Espace blabla



(mais en vrai j'ai un peu grandi, hein...)

Bienvenue chez moi, faites comme chez vous !


* * * Pour toi public, l'espace incontournable : mode d'emploi, fiche signalétique, point de vue imprenable, table d'orientation, et on vous offre même un verre de bienvenue, ça se passe là :  


Lundi 18 juillet 2005
(Non non, pas de panique les amis, c'est pas moi !)

Ben ça alors !...

J'ai l'habitude qu'on arrive sur mon blog au hasard de google en tapant "soeur sourire", "pourquoi la vie est belle", "il en faut peu pour être heureux", et autres youpi-tralalas futiles...

Mais cette semaine, c'est trois personnes qui ont été aiguillées chez moi en tapant "envie de mourir"... Ben merde alors ! Moi ça m'a fait un petit coup de massue (oui je sais je suis un peu sensible ! :-)). Qu'est ce qui peut bien pousser quelqu'un à rechercher "envie de mourir", si ce n'est, effectivement, une envie de mourir, plus ou moins motivée... ?

Alors j'imagine ces personnes, d'humeur plutôt tristounette, tomber sur mes bêtises relatant mes aventures de cascadeuse (?). Pas sûre que ça les ait vraiment fait marrer !



Si vous lisez ceci après une telle recherche, sachez que je n'ai aucunement envie de mourir. Je crois qu'on vous a mal renseigné, ce que vous allez lire ici c'est plein de sourires, c'est une vie toute en couleurs . Mais on ne sait jamais, si je peux vous en communiquer rien qu'un petit peu, j'en serai ravie...


Vous pouvez même m'écrire, je réponds toujours ! ;-)

 

par Céline à 19h45
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Vendredi 15 juillet 2005
Ou étiez-vous hier entre 21h57 et 22h24 ?!

Je sais pas vous, mais moi j'ai un super alibi ! J'étais en route vers le feu d'artifice du 14 juillet ! Puis sur la route du retour ! Entre les deux ? Ah non, pas grand chose...


21h57 donc, en route. Je laisse ma chienne paniquée par les pétards, et je vais prendre le frais (ou presque). Ca doit se passer au jardin d'eau, j'y suis jamais allée, mais j'ai repéré où c'est. Et puis de toutes façons, je peux pas me perdre, il y a foule dans la rue !!! Tout le monde semble mû dans la même direction, on décide donc de les suivre (enfin ils allaient dans la bonne direction quand même, pas sûr que je me serais laissée faire sinon ! :-)). C'est impressionnant, y a vraiment plein de monde, et tout ce monde presse le pas parce qu'on est pas super en avance. Ca fait un peu troupeau, c'est assez marrant.

Et plus on approche, plus la marée grandit. On dirait un peu un pélerinage. Impression de gens guidés par je ne sais quelle force venue d'ailleurs... :-)

Et nous on suit ce flux, docilement, on se mêle à ces flots...

Finalement, le troupeau touche au but et s'arrête. Se disperse, à gauche, à droite, cherche la meilleure place, plutôt vue sur le canal, plutôt de tout près au bord de l'eau, ça se bouscule, ça joue des coudes.

On opte pour le pont, mais comme il est bondé, c'est raté pour la place de choix. Deux malabars nous bouchent la vue, c'est mal parti. Bon, au moins ce qui se passe dans le ciel personne ne peut nous empêcher de le voir !

On patiente, cinq ou dix minutes (finalement on était pas en retard, ça va), un plaisancier nous distrait avec un petit feu, tout content d'avoir du public. Et il y en a du public, je suis impressionnée, je n'avais jamais été à Nancy un 14 juillet, et je ne pensais pas que c'était de cette ampleur...

 

Une fusée me sort de mes réflexions. Tiens, à trois pâtés de maisons d'ici, il y a aussi un feu. Je vois pas grand chose (les 2 malabars, plus les quelques rangées d'immeubles) mais c'est pas grave, notre feu ne va pas tarder à démarrer lui aussi... Enfin ça nous distrait en attendant. Je ne fais pas partie des plus vives à réaliser que C'EST notre feu ! (Ben oui, je vous avais bien dit que c'était au jardin d'eau, pas au canal !) Petit mouvement de panique, les premiers réagissent et quittent les bords de l'eau... Hé merde, on ne voit vraiment rien ! Allons-y, on essaye de se rapprocher... "On", c'est pas moi et mon assistante hein, c'est nous + le troupeau !

Une rue, deux rues, trois rues... Zut, on est pas prêts d'arriver ! Aïe, nous voilà dans un quartier en construction ! Décor inhabité, en plein travaux, avec embûches, voies sans issues... La scène devient complètement surréaliste, les gens paniquent, crient "pas par là, vite, vite, par ici !!!", se marchent sur les pieds, rassemblent leur troupe, courent comme si leur vie en dépendait ! Là on s'éloigne du pélerinage pour s'approcher des images post-attentats !!! Oui, aussi ridicule que ça soit, le spectacle pourrait s'insérer sans mal dans un reportage catastrophe !!!

Le troupeau bute au fond d'une nouvelle voie sans issue, au moment du bouquet final. Il y a une trouée entre les immeubles alors "on" décide de rester là... Une minute plus tard, tout est fini. Pauvre réflexe de mouton, "on" applaudit... Mais moins de trois secondes après, les clap-clap se transforment en sifflements et huées !

Sont vraiment pas contents les gens. Et moi morte de rire, j'ai passé une super soirée finalement, pas banale en tous cas ! :-)


En plus, ce qu'on a vu du feu était assez joli en fait, ça ressemblait un peu à ça :



Et puis j'aime voir l'humain se déplacer en masse pour voir un truc aussi futile et éphémère qu'un feu d'artifice... Il sait encore s'émerveiller, ça me rassure...

par Céline à 21h44
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Jeudi 14 juillet 2005
 

C'est parti pour le troisième et dernier volet de ma trilogie ! Enfin jusqu'à la prochaine aventure, qui me fera transformer ça en quadrilogie.

Vous avez aimé le 2 ? Vous adorerez le 3 !

Oui, quelques années plus tard, s'est reproduit un peu le même shéma. Avec d'autres acteurs.

Cette fois l'acteur principal c'est mon fauteuil, Ulysse de son petit nom ! (Depuis il a changé, il s'appelle Permobil, ça me rappelle presque mon enfance tout ça !)


Alors comme ça se corse un peu et que tout le monde ne semble pas réceptif à mes immenses talents de dessinatrice (Grrrr), je me suis documentée autrement !


Mon fauteuil est génial et très intelligent (comme mon matelas...).

Il roule. Mais en plus :


Il a une fonction élevateur :


Il peut m'allonger complètement :


Et aussi me verticaliser :


Jusqu'à être complètement debout :


Voilà, les présentations sont faites !



Mon petit Ulysse était vieillissant à l'époque. (Non c'est pas celui qui avait survécu au ravin de Chorges !) Il commençait déjà un peu à déconner, par exemple, le bouton "marche arrêt" restait bloqué sur "marche". Bon, ça ne l'empêchait pas de fonctionner, alors je crois bien que j'avais traîné pour le faire réparer. Rien de bien embêtant...


Ce soir là, j'étais sur le point de rentrer passer le week-end chez mes parents, mon père était venu me chercher. J'étais descendue dans le hall, en attendant qu'il me rejoigne, pour je ne sais plus quelle raison, il traînait. Alors en attendant, pour ne pas rester plantée au beau mileu de nulle part et me donner une contenance, je vais voir le panneau d'affichage. Rien de nouveau sous le soleil, alors j'attaque les règles de sécurité de l'immeuble, au combien passionnantes. Mais bon, ça occupe.

Comme je commençais quand même un peu à m'ennuyer, mon gentil fauteuil a décidé de me distraire. "T'occupe de rien Poulette, je prends les renes, je te propose un petit manège à sensations !"


Dans sa sénilité nouvelle, le vieux a un peu débloqué. Il a décidé de me mettre debout. Oui mais bien sûr, ça serait trop banal ! Alors par je ne sais quel merveilleux tour de magie, en même temps il me faisait basculer en avant. Un peu comme ça :



Alors là, bien sûr, je mets pas longtemps à me rendre compte qu'il y a un souci, je coupe le contact. Oui mais voilà, on remonte deux paragraphes plus haut, pas moyen de couper le contact !

Bon, ça se complique !

"S'il vous plait, s'il vous plait !" (Oui cette fois, étant dans le monde civilisé, j'ai pas osé crier "au secours", seule dans le hall, ça aurait été assez ridicule. Remarquez, la situation, l'était relativement.)

Deux concierges se trouvaient là, et accourent.

Qu'est ce qui se passe, y a un soucis? Oui oui oui oui oui y a un souci, je peux pas l'arrêter ! Là j'avoue qu'ils ont beau être plein de bonne volonté, je ne sais pas trop quoi leur demander ! Ils essayent de me "redresser", mais je leur dis de laisser tomber, ça a de la puissance ces petites bêtes. Ah oui je la sens bien la puissance. Je sens bien qu'elle me rapproche dangereusement du panneau d'affichage ! Va leur dire que le disjoncteur se trouve sous le fauteuil, derrière la barre entre les deux batteries... Ah, je touche au but ! (Au panneau) Bon ben allons-y gaiement, je vais pouvoir jouer au passe-muraille et bientôt voir ce qui se trouve de l'autre côté du mur ! Oui parce que je continue ma course, la gueule dans le panneau, de plus en plus écrasée, et c'est quand mes vertebres commencent à cliqueter que j'ai l'éclair de lucidité qui fait de moi ce que je suis (une dingue) : "RI-DI-CU-LE ! La jeune fille du 12ème est décédée, assassinée par son panneau d'affichage, qui avait monté un complot avec son fauteuil"... Bref, pendant que je me marre (avec le coin de la bouche resté libre), les concierges tirent comme des boeufs pour décaler mon fauteuil du panneau, mais le vieux pèse 150 kilos et a d'excellents freins. Le fauteuil hein, pas le concierge.

Bref. Mon fauteuil finit sa bonne blague, et m'autorise à redescendre si je veux. Là dessus, évidemment, mon père arrive.


"Oh y a un problème ?..."

(Notez la présence rassurante de mes parents en cas de besoin ! Oh à 5mn près c'était bon hein ! :-))



(Juste pour jouer à se faire un peu plus peur encore : 10mn plus tôt, j'étais toute seule chez moi, et pas attachée à mon fauteuil ! :-) Enfin si, mieux encore : maintenue juste au niveau des genoux. Si j'étais plus douée en dessin, j'aurais tenté un petit croquis assez cocasse ! ;-))

par Céline à 20h20
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Mercredi 13 juillet 2005
  Argh !

Allez, je sors de mon habituel "tout-va-bien-la-vie-est-rose-ne-changez-rien", et je pousse un petit coup de gueule ponctuel. (ben oui, je peux pas m'empêcher de vous rassurer : ça ne sera que ponctuel, la vie est trrrès trrrès belle quand même ! ;-))

Mais là elles m'ont énervée ! Vraiment !

Et ça, c'est pas tous les jours que ça arrive ! :-D


Bon, je vous explique : aujourd'hui j'avais la visite de deux personnes de la COTOREP, médecins chargées d'évaluer mes réels besoins en aide humaine, au seuil d'une nouvelle loi sur le handicap, qui devrait enfin reconnaître et compenser nos besoins, même très importants. Simple formalité que cette visite, c'est bien simple, je ne peux rien faire seule, donc besoin d'être accompagnée 24/24, c'est ce qui a été convenu à chaque étape du dossier. Pour l'instant on nous en "offre" 6.... Il est grand temps de faire bouger ça ! En attendant évidemment, je dois bidouiller avec le système D, et sous-payer mes assistantes, ce qui m'embête bien, même si au quotidien, ça se passe bien !

Bref, le dossier s'avère beaucoup plus long qu'une formalité, elles resteront en fait près de 2h !

Des tableaux à remplir, des cases à cocher, en gros à toutes les lignes, on conclut "ne peut pas faire". J'opine du chef.

Puis vient le dernier tableau : aides actuelles / aides souhaitées.

Et là on commence à parler une langue différente toutes les trois !!! A moins qu'on ne vive carrément sur une autre planète !!!

"Bon, alors on considère que vous embauchez 7h par jour..." (oui déjà là j'ai pas compris comment elle est passée de 6 à 7, malgré ses explications, mais passons, on ne va pas chipoter, elle est sûre d'elle, puis ces trucs administratifs... "On va dire que vous auriez besoin de 9 !"


..... EUH ......


Y a un gros blanc là, on doit pas parler de la même case, elle doit parler d'une première partie, et on va aborder les 15h qui restent ! C'est sûr.


Ben non !!!


Les gentilles dames refont les comptes. Mais faut dire que les gentilles dames font des comptes "à leur façon". Un exemple ? Ok.

Quand j'embauche mon auxiliaire pour m'accompagner à la fac pendant 5h, elles comptabilisent 1/4h d'installation à l'arrivée + 1/4 à la fin. + 5mn entre chaque cours. + une minute ou 2, ici et là, pour me donner un crayon, me sortir une pochette, me ravancer un bras, etc...

On arrive à un peu moins d'une heure. Ben oui évidemment ! Je vais pas la payer 5h si elle bosse que 1h cette faignante !!! Et pendant que je prendrai mes notes en cours, je lui dirai "hé profites-en petite chanceuse, tu es en congé pendant... 7 minutes !"

Bref, toute la journée à été découpée comme ça, alors forcément...

Le reste du temps ? Ah oui, c'est là que ça devient marrant, c'est du CONFORT ! C'est du +, c'est pas du vrai besoin. Parce que "on ne peut pas financer de la simple COMPAGNIE" ! Mieux encore, elle a failli marquer en conclusion "Pour de meilleures conditions de vie et pour être RASSUREE" !!!! Argh !!! Alors là faut pas déconner quand même, je leur ai expliqué que j'allais très bien dans ma tête, que j'avais des amis, que je me passerais bien de cette compagnie. Elle a bien voulu écrire "pour une meilleure sécurité" au lieu du "rassurée"... (j'aurais dû leur raconter comment mes soit-disant aides techniques me mettent en danger ! :-D)

Mais pour le nombre d'heures, rien à faire : "On a vu des gens beaucoup plus atteints, qui ont vraiment besoin de SOINS permanents, trachémotomisés, nourris par sonde, on ne va pas vous donner 24h à vous, alors qu'ils n'auront pas plus de 12h ! Il ne faut pas voir que votre cas !" Mais attendez, vous ne croyez pas que ça serait le minimum de leur permettre d'avoir ces 24h ?!!! Evidemment que je ne veux pas "plus qu'eux", je veux juste "ce dont j'ai besoin" et je leur souhaite la même chose !



Alors voilà, estime-toi heureuse tu vas peut-être gagner 3h par jour.

Maintenant n'abuse pas des bonnes gens.

Tu seras sage, et n'exigeras pas le luxe de pouvoir boire, pisser ou te moucher en dehors des heures règlementaires.

Quand tu sortiras de chez toi, tu ne vas quand même pas te faire accompagner, y a des gens tout autour de toi qui ne demandent qu'à t'aider. Pour payer ? Mais oui bien sûr, ils prendront dans ton portefeuille à ta place. Ils aiment bien ça les gens.

Quand tu resteras seule chez toi, tu prévoiras bien à l'avance tout ce dont tu as besoin. S'il fait trop chaud, fais quand même fermer les fenêtres, on ne sait jamais, il peut y avoir un orage. S'il fait un peu froid mets le chauffage en route, on l'éteindra quand on reviendra dans 4h et que tu seras rouge comme une écrevisse.

Tu voudras boire un thé tout à l'heure ? Bon, ok on te le fait ! Oh fais pas ta chochotte, tu peux bien le boire froid !

Ah tu l'as renversé sur toi parce que tu as du mal à soulever ta tasse ? Patience est mère de sureté.

Réflechis bien ! Anticipe !

Qu'une araignée ne vienne pas grimper sur toi, te torturer et te piquer, de toutes façons on viendra la chasser dans 4h et mettre de la pommade sur tes piqures.

Tu risques d'avoir de la visite ?! Chouette ! Ils peuvent bien faire leur café eux-même ! Si ils pouvaient faire leur vaisselle avant de partir ça serait sympa ! Ah, tu peux peut-être en profiter pour leur demander de passer un coup de serpillère, les amis c'est fait pour ça !

Tu ? Quoi ? Envie de vomir ? Ferme la bouche, plus que 3h, tu tiens le bon bout !



Bref... Grâce à un fonctionnement pas super légal, je n'ai pas à vivre toutes ces angoisses, dieu merci. Mais je trouve ça hallucinant que certains vivent ça. Je trouve ça hallucinant qu'elles puissent imaginer ça comme une situation satisfaisante. Non en fait elles préfèrent ne pas imaginer, c'est tellement plus confortable...

par Céline à 19h31
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Mercredi 13 juillet 2005

Zen

 Hier soir, avant de me coucher, je lève la tête pour évaluer le désastre. Ben oui, avec la chaleur, je laisse la fenêtre ouverte, accueillant moucherons, moustiques, et autres petites bêtes ailées.

En effet, y a foule là-haut... Hé mais...

Dans la foule de vermine, il y a... Deux coccinelles ! :-)



Coccinelle demoiselle, bête à bon dieu
Coccinelle demoiselle, vole jusqu'aux cieux
Petits points rouges, elle bouge
Petits points blancs, elle attend
Petits points noirs, coccinelle au revoir


Qu'est ce qu'elles peuvent bien faire là ces deux demoiselles ? Elles devaient avoir drôlement envie de me voir (on les comprend !) pour monter jusqu'au 12ème étage !



Ca me rappelle... Tiens pourquoi d'ailleurs ? Bah passons !

Un jour dans le jardin de mes parents, mes petites cousines décident de chercher des trèfles à quatre feuilles. Après un petit moment, une grande gagnante ! Oh, un vrai ? Vrai de vrai ? Ah ouais ! Elle fait le tour de la table, tout le monde est admiratif. Elle y retourne, et alors que sa soeur est toujours bredouille, elle pousse un deuxième cri de victoire ! Si ça c'est pas de la chance ! Et puis un 3ème, et puis un 4ème, un 5ème... Un champs de trèfles à quatre feuilles ! Juste quelques mètres carrés !...

Et vous savez où ?

Juste sous ma fenêtre ! :-)

par Céline à 21h36
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Souriez !

Au fil des jours

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