Espace blabla



(mais en vrai j'ai un peu grandi, hein...)

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Mardi 5 avril 2005

A la fac on apprend plein de choses. On apprend par exemple qu'il y a des "histoires à points de capitons", c'est à dire des histoires où l'auteur s'amuse à nous mener en bateau et nous dévoile tout à la fin LE truc qu'on avait pas vu venir, Un peu comme dans le film "6ème sens". Et là on a qu'une envie, revoir le film, cette fois en le comprenant bien différement. Et on se dit "mais oui bon sang (quand on est poli !) il y a plein d'indices, comment j'ai rien vu ?!"...

Ben dans la vie y a aussi des petits farceurs qui s'amusent à cacher des données, essentielles ou pas, mais qui font voir l'histoire d'un autre oeil... Alors on se repasse les discussions passées, les mots échangés et on y voit tous ces détails qu'on aurait pu interroger avec un peu d'attention, argh, je me suis fais eue ! :-D

Mais bon, qui dit "farceur" ne veut malheureusement pas dire "super drôle", y a aussi de ces surprises qui vous explosent à la tête.

Bise à toi canaille !

(Vous ne voyez pas du tout à quoi je fais allusion, ne vous inquiétez pas tout est normal, mais soyez positifs : maintenant au moins, vous savez ce qu'est une histoire à "point de capiton" ! ;-))

par Céline à 21h04
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Dimanche 3 avril 2005
 

Chez AlainX, y avait une note sur la routine quotidienne. Elle se finit par :

« Le risque est de demeurer en prison alors que les portes sont ouvertes »

 Oui bien sûr, c'est une phrase qu'on comprend tout de suite, presque bateau, on le sait bien. Oui mais si on se décidait vraiment à en sortir ? Ca pourrait être chouette la vie non ?

Y en a tellement de ces prisons qu'on s'invente. Tous ces « je ne peux pas » qu'on préfère à une liberté toute offerte. Certaines cages sont dorées, on s'y love, puis on s'y enferme. On sait bien que c'est « pour du beurre », qu'il suffit de pousser la porte pour être libre. Des fois on jette un coup d'oeil dehors... Mais la lumière est trop aveuglante, on prend peur et on se réfugie dans le connu... C'est tellement plus facile de se dire « je ne peux pas, on m'en empêche ». Avec un peu de chance on peut se faire plaindre. Mais même avec beaucoup de chance on atteindra jamais le bonheur comme ça...

Il y en a partout des prisons illusoires...

Dans le travail : « j'ai un boulot bien payé, c'est pas ce que je voulais faire à la base, mais je ne peux quand même pas démissioner, ça ne se fait pas »...
En couple, combien de couples ne s'aiment plus mais ne « peuvent » pas se séparer, pour une raison ou une autre. Ou encore quand l'histoire finit mal, combien s'accrochent sans « pouvoir » oublier, passer à autre chose... On se laisse charmer, envoûter, et enfermer consciemment... On ne tombe bien que dans nos propres pièges...
Mais plus encore au quotidien, dans les petites choses, on est complètement anesthesiés par ce qui se fait, ou ne se fait pas... Autant de prison idiotes et arbitraires dictées par personne, respectées par tous...
Et si on avait vraiment moyen de construire notre vie à notre idée ?...
Et si on poussait ces putain de portes ?...
Il y a suffisament de vraies prisons pour ne pas en rajouter non ?
Alors si on prenait un peu le chemin de l'école buissonière ?

Bah faites ce que vous voulez, moi je serre les poings et je décide d'aller faire un tour dehors...




(Voilà, ma note aussi elle est bateau... C'est ce qui s'appelle enfoncer une porte ouverte ! ;-) Tant pis, j'avais besoin de la défoncer celle là...)


par Céline à 19h07
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Samedi 2 avril 2005
 

A peu de chose près, le pape est mort. C'est pas que je sois bouleversée, je n'ai d'une catholique que le baptême, et un an de cathé (j'étais amoureuse d'un garçon qui allait ds le même groupe, ceci explique cela ! :-)), je ne crois en rien d'autre qu'en l'Homme (et c'est déjà beaucoup !). D'ailleurs je suis assez allergique à tout ce qui est religion. Mais pas hostile à la foi pour autant... Bref c'est un autre débat !
Mais l'agonie du pape m'évoque deux réflexions :


  • J'ai 25 ans, je n'ai donc connu que ce pape. Dans mon esprit, et plus encore dans celui des plus jeunes, l'Eglise est dirigée par le pape, c'est à dire Jean-Paul II, et les images que j'en ai, ce sont celles d'un homme vieux, usé, faible, manipulé, bavant, tremblant, assis, ou au mieux rattrapé de justesse, aux paroles incompréhensibles (Dieu que mon parrain l'imite bien !), à l'air hagard... Objectivement on pourrait appeler ça une loque. (Sans animosité aucune) Comment cette image peut-elle être crédible ? Comment peut-on croire cet homme capable de chapeauter autant de monde ? De se tenir au courant de ce qu'il se passe dans le monde ?

    C'est incroyable ces jours-ci, on voit des images du pape DEBOUT, on le voit même descendre des marches ! On a du mal à concevoir qu'il ait été valide un jour. Alors pour ceux qui l'ont connu ainsi, actif, capable, peut-être que ces images incarnent le combat de cet homme pour achever sa mission.

    Mais pour nous, c'est juste la fin d'une agonie, ridiculement prolongée. Indécence pure.

    Peut-être enfin le moment de dépoussiérer la vieille Eglise...


Ca c'est du direct, pendant que je vous écris ça, le pape est mort ! Zut j'espère que je n'y suis pour rien ! Le paragraphe précédent traitait du chef de l'Eglise. Mais en tant qu'Homme (lui, pas moi !) je ne suis pas pour autant indifférente à sa mort...
(2ème réflexion)


  • Un Homme meurt, après avoir «agonisé» pendant deux jours. Je trouve ça beau. Dans la mesure où il a du avoir tout ce qu'il faut pour éviter la douleur. Dans la mesure où il a bien l'âge de ces choses là, et où sa maladie devenait un trop lourd fardeau. Non ce que je trouve superbe c'est d'avoir le temps de mourir. Le temps de se dire que le temps est venu. Le temps de se dire qu'on a eu une belle vie finalement. Donner les dernières consignes, distribuer ses derniers messages aux gens qu'on aime. Avoir conscience du poids de ces mots, ces derniers mots. Jouer un peu avec la mort, non non non, tu ne m'auras pas comme ça, il faut encore que je vois untel. Et puis, il doit y avoir un moment où on « décide » que le jeu est fini. On jette un dernier coup d'oeil, et on ferme les paupières... Et on écoute le monde s'éloigner...

    C'est comme ça que j'aimerais mourir.

par Céline à 22h34
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