mon pneu se regonfle, aucun doute, d'un bond je remonte ! Limite si je ne suis pas ejectée de mon fauteuil ! Puis la bombe se vide, se vide, se vide... Mon pneu se remplit, se remplit, se remplit ... Le temps que mes neurones se mettent en connection et "Lâche Sarah lâche, c'est pour une roue de voiture, ça va faire trop, ça va exploser !!!" Sarah lâche, et constate qu'en effet "ça fait trop". La mousse déborde de partout où elle peut avec un bruit de crépitement plutôt sympathique. Vite, la suite du mode d'emploi (oui nous les filles on préfère vivre l'instant présent plutôt qu'anticiper) : rouler pendant 5 minutes à environ 40km/h.... Ah... "5mn" c'est dans mes cordes... 40km/h ça va être plus compliqué ! Je me suis donc mise à faire des aller-retour sur le palier, à 7,5km/h tout en déversant sur mon passage ma mousse noireâtre et nauséabonde (oui, en plus !)... Je suis docile (c'est quoi ce ricanement incrédule ?) alors je persiste pendant 5mn, priant (façon de parler) pour que mes voisins d'étage ne soient pas en train de m'observer par leur oeilleton... Puis je rentre, la roue définitivement à plat, finir de dégazer au calme...
Comment ça je m'y suis mal prise ?!
 
 
 
par Céline à 21h09
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Samedi 5 novembre 2005
Hier matin, sur les bancs de la fac, durant un cours des plus passionnant (oups pardon, ce baillement m'a échappé), ma voisine bondit. Se raidit, se crispe, se tord, se prend la tête dans les mains, voire même s'arrache les cheveux (quoi j'en fais trop ?...) et bouillonne : « Aaaaaaaargh elle écrit sur son livre !!!! Céline !!! Non mais je rêve, Céline, elle surligne son livre !!! » (et autres suffoquements, je vous passe les détails) Vérification faite, nos deux collègues surlignent allègrement les longs passages du bouquin que cite la prof. Aïe, je m'insurge plus modérément, mais c'est vrai que j'aime pas bien ça, moi non plus... D'autant qu'elles s'appliquaient à le barioler de rose, jaune, vert... J'aime les livres qui vivent et portent les marques de leur passé. Mais là, c'était du viol... On a failli kidnapper les livres pour les sauver ! :-)
 


Ca m'a rappelé cette note récente de Ron, où il étudiait son rapport au papier. Sûr que lui aussi se serait tordu de douleur face à cette scène. Son article m'avait étonné. Un amour du livre, bien sûr, pour lui donner cette importance. Mais, peut-être par déformation professionnelle, une vision très « asseptisée ».

Pour moi c'est plus « rustique », le livre est à la fois un objet « sacré », et un objet du quotidien. Je lui voue un respect immense, mais en même temps il doit « vivre ». Pas être enfermé, sage, propre.
Remarquez, c'est un plaisir aussi, le livre neuf. Le choisir entre tous, le soupeser, le tâter, le sentir. Cette odeur de papier neuf, encore tout chaud sorti de sa presse...
Mes livres à moi sont généralement propres, même après les avoir lus. Mais qu'est ce que j'aime aussi ces vieux livres, qui ont une ou plusieurs vies derrière eux. J'adore acheter des livres d'occasion. Le classement est souvent très aléatoire dans cette petite boutique exigüe, il faut fouiner des heures pour trouver quelque chose de lisible dans le flot des collections Harlequin et autres Danielle Steel. Oui mais quel bonheur de s'emparer d'une perle au milieu de tout ça. La couverture usées, les pages jaunies, l'odeur de vieux papier, quasi rance...
J'aime ces livres qui ont des rides au coin des pages. Qui sentent la sueur. Qui témoignent d'un café renversé, d'un moustique écrasé ou d'autres évènements non-identifiables, mais au parfum mystérieux. Ou quelque gribouilli vient ponctuer les lignes...
J'aime ces livres qui ont déjà tout donné à d'autres, et sont prêts à recommencer, inlassablement. J'aime savoir qu'à ce même endroit, de cette même page, à cette seconde exacte, quelqu'un a déjà souri, ou versé une larme. Cette tache peut-être. Il. Ou elle. Avait les doigts au coin de ces pages, là où se trouvent maintenant mes pouces. Et il s'est aussi laissé embarqué par cette description. Et elle aussi a été prise à la gorge par cette phrase envoûtante.
 
J'implore tous les dieux qui n'existent pas (c'est mal barré donc) pour pouvoir encore longtemps feuilleter toute seule mes amants de papier. Je ne sais pas si je lirais encore un livre effeuillé par un tourne page mécanique, ou défilant sur un écran.
 
Oui, je lirai encore, bien sûr. Quand même.
 
Rien que pour pouvoir offrir des livres ensuite. Quel bonheur d'offrir un livre. Ou de le recevoir. Ou juste de le conseiller d'ailleurs. Quel plus beau cadeau, quoi de plus personnel que de confier à l'autre ce bout de soi. Lui mettre entre les mains la clé des émotions qui nous ont traversé. Lui chuchotter le chemin qui conduit à cet univers...
La personne qui m'offre un jour un « bon d'achat » Fnac (ou autre), je lui fais bouffer !!!
Il y a des livres-cadeaux pour chaque occasion, chaque personne, évidemment. Mais j'ai aussi un livre-cadeau fétiche. C'est « la première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules », de Philippe Delerm. Bon maintenant ça commence à devenir délicat, il se répend, il est déjà connu... J'aime offrir ce livre, pas comme cadeau passe-partout, quand je n'ai pas d'autre idée non, mais parce qu'il a vraiment un sens pour moi, il me colle assez à la peau. Et puis Christine me l'avait recommandé, je continue la chaîne... Ca me fait penser que je ne l'ai plus en rayon. Il va falloir que je le rachète. Je le relirai. Et puis quand je me le serai approprié, je le donnerai à nouveau, comme d'habitude avec ce livre ! :-)
 
 
Ah et puis me revient cette note de MissLine aussi. Chez elle il y a des livres dans toutes les pièces, et là je me trouve d'un coup beaucoup trop conventionnelle ! Chez moi il y en a dans ma chambre et dans le salon, mais qu'est ce que j'attends pour apporter leur âme aux autres pièces ?! C'est dit, pour ma prochaine déco, les livres envahiront tout mon espace vital, du couloir à la salle de bain ! :-)
 
Je déteste quand les gens, découvrant mon intérieur, veulent étudier les CD que j'ai... Oui mais s'ils se penchent sur ma bibliothèque, alors là je sais déjà qu'on va s'entendre ! (Cataloguant -trop- rapidement ceux qui, épatés devant une telle "corvée" s'exclament "Mais tu les as tous lus ?!"...) De même que mon premier regard, chez quelqu'un se porte sur les livres visibles... Une bibliothèque, ou juste un bouquin posé là... Choper un titre, un auteur... Trouver ici les mêmes bijoux qui nous ont marqué, et se sentir "en famille", illico !
 

Lisez, bordel...
Lisez, dévorez, saoulez-vous, bouffez du livre...
C'est la seule arme valable...
 
 
 
par Céline à 23h02
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Mardi 1 novembre 2005

 "Mademoiselle Ingalls, vous aviez une question ? Ah, non attendez, monsieur Korzec veut parler aussi ?"

"Julie, vous pouvez me dire ce qui se passe ?"



Ils sont incroyables mes profs...

Ils connaissent nos NOMS !

Non parce que ces petites phrases sont balancées dans un amphi de 300 étudiants quand même.

Non parce qu'en première année, on était peut-être 500 en tout ?... Oh, ils n'ont peut-être pas fait connaissance avec tout le monde bien sûr, mais avec une proportion non négligeable des étudiants.

C'est incroyablement doux, après 4 mois de vacances, d'être accueillie par un "bonjour Céline !"... Puis d'un "Jean-Pierre, tu peux inscrire mademoiselle Extenso ?", sans rien redemander, ni l'orthographe du nom, et tout ! (Lequel Jean-Pierre sait même qui est mademoiselle Extenso !!!) Oui je vous vois venir, je suis facilement "repérable", mais non, je suis loin d'être la seule à être "identifiée" comme ça...



Moi ils m'épatent.

Et j'ai énormément de respect pour cet effort fait pour nous considérer individuellement.

C'est drôlement important un nom ou un prénom... Il y a quand même une sacrée différence d'intimité entre un "salut" et un "salut Céline"... Faudrait que je pense plus souvent à appliquer ça moi...



Quand je pense qu'au bout de 4 ans en psycho, il doit y avoir deux profs qui savaient comment je m'appelais... Et encore, ils doivent déjà m'avoir oubliée ! Ah les humanistes...


par Céline à 20h37
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Souriez !

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