Espace blabla



(mais en vrai j'ai un peu grandi, hein...)

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Mercredi 8 juin 2005
Je viens de tomber sur ce texte que j'ai trouvé super intéressant ! Bon, sûrement que j'ai accroché parce que je connais le sujet, mais si vous avez un peu de temps et de curiosité, allez lire ça et on en causera un peu !


Sexualité et handicap : de l'angélisation à la sexualisation de la personne handicapée physique (André Dupras)

"Ce texte présente une analyse des représentations sociales de la sexualité de la personne handicapée physique. Des témoignages puisés dans des biographies ou des films permettent de constater que la société demande aux personnes handicapées de s'identifier à une image angélique et lui promet le bonheur en échange. Elle exige le sacrifice de leur sexualité pour leur faire adopter la figure d'êtres asexués qui symbolisent la pureté et la lutte contre le mal. Des personnes handicapées refusent l'état angélique qui les avilit ; elles s'opposent à un monde qui les exclut dans leur identité sexuelle ; elles revendiquent le droit à une vie sexuelle épanouissante. Ces considérations ouvrent des perspectives susceptibles de renouveler la pratique sociale auprès des personnes handicapées."


par Céline à 18h45
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Mercredi 8 juin 2005
Quand j'étais môme, y avait un chateau-fort dans ma vie. Ou plutôt dans les récits que m'en faisaient les copains, parce que bien sûr, ce genre de bâtisse est rarement accessible. Il était grandiose, énorme, effrayant, excitant... Un peu une ambiance à la "Harry Potter explore Poudlard", mais en plus palpitant, parce que bien réel.


Certains jours, ou certains soirs, ils partaient en expédition. Si je ne pouvais pas les accompagner, je faisais quand même partie du complot. Oui, pour rajouter un peu de sel à l'histoire, la virée était secrète parce que jamais les parents ne nous auraient laissés aller là-bas seuls. Le fort de Villey le sec était "visitable" en partie, avec guide et prospectus. Mais les récits que me ramenaient les copains ne concernaient pas ce fort là, mais probablement d'autres ailes, secrètes, désaffectées, en ruines, dangereuses. Ils s'équipaient de lampes de poche, de cordes... Dans mes souvenirs je les vois passer des tranchées, gravir des escaliers interminables, manquer de tomber dans des crevasses vertigineuses... Je crois même me souvenir que l'un d'eux y était tombé une fois et qu'ils l'avaient miraculeusement récupéré entier. Je les vois se perdre dans des couloirs labyrinthiques, froids, humides, peuplés de bruits effrayants...


Je me demande ce qui était réel de tout ça. Ont-ils vraiment pris autant de risques ? Brodaient-ils en me racontant ça, ou était-ce mon imagination qui s'en chargeait... En tous cas je l'ai sûrement vécu aussi intensément qu'eux, j'en garde des images inoubliables.


Je me dis que peut-être un jour j'irai visiter le fort. Et puis non, mon regard d'adulte gâcherait tout, c'est certain. Je viens de tomber sur le site du fort. C'est nul, c'est moche, tout ça n'a rien à voir avec mon fort.


par Céline à 15h58
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Mardi 7 juin 2005
"Trop poli pour être honnête". Elle existe cette expression ou je suis en train de l'inventer, j'ai un doute ?...

M'enfin, être poli, c'est bien ! Alors est-ce possible d'être TROP poli ?

La réponse est oui. Indéniablement oui.

Comment ? Facile !


Quand je me cogne dans une table, un mur, ou une de ces choses inanimées, je dis invariablement, "oh pardon" (Ponctué d'un "mais quelle conne !", audible ou non), même si je suis toute seule.


Parfois même si c'est quelqu'un d'autre qui se cogne, ça peut m'arriver de m'excuser...


Si je propose à quelqu'un de ramener un reste de gâteau, au moment où il le prend, il y a de grande chance que je dise "merci"...


C'est grave docteur ? :-/

par Céline à 18h21
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Mardi 7 juin 2005

"Tu trouveras l'homme de ta vie, tu le mérites !"

"Tu mérites bien d'être heureux !"

"Tout va s'arranger, tu le mérites tellement !"

Et merde, depuis quand le bonheur se mérite ?! Y a un barême, avec des bons et mauvais points ? On paye notre dû, on cumule, on accumule, et passé un certain seuil, on reçoit sa petite croix du mérite, passeport pour le bonheur ? On est immunisé contre toutes les galères ?

Belles conneries tout ça. Y a plein de cons qui nagent dans le bonheur, et autant de gens bien qui collectionnent les tuiles.

C'est l'injustice de la vie, alors il faut s'y faire. Et qu'on arrête d'essayer de se rassurer avec des "tu le mérites". J'espère que je ne le dirai jamais autrement qu'avec cynisme.

 

Petit coup de gueule du soir.
Grosse pensée pour Lunessence, qui ne démérite pourtant pas.
Et pour tous les autres.

par Céline à 22h34
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Jeudi 2 juin 2005
Les révisions, c'est toujours une sale période. Oui mais celles de juin, faut avouer qu'elles sont incroyablement plus savoureuses. Parce qu'il fait beau, parce que les vacances s'annoncent, oui... Mais surtout parce que "Faut que je bosse" rime avec "Roland Garros" (surtout avec un petit accent du sud !). Et ça...


L'association Révisions / Roland Garros est incontournable pour moi. Je n'ai jamais révisé autrement. J'ai mis un pied dans ce vice il y a un moment déjà. En seconde je crois (il y a donc... gloups, 9 ans ! :-)), le mois de juin était désoeuvré. Les copains regardaient le tennis, alors plutôt que de ne rien faire toute seule, je suis allée jeter un oeil. Oui comme pour la première cigarette, on commence pour faire comme les copains (sauf qu'il n'y a pas eu de 2ème cigarette, j'ai goûté, ok, maintenant je sais, ça me suffit). Et franchement ça ne m'a pas du tout emballé. Une petite balle jaune qui passe d'un côté à l'autre, aucune action, des commentaires super compliqués pour un jeu qui me paraissait simpliste, des règles absurdes, plein de noms inconnus, et un système de comptage de points franchement tordu. Mais voilà, pour savoir un peu de quoi ils parlaient, j'ai persisté, je me suis forcée à suivre... (oui toujours comme cette foutue clope !) Et j'ai appris petit à petit à apprécier, et depuis c'est ma dope.


Mais attention hein, pas "le tennis", non juste Roland Garros ! Déjà parce que c'est la tradition des révisions. Non non, ne croyez pas que ça trouble ma concentration, au contraire, ça fixe ce que j'apprends ! Vi vi, souvent devant ma copie, le jour J, je me dis "Ah mais oui, ça c'est le cours que je révisais pendant Moya/Grosjean !!!" et tout me revient ! :-)
Et puis il y a la terre battue. C'est pas rationnel, mais j'accroche pas sur d'autres sols. C'est la couleur autant que la matière. C'est chaud, c'est sensuel, c'est fort...


La petite balle jaune ne se contente pas de passer de l'un à l'autre. Non elle vole, danse, virevolte, elle s'amuse à leur jouer des tours, à nous bluffer... Elle fend l'air à une vitesse de dingue. Et d'ailleurs elle les rend dingues.
Pauvres hommes esclaves de ce petit objet !
Ca peut paraître futile ces hommes qui courent après elle comme s'ils jouaient leur vie, mais moi je les trouve juste beaux. (Oui, même les femmes parce que ça n'est pas seulement physique !)

Je ne crois pas que j'aurais pu me passionner pour un sport collectif par exemple. Ce que j'aime c'est voir le combat que chacun mène, contre son adversaire bien sûr, à l'aide de sa maîtrise physique et technique : quelle est la stratégie de l'autre, comment le coincer, quels sont mes atouts, comment alterner les coups,... Mais aussi le combat mental qui s'opère. C'est peut-être bien là que se jouent les victoires. Dans la force de dépasser ses limites. Dans la capacité de tout donner, d'oublier le score quand tout semble perdu, et de remonter point après point. Dans l'oubli de tout, et la présence absolue sur le court. N'être plus qu'une personne qui doit gagner.
Et dans ce combat sans pitié, laisser quand même transparaître sa personnalité. Mettre un brin d'humour dans son jeu. Taquiner les ramasseurs de balles. Tenter des cabrioles. Jouer avec le public, le charmer. Piquer des colères homériques. Prendre un pied fou, visiblement.


Voilà en gros, pourquoi j'aime ça !

Peut-être qu'un jour je suerai autant qu'eux, à leur côtés, mais dans les gradins ! ;-) (En tant qu'handi on doit être bien placés ! :-p) Qui m'aime me suive ? ;-)



(A l'heure qu'il est, serait-on en train de se préparer à une finale franco-belge ?! J'adorerais ! :-))

par Céline à 16h08
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Souriez !

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