Toi qui connait les frustration que mon petit Thomas vit chaque jour tu peux sans doute m'aider. il a 6 ans et pleins de rêves quand il sera grand il sera pompier, gendarme ou arbitre de
rugby!!! La maman pleure dans son coin le soir à l'idée que les rêves de son petit garçon parraissent à ce point innaccessible, en est il conscient à ton avis? bise Marjorie déjà creuvée et les
30 heures sont pas terminées
Marjorie
Je sais pas si je peux t'aider, mais je peux t'expliquer comment je vois et vis les choses.
Thomas veut être pompier ? Ok, fais un sondage dans sa classe, combien de ses copains veulent être pompier ou gendarme ? A peu près 100% non ? ("Bonne" nouvelle, Thomas est normal ^^) (au sens
premier de "norme" hein) Est-ce que leurs parents s'inquiètent de savoir s'ils le seront réellement ? Et pourtant combien le seront ? Entre ceux qui seront trop petits, trop gros, qui auront le
vertige, et surtout, tous ceux qui auront changé d'avis... A mon avis bien peu aboutiront !
Je crois que ce genre de "rêves" à 6 ans ne sont pas fait pour être réalisés, mais servent juste à se construire. Thomas apprend qu'il est un garçon, et tout ce que la société applique à son rôle
de futur homme.
Des rêves ça se construit, et ça prend du temps. Dans 5 ans, il y a de grandes chances qu'il ait changé d'avis.Et si ce n'est pas le cas, il réalisera ses rêves. D'ici là il affinera la question.
Par exemple pourquoi il veut être gendarme? Pour arrêter les méchants ? Il sera criminologue ! Pourquoi pompier (à part l'uniforme ^^), pour sauver des vies ? Hé bien pourquoi pas chercheur ? :-)
Il suffit de ne pas s'arrêter à la première formulation du rêve, mais de voir les vraies motivations, et à ce moment là, je crois que tout est vraiment possible. Mais ça c'est pour plus tard
hein, pour le moment si il te demande s'il sera gendarme, ne lui dis pas oui ou non, dis-lui "Peut-être, on ne peut pas savoir. Tu crois que tu pourras toi ?" Et je pense que tu verras qu'il
n'est pas dupe. :-)
Après, bien sûr qu'il sera frustré de ne pas pouvoir faire certaines choses. Parce que nager ou faire du vélo, c'est pas du rêve, c'est du concret. Et il va bien voir qu'il ne peut pas,
contrairement à ses copains. Je le sais, je suis passée par là, ces choses m'ont manqué. J'ai peut-être pleuré 2 ou 3 fois (m'en souviens plus ^^), en tous cas râlé "Mais euuuuh c'est pas juste
!". Et puis je partais rejoindre mes copines, qui venaient d'avoir leur beau vélo tout neuf. Mais elles s'en foutaient, du beau vélo neuf, si elles ne pouvaient pas s'accrocher à mon fauteuil
pour se faire tirer. Idem pour les autres engins à roulettes, skateboards et patins, on a organisé des systèmes de fous pour gagner du temps dans la descente, grâce à la propulsion de mon
fauteuil ! Alors finalement, le sentiment d'exclusion, il s'est vite fait la malle !
La leçon de tout ça, c'est juste que des frustrations il en aura. Comme N'IMPORTE quel autre marmot ! :-) Parce qu'un autre n'aura pas les moyens, un autre n'aura pas les mêmes relations. Chaque
vie a ses facilités et ses difficultés, c'est plutôt sain d'apprendre le plus tôt possible à accepter l'impossible pour se tourner vers le possible.
Tu le dis, Thomas a une super force mentale, et pas mal d'humour. Ca ne fera donc aucun souci.
Quant à toi... C'est peut-être (sûrement) pour toi que ces frustrations auront plus de mal à passer. Si tu peux faire une seule chose pour ton fils, s'il te plaît Marjo, n'aie pas pitié de lui,
d'autres le feront bien assez, mais vois le à travers ses capacités, pas dans ses incapacités ! :-)
Des capacités il en a déjà plein, mais attends toi à le voir les décupler ! ;-)
Qui qu'a dit quoi