Espace blabla



(mais en vrai j'ai un peu grandi, hein...)

Bienvenue chez moi, faites comme chez vous !


* * * Pour toi public, l'espace incontournable : mode d'emploi, fiche signalétique, point de vue imprenable, table d'orientation, et on vous offre même un verre de bienvenue, ça se passe là :  


Jeudi 18 novembre 2004

Hier soir, petite soirée à l'ARS. Petite souris observatrice, en première visite dans ce foyer pour SDF, où je vais être amenée à revenir pour y animer une soirée autour de la lecture (dans le cadre d'un de mes cours). Ce soir la prof nous avait dit "en plus ça va être sympa, il y a des musiciens qui doivent venir". Alors côté lecture, on a pas fait grand chose, mais ça ne nous a pas empêché de passer un bon moment : dans une douce ambiance enfumée, on a fait connaissance avec un petit monde hétéroclite et attachant que je serais ravie de retrouver, et on a peint des vagues (oui des vagues, tout à fait, et même que je vous raconte pas comment mes vagues elles déchiraient sa race !!!)… Et on a écouté les musiciens ! Agréable surprise : ces musiciens ne m'étaient pas inconnus, 2 des 3 larrons étaient des anciens copains enfin soyons plus juste, des anciens collègues, datant de ma première vie, celle où je faisais des études de psycho !
"Agréable surprise" peut-être, mais l'évènement ne méritait pas forcément un post, jusqu'ici vous vous foutez plutôt de ma petite vie, si si, soyez honnêtes et c'est bien compréhensible ! Non je suis venue, plutôt inspirée par les réflexions que mon passé de psychologue m'a fait surgir… C'est toujours amusant de voir des gens hors du contexte habituel, découvrir d'autres facettes… Mais si je les découvrais dans un nouveau rôle de musiciens, pas vraiment de découvertes. L'un, beau parleur, enfin très sociable, à l'aise avec tout le monde, se retrouve à jouer de la guitare, de l'accordéon, du mélodica, et chante (et peut-être bien d'autres selon les circonstances). L'autre est bien différent, il dégageait un certain charisme, l'air "imposant", de l'assurance, et finalement quand on s'en approchait cette enveloppe disparaissait et laissait place à une grrrosse timidité et discrétion… Que pouvait-il jouer d'autre que de la contrebasse ?! Instrument impressionnant mais peu bavard…
Alors voilà, je pense ne pas aller trop loin dans une analyse psychologique délirante pour dire que "dis moi de quoi tu joues et je te dirais qui tu es" !

Et vous, vous jouez de quoi ?

par Céline
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Mardi 16 novembre 2004

Hier, Salwa me regarde, catastrophée et m'annonce "AAAAH Céline t'as des rides !!!!!" (NDLR : 24 ans et 10 poussières) "Si si je t'assure, là, c'est les rides du sourire !!!"
Aaaaah YESSSS ! :-D Surtout pas toucher, pas une seule crème ! Bon, je doute qu'elle n'ait pas un peu rêvé, mais si c'est le cas, je ne peux qu'être fière ! Ben oui, usée à force de sourire, qu'est ce qu'il peut y avoir de mieux ? Je sais que mes premières rides seront celles-là vu l'ardeur de mes zygomatiques !!!

Alors ça m'a rappelé une jolie anecdote… Tenez j'ai un sourire attendrit/béat rien qu'à l'évoquer !

L'éte 2003 vous vous souvenez ? Si si, vous vous souvenez au moins de la température ! Mois de juin, début de la canicule, me voilà en goguette avec une copine, vacances à Grenoble. Bon, on ne se plaint qu'à moitié : pour des vacances c'est toujours sympa d'avoir le beau temps. Alors on subit sans trop râler, mais poussivement quand même, on organise un peu nos visites en fonction de la température qu'il y fera !
Un après-midi, visite du parc du château de Sassenage (ça en impose hein !), endroit tout vert, on se dit qu'on y trouvera pas mal d'ombre… Oui mais voilà, même à l'ombre on étouffe, alors on essaye quand même de faire le tour du parc, à coup de brumisateur, bouteille d'eau, pauses sur chaque banc (pendant lesquelles Loupiotte va s'ébattre dans le mince ruisseau).
Pendant une de ces pauses, une petite vieille passe devant nous (non c'est bon on ne lui a pas fait de croche-pied bon sang un peu de tenue !!!). Comme tout le monde, et peut-être plus que des jeunettes comme nous, la brave dame a chaud ! Elle jette un coup d'œil navré au massif décomposé à côté de nous, et nous dit "Les pauvres, elles sont comme nous, elles ont chaud !" (air compatissant de nous 2) Un petit sourire nait sur ses lèvre, et, l’œil soudain espiègle, elle ajoute "enfin c’est plus triste pour elles, parce qu’elles sont fanées, pas nous !"… Et cette gamine est repartie, trottinante, pas plus fanée que nous et nos 20 printemps… Non "nous" ne sommes pas fanées Madame…
Les esprits ne fanent jamais, encore faut-il en avoir. Les jolies fleurs n’en avaient pas. Les vieilles femmes qui ont fané n’en était probablement pas plus dotées, dommage pour elles…
De ces petits moments qui restent gravés…


La Coquette
(Bénabar)

Elle habite le musée de sa jeunesse évanouie
Elle propose un biscuit on dit non elle dit si
Elle a retiré tous les miroirs
Elle évite son reflet ne veut plus se voir
Elle vit entourée de photos du passé
Son visage d’alors, son trésor, son trophée
Peau de pêche au tissu tendu de satin
Mais le temps se dépêche et reprend son bien
Les plus jolies fleurs ternissent et se fanent
Les jeunes filles qu’ont de la chance deviennent de vieilles femmes
Sa peau froissée c’est un drap qu’on agrippe
Un mouchoir pour pleurer son mari qui nous quitte
Un trait sur son front pour chacun de ses garçons
Et les paupières fripées ses enfants qui s’en vont
Ses mains qui se déplient sont des araignées
Qui font peur aux petits mais rassurent leurs aînés
Les traînées aux coins des yeux sont le lit des fleuves
Où s’écoulent peu à peu les larmes des veuves
Elle dit que les années écrivent sur les visages
Et que les ratures encombrent la page
Profitons du beau temps avant l’averse
Elle tue le temps avant l’inverse
Elle refuse et regrette, elle est vieille maintenant
En excuse, elle répète, elle était belle avant
Mais les plus jolies fleurs ternissent et se fanent
Les jeunes filles qu’ont de la chance deviennent de vieilles femmes
Qui ont la beauté des pyramides ou du Louvre
La beauté des montagnes, des glaciers qui les couvent.

par Céline
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Lundi 15 novembre 2004

lune.2.jpgIci "on a tout essayé" même la lune ! Et je ne saurais assez vous conseiller d'aller y faire un tour pour vos prochaines vacances !
Pour moi en tous cas rien à regretter, des GO très sympas, on est tout de suite dépaysé par… Les paysages, oui, c'est cela ! Et puis l'apesanteur, ah cette apesanteur tant revendiquée par Calogero, comme je le comprends ! Alors d'autant plus quand chaque geste semble si lourd, une telle légèreté de l'être (soyons fous !) est bien appréciable ! A moi nouveaux horizons !!! A moi terres inconnues, à moi doux peuples extra-terrestres, à moi, à moiiiiii !!! (oui au bout d'un moment le manque d'oxygène peut endommager le cerveau, vous serez prévenu…)
Mais voilà se rétamer dans les cratères oubliés là par les paysagistes, ça va bien 5mn, alors hep taxi, c'est bon j'ai eu ma dose, faites moi redescendre sur terre, les hallucinations sont finies, et puis ce lapin rose il me soûlait avec ses histoires drôles pas drôles sur les moutons (c'est dingue cette intolérance, comme si par exemple, on avait quelque chose contre les blondes nous autres, terriens civilisés…!), sans compter le père Noël, il n'y connaît absolument rien en géographie, m'étonne pas qu'il se plante tjrs… Par contre j'ai bien sympathisé avec la belle au bois dormant (elle est cool elle nous écoute toujours et sans nous interrompre, c'est rare de nos jours !), je crois que son prince charmant s'est perdu, si vous l'avez vu dites-lui qu'elle s'impatiente !
Oula non mais vous voyez un peu où j'en suis arrivée avec mon cerveau asphyxié ? A croire au prince charmant ! Non mais on croit rêver, il est vraiment temps de retrouver la grisaille de novembre après cette jolie parenthèse colorée !
Terminus tout le monde descend !

(… je vais oser publier de telles bêtises moi ?…)

(Hé ouiiii ! :-D)

par Céline
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Dimanche 14 novembre 2004

Après un week-end passé chez mes parents, ce soir je suis rentrée chez moi. En passant la porte j'ai été assaillie par l'odeur.
Non non, je vous vois faire la grimace, mais je ne parle pas de puanteur, pas même de petite mauvaise odeur.
Non ça sentait bon. Ca ne sentait pas particulièrement la cuisine que j'avais fait vendredi. Pas non plus l'odeur de propre du grand nettoyage d'automne. Pas l'encens, les parfums d'ambiance et autres cache-misère artificiels…
Non ça sentait le chez-moi…
Et ça qu'est ce que ça sent bon……

par Céline
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Dimanche 14 novembre 2004

Hum ça va mieux !
(Ah bon ça allait pas ?)

Je me suis pris un pur moment de bonheur à regarder Big Fish (de Tim Burton, http://www.bigfish-lefilm.com). Je ne sais pas pourquoi ce film me fascine autant, enfin si bien sûr, parce que c'est un petit chef d'oeuvre tout simplement ! :-) Non mais moi qui ne suis pas une cinéphile acharnée, c'est la première fois que je suis allée voir un film 2 fois au ciné, et c'est le premier DVD que je viens d'acheter ! :-)
Ce film (indéfinissable, un conte à la Burton, voyez le, un point c'est tout !), je l'assimilerais un peu au livre "l'alchimiste" de Paolo Coehlo, dans le sens où on peut lire/voir ces oeuvres autant de fois qu'on veut, elles sont tellement riches que chaque lecture sera différente, on en retirera chaque fois une pensée différente, selon l'état d'esprit ou les évènements du moment... Je n'ai pas fini de le voir ce film, et pas fini d'en découvrir des facettes !
La cerise sur le gateau : dans la féérie du film, je lève le nez de mon thé (orange-canelle ! ;-)), tourne la tête vers la fenêtre, et dans les derniers rayons du soleil de la journée, tombent les premiers flocons de neige de la saison....

par Céline
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Souriez !

Au fil des jours

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