Voilà déjà quelques mois qu'on m'a ouvert les veines. Jusqu'alors, je croyais naïvement nourrir quelques litres de sang Mais voilà que je découvre qu'il n'en est rien, c'est en réalité de l'encre qui coule dans mes veines ! Une source d'encre qui maintenant ne tarit plus. Une ancre jetée qui m'évite de dériver trop loin des côtes. Et des mots jaillissent de ce fluide
C'est bien ma veine, traitement de choc, traitement de texte, me faisant ainsi passer de perdue à éperdue. Envoûtée à demi-mots, une relation textuelle, étrange échange, où les mots, mêlant délice, malice et supplice, s'entrelacent et m'enlacent Me refilant par-là même un exquis virus textuellement transmissible !
Si "jeu de mains, jeu de vilain" jeu de mots, jeu de salaud ? Mais moi je me délecte de ces cadavres exquis ! Laissez-moi jouer ! Et dire des mots plus gros les uns que les autres ! Des mots croisés, croisant délires et désirs. Oui pratiquons les mots d'esprit (avec le peu que l'on a), avant que l'esprit des mots ne vienne nous hanter ! Quoique, pour moi c'est trop tard, je suis bel et bien possédée, ensorcelée, on m'a jeté un charme.
Ocus Pocus, veux-tu bien redescendre sur terre ?
Ah ça, certainement pas ! Je me ballade, en équilibre sur le fil du rasoir Tantôt solide câble, tantôt il me semble un fil ténu, qui me lie à mon ancre Les mots me manquent alors, mais lesquels ? Un mot de passe ? Un mot clé ? Un maudit ? Qui m'ouvrira au fin mot de cette aventure textuelle Qui m'enverra jouer au-delà des mots, de l'autre côté du miroir
Je n'ai pas encore trouvé cette clé, mais Je n'ai pas dit mon dernier mot ! ;-)



%20?%3E)
Qui qu'a dit quoi