Espace blabla



(mais en vrai j'ai un peu grandi, hein...)

Bienvenue chez moi, faites comme chez vous !


* * * Pour toi public, l'espace incontournable : mode d'emploi, fiche signalétique, point de vue imprenable, table d'orientation, et on vous offre même un verre de bienvenue, ça se passe là :  


Lundi 11 juin 2007

Il y a quelques mois, j'avais évoqué le caractère presque "sacré" et intouchable du fauteuil, alors que malgré son importance pour moi, il reste un objet lambda.

Et bien j'y reviens ! :-)

 

Parce que finalement, je ne sais pas si ça vient du fauteuil proprement dit, du handicap en lui-même, des situations... Mais en fait ce caractère "intouchable" semble bien s'appliquer à moi aussi !

 

Si, bien sûr, "quand il faut" on me touche sans faire la grimace ou changer de couleur, tout se passe bien je vous rassure ! Mais il manque une infinité de ces petits gestes naturels qu'on ne s'autorise pas avec moi. Je délivre un warning inconscient "Attention fragile" ? Pourtant je vous promets, je ne le suis pas plus que vous ! Probable que le côté "handicap" entraîne la notion "malade" et donc "fragile"...

 

Le côté "situationnel" met aussi une barrière. Parce que de mon fauteuil, je suis rarement exactement à la même hauteur que les autres. Quand ils sont assis oui, bien sûr, mais là encore, le fauteuil prend plus de place, me mettra un peu en recul par rapport à la table, ou légèrement plus haute. Pour une fois ;-)

Dans les situations conviviales aussi, le fauteuil limite les contacts. Non non, "situation conviviale" ne signifie pas partouze, on se calme. Ce sont des choses anodines, comme être sur un même canapé. Ou bien au parc, quand tout le monde se prélasse assis/couché dans l'herbe, moi je domine, statique.

 

Alors les gestes, quels gestes ?

Ben tout simplement une tape sur l'épaule pour dire "pfff t'es bête". Je suis pas maso hein, ça peut être aussi juste un contact pour dire bonjour ou au revoir (autre que la bise, très conventionnelle, disons la main qui accompagne la bise). Ou m'emmerder dans ce que je fais. C'est pas parce que j'ai plus de mal à le faire que ça serait de l'abus, c'est juste ce qui se fait couramment entre potes. Ou encore si on me dit "elle est belle ta veste / ton bijou..." ne pas hésiter à y joindre le geste pour vérifier.

 

Puisque ces gestes restent relativement rares, j'en viens à les considérer moi aussi comme extraordinaires !

Je me souviens de Christophe en première année de fac (oui je sais ça date, pfff ^^). Moi j'étais encore en pleine phase re-découverte du monde, on était tout jeunots et on faisait connaissance très doucement. Un vendredi, sortie du cours de philo. Christophe passe à côté de moi, me dit "Salut Céline, bon week-end", et m'effleure l'épaule ! Mais j'ai bien mis ce week-end à m'en remettre, "Waouh, je le connais à peine et il me touche l'épaule !!!"... :-)

(Rien de sensuel hein, c'était en plein hiver, pull col roulé et compagnie ! :-D)

(Parenthèse : un autre soir il m'avait demandé "et t'habites où, t'as un appart ?" Moi je sortais juste de ma phase centre, j'osais encore à peine rêver d'indépendance, comme un énorme défi, et lui l'envisageait aussi simplement ? Mais il a vu, ou pas, que j'étais en fauteuil ? Euh, je lui dis ou pas ? ^^ En 2 / 3 phrases, situations, je crois qu'il a pas mal joué dans mon évolution en fait ! :-))

 

Revenons à nos moutons tactiles, j'ai des réactions un peu moins disproportionnées maintenant, je vous rassure. :-)

Mais j'avoue que ça reste un assez bon indicatif pour moi de votre mal-à-l'aisitude ! ;-)

 

Allez, si vous êtes sages je vous concocterai une petite vidéo un de ces 4 pour vous montrer que je ne suis pas si fragile que ça ! ;-)

par Céline à 23h34
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Jeudi 7 juin 2007

C'est marrant la vie quand même.
On se réveille et puis on se rappelle direct que ça va pas. Alors on chiale un petit coup, un deuxième, on râle, on grogne.
Pis comme ça va pas mieux, on se prend l'apéro. Un gros puisque ça va pas. Alors on a pas les idées trop claires, c'est aussi bien.

Et puis un petit rien, et puis un gros tout. Des retrouvailles en perspective, pas rien.

"JULIIIIIIIIIIIIE SERS MOI UN DEUXIEME"
Un gros.
Mais parce que ça va bien.


:-)


Ca c'est sûr, c'est une sacrée période.
Beaucoup de choses à gérer, ces dernières semaines, d'émotions à contenir, de nouvelles à digérer... Pfffiou il me faudra bien toutes ces vacances pour me remettre d'aplomb... Heureusement qu'il y a aussi du bon dans tout ça. :-)

par Céline à 22h39
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Mercredi 6 juin 2007
Gloups, cette fois c'est la bonne. Ce matin, j'avais mon dernier DERNIER oral...
Je sais pas si je réalise vraiment. En tous cas ça me rend toute bizarre. Nostalgique.

Ca fait quand même 9 ans que je traîne là bas... :-)

3 ans de psycho, jusqu'à la licence. Rien à redire, le pied. Rencontre dès les premiers mois du petit cercle d'amis qui tient encore bien fort aujourd'hui. Celui qui part en vacances, se serre les coudes quand il y a besoin, vieillit ensemble, même si beaucoup plus loin maintenant...
L'époque où je reprends contact avec la vie, après quelques années entre parenthèses. Tant de choses basiques à réapprendre.
Ensuite maîtrise. Je décide de la faire en 2 ans, parce que c'est une année lourde. Surtout que je prends mon indépendance cette année là, alors il faut bien que je me laisse du temps. ;-) Au bout de 2 ans, j'ai à peine validé la moitié, parce que je fais du sur place, à me demander ce que je fous là. Alors je me réinscris pour la 3ème fois, mais j'opte finalement pour l'arrêt, définitivement, je ne serai pas psy, c'est pas moi. C'est qui moi ? Je vais essayer de trouver une réponse à cette question...

Je quitte donc la fac une première fois. :-)
Bien sûr, je croyais que c'était pour de bon. Soulagée de mon choix, mais pas tranquille pour la suite. Je m'impreigne une dernière fois de ces lieux hantés par autant de bons moments... Je suis triste de partir, ça me manquera. Gorge serrée. En plus il pleut.

L'année sabbatique, c'est pas le pied. Sympathique au début, bien sûr, cette liberté. Mais rapidement, je tourne en rond. Je n'existe plus socialement, je n'ai plus de statut, c'est dur pour le moral. Alors en fin de course, je repars pour la fac. Pas vraiment au pif, mais un peu quand même, je m'inscris en culture-com, la soit-disant section de branleurs, qui s'avère en fait une des plus dures ! :-)
Coup de bol, ça me plaît, beaucoup même ! Ca colle assez bien avec ma toute neuve passion pour l'écriture. Je me repaîs de savoir, juste pour le plaisir. Quelques rencontres aussi, un petit choc à l'arrivée, ils sont si jeunes ! ^^ Finalement, je m'en accomode assez bien, et certaines rôdent encore tous les jeudi soirs chez moi, même si nos cours sont maintenant différents.
Et puis il y a un an seulement, je pose les yeux sur mon binôme. Ah oui, tu existais, si près ? La fac à deux, c'est tellement mieux ! Je ne la vis plus en "je" mais en "on", ça n'a rien à voir.
Cette dernière année a été à la fois la meilleure et la pire de toutes. :-)
Alors je la quitte avec joie et regrets. Regrets de laisser mon binôme continuer tout seul. En bonne mère poule, je suis certaine que je vais culpabiliser l'an prochain "Ah, si j'avais continué avec lui, je lui aurais rappelé de rendre ce truc à temps !". Je me rongerai les sangs, on ne se refait pas. ^^

Ce matin, c'est lui qui était plus ému que moi à la fin de mon oral. Moi je me contentais d'afficher un sourire béat et satisfait. Un peu à côté de la plaque, mais sereine. J'ai à nouveau pris le temps de savourer ces derniers instants sur le campus, vite vite, derniers clichés à jamais. Je connais ces images par coeur, bien sûr, mais bon... :-)
Cette fois, j'ai le sourire aux lèvres, et le soleil donne.

Je ne réalisais pas entièrement pourtant. Il fallait cet article pour enfoncer le clou ! Cette fois c'est bon, j'ai intégré, j'en aurais presque envie de chialer ! (C'est normal, c'est ma routine ces jours-ci, mais pour d'autres raisons) (je vous en parlerai, peut-être, plus tard)

Je voyais ce moment comme un jour clé, vraiment, j'allais passer dans une autre vie, faire des trucs symboliques pour marquer le coup. Je comptais m'y impliquer à fond, vraiment.
Ce "nouveau départ" tombe plutôt mal. D'autres secteurs de ma vie réclament mon attention (non, pas ma santé, arrêtez voir de vous inquiéter pour ma santé, c'est tellement secondaire ! :-)), et je ne sais plus où j'ai bien pu foutre les bases de ma vie. C'est pas super pour construire, des sables mouvants.

Ah ça, c'est une période "clé" ouais...

Mais bon avant tout, c'est les vacances.

Alors on respire. On se fait du bien.

On profite, on se bourre la gueule.

Et tout ira mieux ^^


Le gros chapitre fac se tourne, au suivant !...



par Céline à 23h15
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