
Oui, son dernier album est sorti hier. Hé bien croyez-le si vous le voulez (allez, ça serait sympa !), à 10h30 (le matin, OUI le matin !!!) j'étais à la fnac pour découvrir la petite merveille, sûre que c'en serait une. Et en effet.
Cette fille est une pure merveille. Ca fait un peu moins de 3 ans que j'ai plongé. La première image que me renvoie ma mémoire, c'était à la télé, un soir de victoires de la musique où elle chantait « les souliers verts ». Mouarf, super drôle la nénette, acide à souhait, tout comme j'aime ! Mais bon c'est pas vraiment mon créneau, suivant !... Et puis un peu plus tard, je l'ai revue (à croire que la télé a du bon « quand même »...) dans un autre registre, « la centenaire ». Pas de fioritures, ses yeux droit dans les miens, ses mots justes et puissants... là je suis scotchée... Comment cette petite bonne femme de 35 ans peut avoir écrit tous ces mots si vrais, si forts, que seule une centenaire peut avoir pensés... Lynda quitte l'écran, et moi je me précipite sur le net pour en savoir un peu plus sur ce petit phénomène, et trouver d'autres paroles, c'est peut-être sa seule illumination... Mais non surprise, la nana chante depuis un moment vu la taille de la liste ! Allez, au hasard, ma petite flèche va cliquer sur « ceux que l'on met au monde »... Et là j'ai plus rien à vous dire, y a qu'à connaître la chanson pour savoir la vague d'émotion qu'elle apporte... Alors je ferme mon ordi les yeux tout humides (un vrai exploit qu'elle a relevé là ! :-)), décidée à emprunter un CD très prochainement...
Et depuis je suis foutue, je suis évidemment acro ! C'est dangereux de plonger un doigt dans ce bain là ! :-)
Mais c'est tellement bon...
Elle me fait toujours autant rire qu'avec les souliers verts. Et toujours pleurer, comme avec ceux que l'on met au monde. Cette fille a dû vivre au moins 100 vies pour être aussi juste dans tous les registres d'émotions. Et la navigation du rire aux larmes est indispensable finalement pour encaisser tout ce qu'elle nous balance...
Je vous ai déjà cité plusieurs de ses textes, mais à chaque post je crois qu'une de ses chansons pourrait illustrer mon état d'esprit bien mieux que je le fais... (comment peut-elle me connaître aussi bien ? Quelqu'un a cafté ?!) Je rêve d'écrire comme elle... En attendant je me délecte à l'écouter ! :-)
Si vous ne vous êtes jamais vraiment penché sur son talent, vous pouvez trouver les paroles de quelques chansons ici (http://www.paroles.net/artis/1560)
Et la chanson que vous pourrez entendre sur les ondes ces temps-ci, et qui est aussi le titre de l'album c'est « un paradis quelque part »...
(parenthèse personnelle et inutile : ce paradis a un petit goût de bénit'land... Paradis perdu ?...)




Christine, tu me confies bientôt Héloïse ? Non parce que j'ai un besoin urgent d'aller l'emmener jouer au parc, et la couver des yeux en compagnie des pères célibataires veillant de la même façon sur leur chère progéniture......... ;-)
Direction cafet. Hum... Exit le froid, bonjour douceur ! C'est un autre monde la cafet à 8h et des poussières. Les quelques courageux qui traînaient sur la fac sont déjà en cours, les autres sont au fond de leur lit. A quelques exceptions près, on pourrait se croire seul au monde. Une personne partage la cafet avec moi. Maximum deux. On demande, presque à voix basse de peur de briser quelque chose "bonjour... un thé et un croissant s'il vous plaît... merci...". Y a comme une complicité qui se crée. "Ah vous aussi vous êtes ici de si bonne heure ?". Et puis je me trouve (sans mal) une place à apprivoiser pendant une petite heure. Chaque geste est apprécié, conscient. Jamais je ne prends autant de plaisir à trempouiller mon croissant dans mon thé. C'est tellement bon d'être là quand c'est imprévu, presque par erreur... Loin de la voix nasillarde du prof, dans un silence ouaté... Sauf quand le piano de la cafet trouve un dompteur matinal pour le faire jouer. Bien. Les mélomanes de l'aube jouent toujours bien. Et là l'instant prend corps et nous lie dans ce petit matin. Chut.... Personne ne saura ce qui c'est passé à la cafet pendant cette heure précieuse où le soleil s'est discrètement levé... 9h approche, avec son cortège de consommateurs à la chaîne, les néons redeviennent néons, la rumeur des étudiants gronde un peu partout, le monde redevient civilisé... C'est donc presque sans regret que je quitte ce cocon pour reprendre le cours normal de ma journée. %20?%3E)
Qui qu'a dit quoi