Samedi 13 mai 2006
L'ambiance n'étant pas follichonne, j'étais sur le point de vous écrire un article réjouissant sur le thème « Autour de moi tout le monde va mal, je connais plus personne qui a le sourire à part Poupoule ». C'est mon leitmotiv, et ce chikungunia muté semble gagner plus de terrain chaque jour, c'est effrayant. J'avais même prévu l'illustration.Et puis en baguenaudant de blog en blog je tombe sur un article sur le slammeur « Grand corps malade ». Ah oui, j'ai déjà entendu quelques bonnes critiques de ça. Le style a l'air assez étrange, mais je suis curieuse.
Il y a un lien vers le site de ce Grand corps malade. Alors je clique, et glisse dans cet univers, effectivement étrange, mais surtout envoûtant.

Un extrait disponible sur son site. J'en veux plus, un deuxième, troisième... Et je télécharge immédiatement l'album ! (Oui je sais, c'est mal, mais j'ai un principe qui me va bien, je me pose la question « sans téléchargement, est-ce que je l'achèterais ? ». (en général non) Modulé aussi par la donnée « vieux loup de mer ou jeune artiste qui mérite d'être encouragé». J'achèterai celui ci, c'est sûr.)
Oui mais le "téléchargement immédiat", il prend quand même 3/4h aaaargh, trop dur !
Alors je prends le temps de fouiner un peu sur le site.
Je découvre le type. Avant c'était Fabien, et puis à 20 ans, accident, et son « grand corps malade » ne marchera plus. En fait si. Ses textes sont assez marqués par ce chemin de vie tortueux, qui semble lui avoir ouvert un autre horizon...
Je découvre le « slam ». C'est comme du rap mais c'en est pas. C'est plutôt de la poésie, mais façon rap. Mouais.
Le texte est déclamé, généralement a capella, dans des bars, des jardins publics, là où il peut être entendu. Ici, sacrilège, il est mis sur fond musical.
C'est pas une musique d'ambiance hein, ça s'écoute en regardant par la fenêtre.
Grand corps malade, c'est une voix d'outre tombe, étrangement apaisante. C'est tout simplement un grand poête. C'est des textes harmonieux, et rythmés. Un peu d'humour mais bon pas trop. Ce qui en ressort, c'est que finalement la vie c'est bien. C'est qu'on se fait chier à attendre que les portes s'ouvrent, alors qu'on a toutes les clés dans nos poches. C'est que le monde est loin d'être pourri.
Dans l'audioblog, faites vous du bien.
« Je dors sur mes deux oreilles » La vie c'est gratuit je vais me resservir et tu devrais faire pareil.
« Saint Denis » A l'écouter, moi quand je serai grande je veux vivre à Saint Denis...
« Midi 20 » Titre de l'album. Sa vie comme une journée. Il est déjà midi 20, il reste encore une belle après midi.










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Qui qu'a dit quoi